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DETROIT – Les Red Wings de Detroit ont tenu une réunion de leadership avant leur entraînement de lundi, ce qu’ils vont tenter de faire tous les sept à dix jours en fonction de leur horaire au cours de la saison.

Cette séance réunissait Ben Chiarot, Alex DeBrincat, Justin Faulk, Keegan Kolesar et Moritz Seider. Lucas Raymond y aurait aussi participé, mais il bénéficiait d’une journée de traitements en vue du match des Red Wings contre les Devils du New Jersey au Little Caesars Arena mardi (18 h HE; ESPN, SN+).

L’entraîneur Todd McLellan a indiqué que l’équipe allait tenter de répartir les responsabilités liées au leadership puisque Detroit ne possède pas de capitaine.

« Nous tentons de faire en sorte que tout le monde participe un peu, et je crois que le leadership se manifeste de plusieurs manières, a-t-il expliqué. Il y a d’abord la manière dont vous jouez. Il y a aussi le gars plus vocal dans le vestiaire. Il y a le bon père de famille à l’extérieur de l’aréna qui s’occupe de gérer les repas et les choses comme ça. Il y a celui qui fait le lien avec l’entraîneur pour obtenir de l’information et la relayer au groupe. Il y a donc plusieurs personnes dans différents rôles de leadership au sein de notre équipe en ce moment.

« Ça ne me dérange pas du tout. Ça ne doit pas tourner autour d’une personne en particulier. Ça peut être géré en groupe. »

Detroit a eu à composer avec son lot de drame récemment. Dylan Larkin a demandé une transaction et a perdu son titre de capitaine. Le directeur général Steve Yzerman est devenu conseiller principal de l’équipe, tandis que le DG adjoint Shawn Horcoff est devenu le DG par intérim. Le défenseur Simon Edvinsson, qui est joueur autonome avec compensation, s’est présenté au camp d’entraînement sans contrat, avant de retourner chez lui en Suède, toujours sans entente en poche.

Tout ça alors que la LNH a réduit la durée du camp d’entraînement et du calendrier préparatoire. Les Red Wings n’ont pu effectuer une retraite de quelques jours à Traverse City, au Michigan, comme ils le faisaient dans le passé. Ils ont dû trouver d’autres manières de bloquer les distractions, de créer des liens en tant que groupe, et de composer avec leurs tâches quotidiennes.

Raymond et Seider agissent à titre de capitaines adjoints, mais ils viennent respectivement de Suède et d’Allemagne. DeBrincat, qui est natif de la région de Detroit, a organisé des activités hors glace dans la région. Les joueurs sont allés jouer au golf et sont allés regarder un match des Lions de Detroit dans la NFL au Cosm Detroit, un nouvel établissement du centre-ville doté d’un écran vidéo immersif.

Les entraîneurs ont aussi organisé une sortie d’équipe au paintball en se fiant aux suggestions des joueurs. Les responsables de l’équipement ont confectionné une veste noire qui sera remise après chaque victoire au joueur du match.

Même si les Red Wings montrent une fiche de 1-3-1, les joueurs conservent somme toute un assez bon moral.

« Il y a évidemment eu beaucoup de bruit extérieur, mais dans le vestiaire, nous tentons de demeurer un groupe tissé serré qui adore se présenter à l’aréna chaque jour, a déclaré DeBrincat. Je crois que nous avons fait de l’assez bon travail de ce côté. Tout le monde est de bonne humeur, et nous avons du plaisir. »

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Les Red Wings souhaitent que ça se poursuive, et que tous sentent qu’ils ont le droit d’agir en tant que meneurs.

« Une journée, ça peut être les jeunes Suédois de l’équipe qui organisent quelque chose, a expliqué Seider. Nous voulons simplement qu’ils se chargent de quelque chose. Quelque chose qui vient d’eux. Organisez quelque chose. Faites-le pour les gars. Ça peut être aussi simple que de préparer le café pour tout le monde. »

Le groupe de leadership se rencontre pour discuter de tout, que ce soir la manière dont l’équipe joue, ou encore les détails de ses déplacements. McLellan assure que tous ont une voix au chapitre.

Lorsqu’il lui a été demandé si lui et Raymond en faisaient davantage du côté du lien entre les entraîneurs et les joueurs, Seider a répondu : « Non. Honnêtement, ce n’est pas le cas. C’est plutôt relaxe, honnêtement. Nous misons sur un super groupe de gars ici. Si des choses doivent être réglées au sein de l’équipe par rapport entraîneurs, alors oui, nous allons leur parler, mais je pense que tout le monde sait maintenant que la porte de Todd est toujours ouverte. Nous pouvons tous entrer dans son bureau, peu importe la raison.

« C’est quelque chose que nous tentons également de mettre en place dans le vestiaire. Si des gars ont un problème, ils ne doivent pas attendre. Ne gardez pas ça pour vous. Habituellement, la situation ne s’améliore pas d’elle-même. Si quelque chose doit être corrigé, alors faisons-le tout de suite. Je pense que tout le monde se sent mieux par la suite. Les choses ne seront peut-être pas entièrement réglées, mais tout le monde peut au moins aller de l’avant. »

DeBrincat a ajouté que la dynamique avait été très bonne pendant les matchs.

« Nous avons connu quelques relâchements ici et là, mais nous en avons parlé dans le vestiaire, a indiqué DeBrincat. Avant même que Todd se présente dans le vestiaire, nous savons tous ce qu’il va dire. Nous le disons nous-mêmes. J’ai le sentiment que nous accomplissons du très bon travail pour nous garder imputables cette année afin de former une équipe, où tout le monde pousse dans la même direction. Personne n'est plus important qu’un autre, et nous allons garder cette attitude et faire confiance au processus. »

Cela comprend Larkin. Il a raté le calendrier préparatoire ainsi que les deux premiers matchs de la saison régulière en raison d’une blessure au haut du corps. Il a été hué au cours de la présentation des joueurs lors du match d’ouverture le 2 octobre, et lorsqu’il est revenu au jeu le 6 octobre. Les huées se sont toutefois transformées en applaudissements lorsqu’il a amassé un but et une passe à son premier match de la saison, et elles se sont faites plus discrètes à son deuxième match vendredi.

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« Je crois que certains joueurs ont élevé leur jeu d’un cran, mais tout le monde a apporté sa contribution, et il faut continuer d’être nous-mêmes, a résumé DeBrincat. Même "Larks". Peu importe qu’il ait un "C" sur son chandail ou non. Il va continuer d’être le leader qu’il a toujours été. Ça ne change rien. Lorsque nous amorçons un match, nous formons une équipe. »