CarrierLepageLNH

MONTRÉAL – Alexandre Carrier souriait encore autant dans le vestiaire des Canadiens de Montréal qu’après avoir bloqué un tir frappé de 150 km/h de Tage Thompson avec trois secondes à écouler à la prolongation, mardi.

« Ce n’était pas si pire, a rigolé le défenseur après la victoire de 4-3 des siens en tirs de barrage face aux Sabres de Buffalo. L’occasion était là, et je me suis mis devant. »

Carrier a repoussé le tir qui semblait se diriger tout droit dans le filet, et il a tout de suite été remercié par son compagnon Kaiden Guhle ainsi que le gardien Jacob Fowler.

« J’ai eu l’impression que le match était déjà fini quand ils sont venus me voir, a-t-il poursuivi. Il restait encore quelques secondes, mais Jake (Evans) a fait le dégagement. J’ai fait de mon mieux et la rondelle m’a touché. C’est le fun de voir que les gars sont venus me voir. Je sais qu’ils ont aimé ça. »

Ils ont aimé ça en grande partie parce que ça leur a éventuellement permis de faire oublier l’avance de deux buts qu’ils ont échappée en troisième période. Et surtout parce qu’ils sont parvenus à obtenir le petit point supplémentaire contre un rival de la section Atlantique.

« Les gars se sont levés au banc, a souligné l’entraîneur Martin St-Louis. Ils savent que ça fait mal, ils l’ont tous déjà fait. Ce jeu nous a donné l’occasion d’aller chercher un deuxième point. Je trouve qu’on méritait cette chance-là, et ç’a pris un gros tir bloqué pour y arriver.

« C’est exactement ce que Carrier est en mesure de faire. Il exécute beaucoup de choses sur la glace qui bénéficient à l’équipe, mais qui ne font pas nécessairement jaser. On sait ce qu’il représente pour nous. »

Le vétéran de 30 ans a assurément déjà fait des jeux plus subtils que celui-là. Mis à part les trois buts en autant de tentatives en tirs de barrage, le sacrifice du Québécois était l’autre sujet abordé aux quatre coins du vestiaire.

« C’en dit beaucoup sur notre groupe, a souligné Fowler, auteur de 14 arrêts. C’est seulement le sixième match de la saison, et il n’a pas hésité une seconde à se placer devant le lancer d’un joueur comme Thompson. Des jeux comme celui-là, ça amène tout le monde dans la bataille. On aime ça. »

« C’était énorme, a renchéri Guhle. On avait besoin de ça. Tu ne veux pas voir le no 72 prendre un tir sur réception de l’autre côté. Alex souriait après, donc j’imagine que ça ne lui a pas fait si mal! »

Ça n’a pas été le seul jeu fort efficace de Carrier au cours de cette soirée. Le duo qu’il a complété avec Guhle a été utilisé à profusion, et il a assuré une belle stabilité à la ligne bleue. Avec l’absence de Mike Matheson, ces deux-là pourraient devenir fort importants pour la suite des choses.

« Alex joue en ligne droite, a résumé Guhle. Il est tellement intelligent. Il réussit des jeux difficiles dans toutes les zones. Je trouve qu’on voit le jeu d’une façon similaire et c’est la raison pour laquelle nous avons beaucoup de succès quand nous jouons ensemble. C’est un excellent partenaire. »