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Randy Carlyle concentré sur le présent, pas le passé

Il préfère tourner la page à l'aube de son deuxième passage derrière le banc des Ducks

par Abbey Mastracco / Correspondante LNH.com

ANAHEIM - L'entraîneur des Ducks d'Anaheim a ressenti un bref sentiment de familiarité lorsqu'il a pris place derrière le banc des Ducks pour la première fois depuis le 30 novembre 2011 à l'occasion du premier match préparatoire des Ducks mardi au Honda Center.

Partout où il regardait, Carlyle, qui a dirigé les Ducks entre 2005 et 2011, s'est souvenu du passé.

« Il y a certaines personnes qui sont encore ici, comme ces détenteurs d'abonnements saisonniers qui cognent sur les baies vitrées et qui applaudissent mon retour », a déclaré Carlyle à la suite de la défaite de 2-1 d'Anaheim face aux Coyotes de l'Arizona. « L'atmosphère dans l'aréna n'a pas changé. C'est un aréna où je me sens très à l'aise. »

Mais pas trop à l'aise, a souligné Carlyle. Il avait encore cette même énergie nerveuse, la même adrénaline qui pousse chaque entraîneur et qui le rend suffisamment mal à l'aise pour le garder alerte.

Carlyle insiste pour dire que la nostalgie ne l'a pas assailli. Il affirme qu'il ne ressasse pas le passé, et qu'il ne songe pas à la conquête de la Coupe Stanley de 2007 ou de toute autre édition des Ducks puisqu'il se concentre uniquement sur le présent.

Le groupe qui a sauté sur la glace mardi était exceptionnellement jeune, privé des vedettes actuelles de l'équipe, mais rempli de futures vedettes, comme l'attaquant Max Jones, le 24e choix au total du repêchage 2016 de la LNH. Il s'agit d'un petit échantillon, mais en se basant sur le premier match, Carlyle envisage une équipe qui est capable d'établir un bon jeu de transition tout en pratiquant la robustesse qui est devenue la signature des Ducks.

« Nous n'avons pas créé suffisamment de choses offensivement, mais j'ai trouvé que la vitesse de notre équipe était évidente, a mentionné Carlyle. Lorsque nous sommes en transition, nous pouvons patiner et appliquer de la pression. »

Les Ducks n'ont pas obtenu les résultats qu'ils souhaitaient, mais ce match a aidé à établir la fondation du type de hockey que Carlyle souhaite voir son équipe jouer, et il a pu montrer à ses joueurs quel genre d'entraîneur il est en situation de match.

« Il est un peu plus vocal, a noté l'attaquant Andrew Cogliano. Il aime assurément faire comprendre son point lorsque les joueurs font quelque chose de mal, ce qui est bien puisque je crois que nous avons besoin d'un peu d'imputabilité. Lorsque les joueurs ne font pas ce qu'ils doivent faire, il faut qu'ils soient mis au courant sur le banc, et c'est ce que fait Randy. »

Le défenseur Cam Fowler, qui a évolué sous les ordres de Carlyle alors qu'il était une recrue de 18 ans, a vu le même genre d'enseignement et d'ajustements judicieux en plein match que ce dont il se souvenait avoir vu de la part de Carlyle.

« On aurait dit qu'il n'était jamais parti, a souligné Fowler. Il était engagé, il aidait les jeunes joueurs qui avaient besoin d'aide. C'était bien. J'ai toujours aimé sa façon de faire et j'ai toujours cru qu'il était un entraîneur très intelligent, et je suis heureux qu'il soit de retour. »

Fowler a ajouté que le sentiment d'urgence démontré par Carlyle dépassait le cadre des matchs préparatoires et qu'il atteignait déjà ce que l'on voit habituellement en saison régulière. Il s'agit d'un facteur intangible dont les Ducks ont admis avoir manqué la saison dernière. Personne ne peut prendre congé sous les ordres de Carlyle, même si la rencontre ne mettait pas à l'enjeu deux points au classement.

« Son niveau de compétition derrière le banc découle sur le groupe, a expliqué Fowler. Son message passe, et tout le monde le respecte et l'écoute quand il parle. »

Seuls Cogliano, Fowler, le capitaine Ryan Getzlaf et le capitaine adjoint Corey Perry sont toujours là parmi le groupe que Carlyle a dirigé à son premier passage à Anaheim. Ce noyau de quatre joueurs et un amphithéâtre amical représentent toute la familiarité dont a besoin Carlyle, puisqu'il préfère tourner la page et s'occuper d'une nouvelle équipe.

« Je crois qu'il s'agissait d'un bon départ, et nous avons pu apprendre à la connaître un peu plus, a évoqué Cogliano. Nous allons progresser à partir de là. »

 

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