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La conquête des Penguins inspirera plusieurs équipes

La rapidité était déjà un mot en vogue, il le sera davantage maintenant

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

SAN JOSE - Le mot vitesse était déjà en vogue dans la LNH. Il le sera davantage à la suite de la conquête de la Coupe Stanley des Penguins de Pittsburgh, dimanche.

Le modèle est appelé à être la norme. Toutes les équipes voudront être vite comme les Penguins, plus vite même.

Le directeur général Jim Rutherford des Penguins a fait de bons coups en acquérant les services de Phil Kessel et de Carl Hagelin. Il a aussi joué de chance en voyant des jeunes de la trempe des Conor Sheary et Bryan Rust arriver de l'équipe-école de Wilkes-Barre.

Kessel, Hagelin, Sheary et Rust ont ajouté l'élément de vitesse à l'attaque qui a permis à l'entraîneur Mike Sullivan de jouer ses cartes à merveille en saupoudrant au moins un attaquant très rapide au sein des trois principaux trios.

Sheary a été jumelé à Sidney Crosby dans le premier trio, Rust a été greffé aux vétérans Evegni Malkin et Chris Kunitz tandis que Kessel et Hagelin ont complété un redoutable troisième trio en compagnie du joueur de centre Nick Bonino. C'est sans parler du quatrième trio qui n'était pas piqué des vers avec les vétérans Matt Cullen, Eric Fehr et la recrue Tom Kuhnhackl.

La profondeur et la vitesse à l'attaque ont constitué les principaux ingrédients de la recette des Penguins en séries éliminatoires de la Coupe Stanley, en plus d'être la base d'une défense efficace.

« Notre rapidité et notre capacité à faire les ajustements rapidement ont été de gros facteurs », a commenté l'attaquant-retraité Pascal Dupuis, dimanche. « Contre les Rangers de New York au premier tour, nous avons vaincu une solide défense et un excellent gardien (Henrik Lundqvist). Face aux Capitals de Washington, on disait que c'était une équipe imposante qui nous empêcherait de déployer notre vitesse. Mais on a pu le faire. En Finale de l'Est, le Lightning était rapide comme nous, mais nous avons été plus habiles à saisir les occasions, principalement dans le match no 7. En Finale, les Sharks de San Jose étaient une autre équipe imposante qui devait nous battre en préconisant un style physique. Nous avons prouvé qu'en ce moment c'est la vitesse qui l'emporte. »   

On doit s'attendre à ce que la mode qui consiste à répartir les principaux rouages au sein de trois trios gagne en popularité.

Évidemment, ce ne sont pas toutes les équipes qui ont des super-vedettes dans leurs rangs comme les attaquants Crosby et Malkin, le défenseur Kristopher Letang ainsi qu'un gardien de premier plan comme Marc-André Fleury, ou un jeune Matt Murray.

Les Sharks l'ont appris à leurs dépens, même s'ils ont vécu dans le déni en Finale. Les joueurs n'ont pas cessé de dire que la vitesse des Penguins ne les embêtait pas, même s'ils ont passé la série à être à leurs trousses. Le chat est sorti du sac à la suite de leur élimination.

« Les Penguins nous ont battus de vitesse », a admis le joueur de centre Logan Couture, qui a été le meilleur attaquant des siens.

Les vétérans attaquants Joe Pavelski, Joe Thornton et Patrick Marleau devront composer avec un autre échec. Celui-là sera plus dur à avaler, si près de l'objectif. La réputation peu envieuse de joueurs qui n'ont pas gagné le gros trophée est totalement injustifié, selon leur coéquipier Marc-Édouard Vlasic.

« Quand on regarde ça, il y a 15 équipes qui ne répondent pas aux attentes à l'issue des séries à chacune des années, a-t-il fait remarquer. Il n'y a qu'une seule équipe championne, on peut dire que les 15 autres ont 'choké'. Les Blues de St.Louis n'ont jamais gagné la Coupe. Le Lightning de Tampa Bay s'est rendu en Finale l'an dernier, mais n'a pas atteint la Finale cette année. Est-ce qu'on parle tant que ça que ces équipes ne répondent pas aux attentes? »

S'il y a un athlète qui comprend parfaitement ce que peuvent ressentir Thornton et Marleau, c'est l'ancien des Bruins de Boston, Raymond Bourque.

« Ça me brûlait par en-dedans quand on disait que Raymond Bourque connait une belle carrière, mais il n'a jamais rien gagné », a-t-il confié la semaine dernière à LNH.com dans le cadre d'un reportage portant sur le 15e anniversaire de la conquête de l'Avalanche du Colorado en 2001 à laquelle il a contribué. « Comme ça me brûle quand j'entends la même chose au sujet des Brad Park, Marcel Dionne, Jean Ratelle et Thornton. C'est tellement difficile à gagner la Coupe Stanley. Le hockey est un sport d'équipe, pas individuel. »

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