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NEWARK, New Jersey – Anthony Mantha aimerait bien faire sa marque rapidement chez les Devils du New Jersey. Mais l’attaquant québécois le reconnaît d’emblée : il devra s’armer de patience.

Le vétéran de 32 ans est habitué au changement; là n’est pas le problème. Il en est après tout à sa cinquième équipe en quatre saisons. Le défi d’adaptation auquel il fait face chez les Devils est toutefois bien différent de ceux qu’il a relevés au cours des dernières années.

Jouer en compagnie de Jack Hughes et de Jesper Bratt n’est pas une mince tâche.

« Je n’ai jamais eu l’opportunité de jouer avec des joueurs comme eux, a expliqué Mantha en entrevue avec LNH.com. Pour moi, ça va être impossible d’égaler leur vitesse. Ce sont deux des joueurs les plus rapides de la Ligue. Il faudra que je sois intelligent et bien positionné.

« Il y a beaucoup de gars qui ont essayé de jouer avec eux dans les dernières années, et ça n’a pas nécessairement fonctionné. On travaille fort ensemble pour apprendre nos tendances. »

Ils ont effectivement été plusieurs à tenter de trouver leur place aux côtés de ce duo au fil des dernières années. Connor Brown, Timo Meier, Arseny Gritsyuk, Ondrej Palat et Tyler Toffoli en sont de bons exemples.

C’est justement le casse-tête que le nouveau directeur général Sunny Mehta a tenté de résoudre au cours de la saison morte. Mantha s’est avéré son choix pour le premier trio, tandis que Luke Evangelista a été acquis avant le début de la saison pour compléter une autre combinaison autour de Nico Hischier et Meier.

L’échantillon est mince – les Devils n’ont joué que deux matchs – mais les résultats se font attendre sur la feuille de match, à tout le moins. Mantha est toujours à la recherche de son premier point.

« Il est difficile d’évaluer la situation après un aussi court camp d’entraînement et quelques matchs, a observé l’entraîneur Sheldon Keefe. Quand Jack prend les choses en main, je trouve que ce trio crée de belles choses et que Mantha effectue la mission qu’on lui confie.

« Je veux le voir exploiter son lancer et ses habiletés de marqueur. Je veux qu’il trouve les espaces libres et qu’il génère des chances. Mais j’aime les petits jeux subtils qu’il réussit pour garder le jeu en vie. »

Si Mantha réussit à trouver la bonne façon de compléter ses deux très dynamiques compagnons de trio, les résultats pourraient être fort intéressants.

Le Québécois vient de connaître la meilleure saison offensive de sa carrière, établissant des sommets personnels avec 33 buts et 64 points en 81 matchs avec les Penguins de Pittsburgh. On comprend donc l’attrait qu’il représentait, et la raison pour laquelle Mehta lui a consenti un contrat de deux ans.

« La confiance est toujours au rendez-vous, a assuré Mantha. L’entraînement me donne l’opportunité de jouer avec ces deux joueurs-là en raison de ce que j’ai fait l’an dernier. C’est quand même un boost de confiance. Il m’a dit qu’il serait patient avec moi et qu’il a confiance que je trouve la chimie avec eux. »

Pour y arriver, Mantha compte sur un bagage assez unique. Il a croisé le chemin de plusieurs grands joueurs en dix saisons dans la LNH et il a appris, au fil des ans, à s’adapter à des réalités différentes. 

« Ça fait partie du bagage que j’ai avec l’expérience que j’ai acquise et des supervedettes que j’ai côtoyées au fil des années, a-t-il conclu en citant Dylan Larkin et Evgeni Malkin. Il y a des tendances qui reviennent chez ces joueurs-là. J’ai confiance d’être capable de m’ajuster et de continuer à pousser vers l’avant. »