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BOSTON – Plus que trois noms se retrouvent devant David Pastrnak pour le nombre de buts inscrits dans l’uniforme des Bruins : Johnny Bucyk, Phil Esposito, Patrice Bergeron. 

Trois légendes de l’organisation. Trois membres du Temple de la renommée.

Grâce à son deuxième but du match et de la saison face au Mammoth de l'Utah, jeudi, Pastrnak a rejoint son ancien coéquipier de longue date Brad Marchand au quatrième rang sur la liste des meilleurs buteurs de tous les temps chez les Bruins, avec 422 en 838 parties.

Le prochain sur la liste : Bergeron, dont ses 427 buts risquent d'être surpassés bientôt.

« C'est agréable, a dit Pastrnak. Brad était un sacré joueur, alors c'est incroyable de l'égaler au chapitre des buts. Je suis pas mal certain que je serais encore à ses trousses s'il jouait encore ici. C’était tout un joueur des Bruins, alors je suis très heureux de l'égaler. Mais j’étais surtout très heureux de pouvoir marquer et retrouver mon jeu un peu. »

Pastrnak avait en effet hâte de trouver le fond du filet, lui qui disputait un cinquième match comme capitaine des Bruins, mais qui n’avait pas encore fait scintiller la lumière rouge. Les Bruins venaient de livrer une mauvaise performance face aux Sénateurs d'Ottawa au TD Garden, lundi, et le match contre le Mammoth représentait une belle occasion de rebondir, pour Pastrnak et pour l'équipe.

Alors cette performance, dont les deux buts et deux passes de la part de Pastrnak, mais aussi un tas de buts sur l’attaque massive et une superbe prestation de l'unité en infériorité numérique contre l'équipe comptant le meilleur jeu de puissance dans la LNH en début de saison, était nécessaire.

« C’était vraiment important », a souligné l'entraîneur Marco Sturm après la victoire de 6-1 des siens. « Je sais qu'il n'était pas satisfait, et il l'a montré aujourd'hui. À partir du moment où il a marqué, il est devenu détendu et heureux, et il a immédiatement retrouvé le rythme de son jeu.

« C'est ainsi que le cerveau fonctionne parfois, surtout dans le sport et le hockey. Tu n’as besoin que d'un seul but. Tout comme en avantage numérique, tu marques un seul but et tout d'un coup, tu débordes de confiance. C'est comme ça. Je suis heureux pour lui. Il est fébrile, il est très honoré, mais il y a toujours de la pression qui vient avec le 'C' sur ton chandail. »

UTA@BOS: Pastrnak double l'avance en A.N.

Pastrnak totalise maintenant six points (deux buts, quatre passes) en cinq parties cette saison, ce  qui lui a permis de dépasser Wayne Cashman au huitième rang de la liste des meilleurs passeurs dans l'histoire des Bruins (517).

« C'était une grosse soirée pour lui », a ajouté Sturm.

Il a inscrit son premier filet à 14:22 de la première période quand Frédéric Brunet a contrôlé le disque à la pointe avant de repérer Pastrnak au haut du cercle droit, d’où Pastrnak a fait 2-0 avec un tir des poignets. Le deuxième, qui a fait 4-0, s'est produit à 4:40 de la deuxième période sur un tir sur réception du cercle gauche à la suite d'une passe de l'attaquant Morgan Geekie.

Pastrnak a admis qu’il se sentait soulagé d’avoir trouvé le fond du filet, lui qui tente en ce moment de « trouver la combinaison parfaite entre le bon moment pour faire une passe et le bon moment pour viser le but. Ça fait du bien d’avoir marqué aujourd'hui, et j'espère pouvoir bâtir sur cela. »

Ce qui risque presque assurément de se produire pour celui qui a atteint le plateau des 100 points au cours des quatre dernières saisons.

« C'est difficile à expliquer, a dit Geekie. Je ne le connais que depuis quatre ou cinq ans, mais c'est incroyable de voir le ‘leader’ qu'il est devenu, surtout après qu'on ait échangé 'Marchy' et les autres gars à la date limite (des transactions 2025), et la manière dont il a élevé son jeu.

« De voir la manière dont il s'est épanoui comme ‘leader’, ça démontre à quel point il est un bon joueur, parce qu’il doit gérer tout cela en continuant à jouer et à apporter une telle contribution offensive. Ça ne surprend personne ici, et il va continuer à être un excellent joueur pendant longtemps. »

Il n’y a pas que pour Pastrnak que ce match était important.

À peine trois soirs plus tôt, les partisans au TD Garden, frustrés par la performance décevante de leurs favoris et par leurs difficultés en infériorité numérique, avaient hué les joueurs lors de la défaite contre les Sénateurs. Ce ne fut pas le cas, jeudi.

Les Bruins étaient encore à la recherche d'un premier but en avantage numérique avant la rencontre contre le Mammoth. Ils avaient été blanchis en 10 occasions lors de leurs quatre premières sorties, mais contre l'Utah, ils ont touché la cible trois fois en quatre occasions, tandis que le Mammoth – qui avaient amorcé le match avec un taux de réussite de 61,5 pour cent en avantage numérique, n’a rien fait en sept occasions sur l’attaque massive.

Les Bruins ont chassé le gardien partant Sebastian Cossa du match après seulement 15:51, quand ce dernier a cédé son troisième but sur huit lancers. Karel Vejmelka n'a guère fait mieux, lui qui a cédé trois fois sur 14 tirs.

Ils ont ainsi mis fin à une courte série de défaites, contrairement à la saison dernière, quand ils ont entamé la saison avec trois victoires de suite avant de perdre les six matchs suivants.

« La saison est si longue, et tu sais que tu vas connaître des hauts et les bas. C'est important de rester concentré sur le moment présent et tenter de rebondir, mais en même temps, quand les choses vont bien, tu ne dois pas avoir trop de confiance, a expliqué Pastrnak. Il faut que s’assurer tout le monde garde les pieds sur terre et que nous continuions à nous améliorer en tant qu'équipe chaque jour. »