Newhook Kreider Anderson badge Lepage

MONTRÉAL – Martin St-Louis et les Canadiens de Montréal n’ont peut-être pas obtenu le résultat escompté, jeudi, mais ils ont obtenu quelques indices qui les aideront à résoudre le casse-tête.

En procédant à des changements sur trois de ses quatre trios, il a peut-être découvert que la chimie opérait entre Alex Newhook, Josh Anderson et Chris Kreider. La nouvelle unité a démontré de belles choses dans une défaite de 5-2 contre les Predators de Nashville. 

« Quand ils étaient sur la glace, j’ai eu le sentiment que l’adversaire n’avait pas beaucoup d’espace, a souligné St-Louis. Ils ont été en mesure d’appliquer un bel échec avant et de récupérer les rondelles. »

Newhook a d’ailleurs marqué son premier but de la saison sur une aide d’Anderson, et le trio aurait pu en faire encore davantage. Ce dernier a notamment raté l’occasion de faire 3-2 lorsqu’il s’est échappé avec seulement 8:47 à écouler au match, mais il a été frustré par Juuse Saros.

Les Predators ont pris les devants tout juste cinq minutes plus tard.

« C’est frustrant, a reconnu Anderson. Chaque fois que tu as la rondelle sur ton bâton et que tu as l’occasion de faire la différence, tu veux évidemment en profiter. Je pense encore à cette échappée. »

Les trois complices croyaient aussi avoir réussi à ouvrir la marque grâce au premier but de Kreider dans l’uniforme du Tricolore en première, mais la reprise a montré que le nouveau venu était hors jeu. Selon le site NaturalStatTrick, ce trio a dominé l’adversaire 8-0 au chapitre des chances de marquer.

Il faut toutefois mettre cette domination en contexte : elle est survenue contre une équipe qui ne sera probablement pas dans le portrait des séries. Les Predators ont connu une soirée très laborieuse. Ils s’en sont sortis grâce à deux buts en avantage numérique.

Il faut donc prendre ce qu’on a pu observer avec un grain de sel. Reste que la chimie entre les trois hommes était plutôt évidente.

« Nous avons été difficiles à affronter, a fait valoir Anderson. On a généré du rythme et on a apporté de l’énergie à chacune de nos présences. On a joué de façon nord-sud. Notre jeu était simple, et c’était ce qu’on voulait accomplir. Nous avons joué de façon directe, et c’est ce qu’il faut. »

NSH@MTL: Newhook complète Anderson

« Ç’a été assez plaisant de jouer avec eux, a renchéri Newhook. J’ai trouvé qu’on se complétait bien. On jouait avec du rythme et nous avons réussi à créer plusieurs revirements. On a généré beaucoup de chances… Je crois qu’on aurait pu marquer trois ou quatre buts.

« J’espère qu’on pourra continuer d’améliorer la chimie et devenir un trio dangereux. »

Un tableau assez complet

Avec un premier trio qui a fait ses preuves – Juraj Slafkovsky a renoué avec Nick Suzuki et Cole Caufield – et un troisième qui est le meilleur depuis deux matchs – celui de Phillip Danault avec Zachary Bolduc et Alexandre Texier – St-Louis a peut-être réussi à trouver quelques réponses.

En l’absence d’Ivan Demidov et d’Oliver Kapanen, deux membres réguliers de l’habituel deuxième trio, il s’agit probablement des meilleures combinaisons que le pilote a réussi à assembler.  

« Les deuxième et troisième trios ont des identités différentes, mais ils sont tous les deux efficaces, a reconnu St-Louis. L’échantillon est petit. Mais je vois que le trio de Danault est très bon en possession et permet de prolonger le temps de jeu en zone offensive.

« Celui de Newhook est plus axé sur l’échec avant et sur la perturbation. Ils bourdonnent autour du filet et ils fonctionnent plus au volume. Je pense que nous n’avions pas de passagers, ce soir. »

L’effort et la cohésion étaient au rendez-vous. Ne manquait que le résultat.