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Jean-Gabriel Pageau en veut encore plus

L'attaquant des Sénateurs a paraphé une entente de trois ans et 9,3 millions $ avec l'organisation, lundi

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

Jean-Gabriel Pageau a encore soif de victoires et il est persuadé que c'est avec les Sénateurs d'Ottawa, l'équipe de son enfance, qu'il pourra en savourer davantage.

C'est pourquoi l'attaquant de 24 ans a signé, lundi, une entente de trois ans évaluée à 9,3 millions $ avec les Sénateurs. Celui qui a mené la formation au chapitre des buts marqués (8) lors des dernières séries éliminatoires était jusque-là joueur autonome avec compensation et se dirigeait vers l'arbitrage salarial.

Il avait cependant bien informé son agent qu'il désirait en venir rapidement à une entente avec Ottawa. De l'autre côté, les Sénateurs ne voulaient pas en arriver à l'arbitrage avec leur jeune joueur de centre.

« En tant qu'organisation, nous sommes excités d'avoir conclu une entente, a dit le directeur général de l'équipe, Pierre Dorion. Nous ne voulions pas aller en arbitrage, surtout de la manière dont il a joué au cours des deux dernières saisons.

« Il a toujours élevé son jeu d'un cran en séries que ce soit dans la LHJMQ, la Ligue américaine ou la LNH. Personne ne va mettre en doute son éthique de travail ni sa ténacité. »

L'Ottavien qui a récolté 33 points, dont 12 buts, en 82 rencontres la saison dernière venait d'écouler la dernière année de son contrat de deux ans et 1,8 million $ paraphé en juin 2015.

Il s'est surtout montré indispensable en séries éliminatoires en contribuant autant offensivement que défensivement alors que les Sénateurs ont été éliminés en deuxième prolongation du septième match de la Finale de l'Est contre les Penguins de Pittsburgh.

« Tu en veux toujours plus, a dit Pageau à propos du parcours des siens au printemps dernier. Je suis quelqu'un de super compétitif et je ne veux pas m'arrêter là. Tout le monde a la même mentalité dans le vestiaire. C'est de revenir et de prouver que nous sommes une bonne équipe, que nous méritions d'être là et que ce n'était pas qu'un coup de chance. »

Pageau a dit vouloir jouer avec davantage de constance dans les années à venir, lui qui a connu une légère baisse de régime par rapport à la saison 2015-16 au cours de laquelle il avait amassé 43 points (19 buts, 24 aides) en 82 matchs.

Ce manque de constance, Dorion l'a lui aussi évoqué, mais il a été bien clair sur les attentes qu'il avait envers celui qui s'est mérité le surnom de « blaireau de miel » (Honey Badger) au terme du match no 2 de la série de deuxième ronde face aux Rangers de New York où il a marqué quatre buts, dont celui de la victoire en prolongation.

« Défensivement, il n'y a pas beaucoup de lacunes dans son jeu, a dit Dorion à propos de celui qui a conclu les séries avec une récolte de huit buts et deux aides en 19 matchs. 

« S'il peut lever son jeu offensif d'une petite coche, c'est quelque chose que nous aimerions voir, mais pas au détriment du jeu défensif. Il nous a démontré qu'il était capable pendant les séries. S'il peut faire ça pendant 82 matchs, ce serait bénéfique pour tout le monde. »

Un autre dossier

Avec la mise sous contrat de Pageau, il ne reste qu'un dossier sur le bureau de Dorion en vue de la prochaine saison et c'est celui de l'attaquant Ryan Dzingel, toujours joueur autonome avec compensation.

Le patineur de 25 ans a enregistré 32 points, dont 14 buts, en 81 rencontres à sa première saison complète avec Ottawa en commandant un salaire de 750 000 $. Même si Dorion a dit qu'il était toujours en négociation avec Dzingel, il a évoqué la possibilité d'aller en arbitrage.

Cela signifierait que les Sénateurs pourraient compter, à quelques éléments près, sur la même formation qui a atteint la Finale de l'Est, il y a quelques mois. Le directeur général a tout de même laissé la porte ouverte à d'autres changements d'ici le début de la campagne en octobre.

« Nous sentons que nous avons la profondeur nécessaire et de bons jeunes espoirs, a dit Dorion en évoquant le nom du défenseur de 20 ans, Thomas Chabot. Nous sentons que nous allons dans la bonne direction avec le groupe que nous avons, mais le travail n'est jamais terminé. »

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