Skip to main content
The Official Site of the Sénateurs D'Ottawa

Nouvelles des Sénateurs

L’entraînement hors-saison est plus primordial que jamais

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Déjà, les joueurs des Sénateurs commencent à faire le travail nécessaire pour se préparer pour le camp d’entraînement en septembre (Photo par André Ringuette/Freestyle Photography/OSHC).
(Note de la rédaction : Ceci est le premier d’une série de quatre textes sur l’entraînement hors-saison, qui est devenu une portion primordiale de l’année pour les Sénateurs d’Ottawa et les joueurs partout dans la Ligue nationale de hockey).


Il était une fois, la période hors-saison pour les joueurs de la LNH signifiait beaucoup de journées à ne rien faire au bord de la piscine ou au chalet.

Avec, sans aucun doute, un petit verre… ou trois.

Oh, combien les temps ont changé. Le hockey professionnel est une affaire pour toute l’année maintenant, avec la préparation par la saison à venir qui commence peu après la fin de la saison précédente. Et tout le monde le sait.

«C’en est maintenant au point où chaque joueur sait maintenant qu’il doit arriver au camp (d’entraînement) en forme, a dit Chris Schwarz, l’entraîneur en conditionnement physique des Sénateurs. S’il ne le fait pas, il prendra du retard et cela ne paraîtra pas très bien sur sa performance.

«Le jeu a beaucoup changé et je pense que les sports professionnels ont beaucoup changé ... l’entraînement est devenu une affaire de 12 mois.»

Donc c’est ainsi que les joueurs et les espoirs des Sénateurs dans toute l’organisation ont commencé la route qui les conduira exactement là où ils veulent être quand les camps des recrues et d’entraînement auront lieu en septembre. Et la phase 1, comme l’appelle Schwarz, est le moment de bâtir de bonnes habitudes et la bonne base pour le travail encore à venir.

«Le programme de la phase 1 est vraiment ce que nous appelons la phase de remise en condition ou la phase de préparation, dit-il. Fondamentalement, nous analysons l’année, nous parlons aux joueurs. Nous faisons aussi une auto-évaluation sur le joueur pour lui dire ‘ce sur quoi tu crois que tu dois travailler dans ton développement’ et ‘ce sur quoi nous croyons que tu dois travailler’ Nous espérons que les deux vont ensemble, mais quelques fois c’est complètement différent.

«Mais du point de vue de la préparation, nous voulons que le corps soit enligné correctement et que les muscles travaillent correctement, pour que quand ils commencent la phase 2 — quand le volume et tout commencent à être plus durs — alors ils soient prêts et que nous n’ayions pas à utiliser un tourne-visse et que nous ayions à reculer.»

La portion délicate, toutefois, est de s’assurer que les joueurs ne suivent pas leurs instincts et qu’ils essaient de trop en faire trop tôt. Ce qui fonctionne le mieux, a dit Schwarz, est une mise en forme graduelle au cours des mois hors-saison.

«C’est la phase la plus difficile pour beaucoup de gars, parce qu’ils veulent prendre trois semaines de congé, puis ils veulent aller à 100 milles à l’heure, sans comprendre que ce n’est que la mi-mai ou juin et que nous n’avons pas à être au sommet de la forme avant septembre, a-t-il dit. Donc, quelques fois, nous les retenons un peu en disant ‘fais cela. Cela peut ne pas te sembler beaucoup, mais nous faisons beaucoup pour préparer les phases 2, 3 et 4.’»

Il est aussi primordial, a-t-il ajouté, pour les joueurs, de prendre congé de leur routine normale quand la saison se termine. Schwarz recommande trois semaines de récupération, uniquement pour donner au corps le temps de récupération nécessaire après huit mois à pousser à fond.

«Ce moment est mental pour eux. Ils ont besoin de s’évader, a dit Schwarz. Ils feront quelques choses. Ils feront du jogging léger. Mais je leur dis simplement de faire quelque chose non structuré. Ils sont dans un format structuré pendant toute l’année, donc cela fait du bien quelques fois de simplement traîner dans le gymnase et de faire ce que vous avez envie de faire, plutôt que ‘c’est ce que je dois faire aujourd’hui.’

«Ce ne sont pas des vaches. Vous ne leur donnez pas du foin et de l’eau chaque jour en vous attendant à ce qu’ils obéissent.»

Et ce sont aussi des personnes, ce qui signifie que la phase 1 n’est pas la même pour un vétéran qui se rétabli d’une blessure ou d’une opération — comme le capitaine Daniel Alfredsson ou l’ailier Alex Kovalev — et un jeune joueur comme le défenseur Erik Karlsson qui a encore beaucoup d’espace pour grandir.

«Selon moi, cela n’a aucun bon sens que les gars patinent et sautent par-dessus des boîtes dans la première phase d’un programme parce qu’ils ne sont pas prêts à le faire, a dit Schwarz. La phase 1 d’un programme pourrait être de deux semaines pour quelqu’un ou de huit semaines pour quelqu’un d’autre, selon là où ils en sont. Si nous avons des joueurs qui se remettent d’une blessure et qu’ils ont subi une opération, la phase 1 de leur programme sera beaucoup plus longue que celle de quelqu’un d’autre qui a eu une bonne saison et qui a pris un congé.

«Ce temps de récupération est la période la plus importante. Ils veulent toujours commencer hâtivement maintenant et ne prendre qu’une semaine de congé. Mais je leur dis non. Prenez deux ou trois semaines de congé. Vous vous êtes vidés.»

La portion importante, spécialement au début, est de trouver l’équilibre parfait, en termes d’entraînement physique et de nutrition, qui doit aussi être ajustée pour correspondre à l’énergie dépensée en tout temps. Et pour compliquer tout cela, aujourd’hui chaque joueur a maintenant probablement son entraîneur personnel hors-saison. Mais Schwarz s’assure de communiquer avec eux pour s’assurer que tout le monde est sur la même page en termes d’objectifs d’entraînement.

«Ce que nous essayons de faire en tant qu’entraîneurs de force est d’analyser ce qui est suffisant et ce qui est trop, a dit Schwarz. Il y a une ligne étroite entre ‘provoquons-nous des blessures?’ et ‘les évitons-nous?’ Chaque joueur a une certaine quantité d’usure et ils sont simplement comme des pneus. Si vous les usez trop, quelles seront les conséquences?

«Mon idée est que je les pousse lentement et je les mets en forme et je les maintiens en forme. Vous ne pouvez pas aller de plus en plus fort. Ces gars s’entraînent incroyablement fort, mais c’est une question de savoir quand s’entraînent-ils incroyablement fort? Ont-ils des hauts et des bas pendant l’été et quel est leur temps de récupération?»

Des questions importantes, chacune d’elles. Avec exactement la bonne réponse nécessaire.

En voir plus