Un excellent entraînement estival dans la région de Québec et de belles performances en début de saison autant de Danault que de son équipe lui ont permis de retrouver le sourire.
«Quand ça va bien sur la glace, tout va bien en dehors aussi pour moi. Je me sens mieux», ajoute-t-il.
Et il a de quoi se sentir mieux. Après seulement 25 matchs, il a déjà plus de buts (cinq) qu'a sa saison complète l'an dernier (quatre). Il a également été nommé deux fois la première étoile d'un match et deux fois la deuxième. Tout ça, en un quart de saison.
Maturité acquise à la vitesse grand V
Lorsque Danault parle de sa dernière saison, on dirait qu'il fait référence à des moments très lointains. L'an passé, il s'était fait plutôt discret dans son nouveau vestiaire. Cette saison, c'est différent.
«J'étais jeune l'an passé - et je le suis toujours -, mais j'essaie maintenant d'agir en leader et d'aider l'équipe à performer et à gagner. Je sais que j'ai encore plein de choses à apprendre», souligne-t-il.
S'il était «jeune l'an passé», est-ce que c'est parce qu'il a rapidement pris de la maturité au cours des derniers mois, notamment avec les responsabilités en défense que lui donne son entraîneur-chef Michel Therrien?
«Oui. Quand tu fais ta place dans la LNH, c'est différent. C'est certain que j'ai appris des gars à Chicago et ceux d'ici. Ça me donne un peu de bagages pour commencer à devenir moi-même un leader, embarquer dans la gang avec les grands leaders qu'on a déjà», explique celui qui avait été un choix de premier tour des Blackhawks en 2011.
D'ailleurs, Danault estime qu'avec l'addition de Shea Weber, le vestiaire des Canadiens commence à ressemble à ce qu'il a vécu à Chicago avec les leaders comme Jonathan Toews, Duncan Keith et Patrick Kane.
Avec le recul, le Québécois attribue ses succès à son parcours, qui comprend un séjour dans la Ligue américaine.
«À 18 ans, je rêvais de jouer tout de suite dans la LNH. C'était naïf et impatient de ma part. Il fallait que je fasse mes classes dans la LAH pour arriver ici et être prêt. Ne serait-ce que pour apprendre à cuisiner tout seul! Si j'avais commencé tout de suite dans la LNH, ça n'aurait pas marché. Et ça m'aurait joué dans la tête si je m'étais fait rétrograder par la suite, c'est certain», souligne-t-il.
Il se considère «choyé» de ne pas avoir brûlé d'étapes en jouant pendant deux saisons avec les IceHogs de Rockford.
«J'ai réussi. Maintenant, j'ai un poste dans la Ligue nationale. C'est toujours ça que j'ai voulu, c'est sûr. Mais je ne pensais pas que ça arriverait aussi vite que ça. J'ai prouvé à tout le monde que je suis capable de jouer et je veux continuer comme ça. Mais mon parcours dans la Ligue américaine a été vraiment important», dit-il, ajoutant que la confiance que les entraîneurs ont en lui joue aussi pour beaucoup sur ses performances.
Malgré tout, Danault n'est toujours pas satisfait. En fait, il a toujours été un éternel insatisfait. Il a l'esprit de compétition très aiguisé.
«Je suis compétitif partout, ça ne fait aucun doute. Même ma blonde, je ne la laisse pas gagner souvent!» lance-t-il à la blague.
Mais sa copine, Marie-Pierre, ne doit pas trop lui en tenir rigueur, puisqu'elle a accepté sa demande en mariage. Le grand jour aura lieu quelque part en 2018.