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« Il nous laisse aller » - Samuel Girard

Le défenseur québécois et son complice Cale Makar jouissent de toute la liberté dont ils ont besoin pour générer de l'attaque

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

MONTRÉAL - Samuel Girard et Cale Makar ne pourraient tout simplement pas espérer jouer plus librement.

Les deux défenseurs de l'Avalanche du Colorado n'ont peut-être que 21 ans, on a l'impression en les regardant jouer qu'ils ont le droit de faire ce qu'ils veulent quand ils le veulent. Ce n'est pas tout à fait ça en réalité, mais il est assez évident que la laisse de l'entraîneur Jared Bednar reste bien rangée au fond d'un tiroir.

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Les jeunes complices ont été utilisés pendant un peu plus de 21 minutes chacun dans une victoire de 3-2 face aux Canadiens de Montréal, jeudi, et ils ont brillé tout au long de la soirée.

« L'organisation nous fait beaucoup confiance malgré notre bas âge, a expliqué Girard après la rencontre. On joue tous les deux plus de 20 minutes quasiment tous les matchs. Nous arrivons prêts à chaque match et nous savons que nous allons affronter les gros trios de l'autre côté.

« Nous savons que nous devons faire le travail défensivement, mais aussi offensivement. »

C'est exactement la nouvelle réalité de la Ligue nationale et l'Avalanche a les éléments nécessaires pour mettre le tout en application. C'est pour cette raison qu'il ne faut pas se surprendre de voir les numéros 49 et 8 tenter des percées au filet, et même passer du temps derrière le filet adverse.

Une des tentatives de Makar a d'ailleurs mené au premier but des siens face au Tricolore, quand il s'est moqué de Shea Weber grâce à son coup de patin époustouflant pour transporter la rondelle au filet. Son compagnon de duo Ryan Graves, positionné à quelques pieds du demi-cercle, a facilement enfilé le retour au fond de la cage de Cayden Primeau.

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Avec cette mention d'aide, le quatrième choix du Repêchage 2017 de la LNH a récolté son 28e point (huit buts, 20 aides) au 28e match de saison régulière de sa très jeune carrière.

« Cale a beaucoup, beaucoup d'outils, a vanté Bednar. Il étudie beaucoup le jeu et il a un instinct très compétitif. Son coup de patin est ce qui le rend si dynamique et si dangereux. Il a de très bonnes mains, il a un bon sens du jeu et il est très mature pour son âge. »

À l'instar de Girard, il est aussi capable de faire le travail dans son propre territoire. Les deux ont passé la soirée pratiquement collés au derrière des attaquants du CH auxquels il faisait face, sans presque jamais se faire prendre à contrepied. Leur coup de patin est tout simplement trop gracieux pour se faire battre de vitesse.

C'est en grande partie ce qui permet à Bednar de les laisser aller à leur guise. C'est aussi ce qui nous fait réaliser que le hockey a largement évolué au cours des dernières années.

« Je me rappelle avoir appelé mes défenseurs en 1986 pour leur dire que le prochain qui traversait la ligne bleue de l'adversaire allait passer le match suivant sur la passerelle », a raconté Serge Savard, l'ancien défenseur et directeur général des Canadiens, plus tôt cette semaine.

Si cette règle s'appliquait encore aujourd'hui, il y a fort à parier que Makar et Girard passeraient la majeure partie de la saison à déguster du maïs soufflé. Ils sont au contraire des éléments indispensables aux succès de l'Avalanche (18-8-2), qui vient tout juste de signer une cinquième victoire consécutive.

« Il nous laisse aller, a dit Girard à propos de Bednar. Il nous le dit avant chaque match. Si nous avons la chance d'aller en zone offensive, nous y allons. On est aussi capables de lire ce que va faire notre partenaire. Il est ouvert à ça et il nous fait confiance. »

Que le début

Avec la saison qu'il connaît, Makar a déjà une main sur le trophée Calder, remis à la recrue de l'année, et son nom est souvent cité dans les discussions entourant le trophée Norris, remis au meilleur défenseur de la LNH.

Sa récolte de 28 points le place à égalité avec Dougie Hamilton au deuxième rang des pointeurs chez les arrières de la Ligue et derrière John Carlson, qui connaît une campagne extraordinaire avec une récolte de 42 points en 30 matchs.

« Il joue avec énormément de confiance, a fait valoir Girard. On l'a vu dès qu'il a amorcé sa carrière en séries l'an dernier. On savait qu'il allait être un joueur dominant dans la Ligue et il est en train de le prouver. »

Le pire - ou le meilleur, c'est selon - c'est que l'Avalanche obtiendra éventuellement encore davantage de renforts à la ligne bleue quand le quatrième choix du dernier repêchage, Bowen Byram, fera le saut chez les professionnels. À titre informatif, ce dernier est coulé dans le même moule que Girard et Makar.

Difficile pour Bednar de ne pas afficher un large sourire quand on lui demande de se projeter quelques années en avant.

« L'avenir est reluisant, a-t-il lancé. Nous avons déjà Cale et Samuel, et Byram se joindra à nous après avoir suivi un parcours similaire. Ça augure très bien pour nous parce que les deux gars que nous avons ici en ce moment sont des joueurs spéciaux. »

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