PERREAULT BADGE LEPAGE

NEW YORK – Mike Sullivan n’a pas hésité trop longtemps quand il est arrivé devant son tableau blanc au début de la nouvelle saison.

Parmi toutes les décisions que l’entraîneur des Rangers de New York avait à prendre après une campagne très décevante – une deuxième sans participation aux séries – celle de réunir les attaquants québécois Alexis Lafrenière et Gabriel Perreault avec Mika Zibanejad sur le premier trio a probablement été l’une des plus faciles.

Cette combinaison avait été l’un des rares rayons de soleil dans le ciel new-yorkais, l’an dernier.

« La chimie entre eux a été plutôt évidente dès qu’on les a réunis l’an dernier, a souligné le pilote d’expérience. C’est la raison pour laquelle on a repris la formule. Ça ne veut pas dire que ça va durer toute la saison. On va voir comment ça va évoluer, mais ils sont constamment solides pour nous. »

Leur rendement est l’une des raisons qui permettent aux Rangers d’aborder ce début de saison avec optimisme, surtout après avoir signé trois victoires en quatre matchs.

Et il n’est pas illusoire de penser que cette combinaison puisse atteindre un tout autre niveau dans les prochains mois. La principale raison? L’émergence de Perreault, qui n’en est qu’à sa deuxième saison. Il a déjà deux buts et une aide à sa fiche, et joue avec une impressionnante maturité.

« C’est un gars qui sait faire des jeux, il est super offensif et intelligent sur la glace, a souligné Lafrenière. Il te rend la tâche plus facile quand il a la rondelle. Tu sais que si tu te libères, il va te trouver. Il est déjà un de nos meilleurs joueurs et il joue avec beaucoup de confiance. Il est le fun à voir aller. »

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Cette confiance, il l’a notamment bâtie dans les dernières semaines de sa première saison avec les Rangers.

À partir du mois de mars – quand il a été réuni avec Zibanejad et Lafrenière – il a inscrit neuf de ses 12 buts et enregistré 19 de ses 27 points en seulement 23 matchs. Cette séquence lui a surtout permis de conclure sur une note encourageante et d’aborder l’été avec beaucoup plus de confiance.

« C’est sûr que je suis plus confiant en entrant dans ma deuxième année, a confirmé le principal intéressé. Je connais plus l’environnement et les attentes des entraîneurs. Je suis aussi assez chanceux de pouvoir revenir avec le même trio. Ça m’aide beaucoup.

« J’ai l’impression qu’on apporte tous des choses différentes à notre trio, mais on se rejoint sur nos instincts offensifs en même temps. Ça fonctionne vraiment bien ensemble. »

Sullivan voit évidemment la même chose. Il préfère ne pas tirer de conclusions trop hâtives, mais il lui est difficile de cacher son enthousiasme lorsqu’il parle de son jeune attaquant.

« Gabe a un grand rôle à jouer dans les succès de ce trio, a-t-il vanté. Il est évident qu’il joue avec beaucoup plus de confiance après avoir traversé sa première saison. Je l’ai vu dès le camp d’entraînement. Il sait à quoi s’attendre, il connaît mieux son environnement et c’est clair que ça aide un jeune comme lui. »

Pour une équipe qui se cherche depuis quelques années, le fait de voir Perreault passer à une autre étape de son développement pourrait représenter beaucoup plus qu’une bonne nouvelle au chapitre individuel.

« On croit qu’on est une meilleure équipe que ce qu’on a montré au cours des deux dernières saisons, a conclu Lafrenière. On a ajouté de bons joueurs, on a une bonne défensive et on a le meilleur gardien de la ligue en Igor Shesterkin. Si on réussit à mettre tout ça ensemble, on va être solides. »