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Nouvelles des Sénateurs

Pageau rêve grand pour réaliser ses rêves de hockey

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Sa petite taille n’empêchera jamais l’espoir des Sénateurs Jean-Gabriel Pageau de faire une différence dans un match. Ses 29 points en séries éliminatoires ont joué un rôle énorme pour conduire les Olympiques de Gatineau à une surprenante place dans la finale de la LHJMQ (Photo par Andre Ringuette/NHLI via Getty Images).
Jean-Gabriel Pageau admet que l’argument contre lui semble ne jamais avoir de fin.


Mais le petit dynamo de Gatineau a toujours une bonne réponse.

«C’est toujours quelque chose que les gens disent, raconte l’espoir des Sénateurs d’Ottawa au sujet de ses 5 pieds, 9 pouces et ses 164 livres, qui font qu’il est petit selon les normes de la Ligue nationale de hockey. Mais je ne pense pas que cela m’affecte. Je sais ce que je peux faire et je peux jouer contre les gros gars. Depuis que je suis jeune, cela a toujours été la même chose. Je contrôle ce que je peux contrôler et ce que je ne peux pas contrôler, je ne m’en inquiète pas.»

Mais quand les dépisteurs des Sénateurs traversaient la rivière pour aller voir les Olympiques de Gatineau, ils ne pouvaient pas détacher leurs yeux du petit grand homme. Donc, quand est arrivé leur choix de quatrième ronde au repêchage de la LNH 2011, les Sénateurs ont joyeusement fait de Pageau le 96e choix en tout. Par la suite, le directeur du personnel des joueurs d’Ottawa, Pierre Dorion, a dit de lui qu’il était «probablement mon choix favori» dans le repêchage.

«Quand nous allions à Gatineau et que nous le voyions jouer, il était le meilleur joueur sur la glace presque tous les soirs, a dit Dorion. Nous savons qu’il n’est pas grand, mais ... il est suffisamment compétitif pour un petit corps pour avoir un impact un jour dans la LNH.»

Pageau n’a pas à chercher bien loin pour trouver de l’inspiration dans sa tentative de faire mentir ceux qui ont des doutes. Parmi ses idoles il y a l’attaquant des Flyers de Philadephie Daniel Brière, un concitoyen de Gatineau, et Martin St-Louis, du Lightning de Tampa Bay. Ils mesurent respectivement 5-10 et 5-8, mais les deux ont prouvé qu’ils sont de grands marqueurs dans la NH depuis des années.

«Ils sont de bons exemples pour les jeunes qui sont petits, a dit Pageau, âgé de 18 ans. Les gars comme Martin St-Louis et Daniel Brière m’ont aidé à croire dans mon rêve. Ce sont comme des héros pour moi et des exemples. J’essaie d’être comme eux.»

Dans le cas de Brière, il est aussi devenu un ami proche et un mentor pour Pageau.

«Je suis proche de Daniel Brière, a dit Pageau. Il vit à Gatineau pendant l’été, donc nous nous parlons de temps à autres. Il me donne de petits conseils. Il me dit de simplement me concentrer sur mon rêve et de travailler fort parce que, quand vous êtes petit, vous devez travailler fort. Vous devez travailler, travailler et travailler.»

Les adversaires ont eu plusieurs preuves de cela pendant les séries éliminatoires de la Ligue de hockey junior majeure du Québec, quand les increvables Olympiques ont effectué une poussée surprise jusqu’en finale avant de s’incliner contre les puissants Sea Dogs de Saint John, les éventuels champions de la Coupe Memorial, dont l’alignement est rempli de choix de repêchage de la LNH 2011. Ce groupe avait comme fer de lance le centre Jonathan Huberdeau, qui a été le troisième choix en tout par les Panthers de la Floride. Mais Pageau, qui a récolté 29 points en 24 matches éliminatoires pour alimenter la poussée de Gatineau, n’a jamais reculé contre les Dogs.

«Je peux vous dire que le directeur général des Sénateurs, Bryan Murray, n’est pas le plus grand partisan des petits joueurs, a dit Dorion. Mais nous sommes allés et nous avons vu Saint John contre Gatineau dans la finale et il a dit: ‘Pierre, réclame simplement les deux no 11'. L’un était Huberdeau et l’autre était Pageau.

«Il est un joueur compétitif et il est un joueur important pour cette équipe. Il était sur la glace à tous les deux tours. Il n’avait plus d’énergie, mais il se défonçait et il faisait tout ce qu’il pouvait. Il est un très bon petit joueur.»

Pageau a ajouté: «Nous avions un bon entraîneur (Benoît Groulx). Il nous a très bien préparés pour chaque match et cela nous a vraiment aidé. Atteindre la finale a été excellent pour l’équipe et l’organisation. Nous étions fiers de cela.»

Pageau était enchanté, pour ne pas dire plus, quand les Sénateurs ont dit son nom au repêchage, ce qui lui donne l’occasion de continuer à poursuivre son plus grand rêve de hockey à côté de chez lui.

«J’étais un peu dans un rêve ce jour-là, dit-il au sujet du repêchage au Xcel Energy Center de St. Paul, au Minnesota. Je ne réalisais pas ce qui m’arrivait, mais au début du camp (le camp de développement annuel des Sénateurs), j’ai finalement compris ce qui m’arrivait et j’en suis vraiment heureux.

«C’est Ottawa qui m’a choisi et c’est près de ma maison. J’ai toujours représenté ma ville et l’équipe de ma ville et c’est excellent (que cela puisse continuer).»


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