MONTRÉAL – Il y avait un discours unanime, tant dans le vestiaire des joueurs qu’en conférence de presse avec Martin St-Louis. Les Canadiens méritaient un meilleur sort qu’un revers de 5-2 contre les Predators de Nashville.
Mais dans la LNH, il n’y a aucun point pour l’effort ou la combativité. Les bonnes équipes – et le CH aspire à ce titre – trouvent des façons de gagner. Après quatre matchs, le Tricolore (1-2-1) n’a toujours pas déniché la bonne formule.
Les Predators, qui ont jonglé avec les pertes de deux joueurs en cours de match (Mavrik Bourque et William Trudeau), restaient une proie plus qu’accessible.
« Je sens que nous méritions un meilleur résultat, a murmuré le défenseur Lane Hutson, l’un des joueurs les plus dynamiques sur la glace du Centre Bell jeudi. Mais il faut présenter une attitude gagnante. Nous n’avons pas assommé nos rivaux, nous n’avons jamais gonflé notre avance. Ils ont poussé et ils ont trouvé une façon de revenir à 2-2 en fin de deuxième période. »
« Nous avons contrôlé la majorité du match, mais nous avons donné deux buts en fin de deuxième période, a renchéri le centre Alex Newhook. Le résultat final est frustrant, mais nous avons fait des pas dans la bonne direction. »
Dans l’une de ses phrases fétiches, St-Louis répète souvent qu’un bon match ne garantit pas une victoire, mais qu’il faut bâtir sur les bonnes habitudes. Cette philosophie orientée sur le processus plutôt que sur le seul résultat final s’inscrivait bien au cœur d’une reconstruction. Elle cadre un peu moins avec une équipe qui entretient maintenant de grandes aspirations.
Sur le plan des statistiques, c’est vrai que le résultat de 5-2 pour les visiteurs reste trompeur. Adam Edstrom a marqué deux buts dans un filet désert en fin de rencontre. Le CH a dominé 34-20 dans la colonne des tirs et 66-45 dans celle des tirs tentés.
« À cinq contre cinq, c’était un des meilleurs matchs que nous pouvions jouer, a noté St-Louis. Il y a beaucoup de positifs ce soir, à part le résultat.
« Il faut améliorer nos unités spéciales, c’est pas mal là (que ça se joue). »
Matthew Wood, en fin de deuxième période, et Ryan O’Reilly, avec un peu moins de quatre minutes à jouer en troisième période, ont chacun déjoué Jacob Fowler en supériorité numérique.


















