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Predators: Colton Sissons apprend rapidement

Le jeune attaquant profite de la chance qui lui est offerte au cours de ces séries

par Shawn P. Roarke @sroarke_nhl / Directeur de la rédaction NHL.com

NASHVILLE - Ça n'a pas été facile pour Colton Sissons de trouver l'équilibre après sa performance mémorable du match no 6 de la Finale de l'Association de l'Ouest.

Sisson, promu au poste de centre no 1 en raison des blessures à Ryan Johansen et à Mike Fisher, a inscrit trois buts lundi dans une victoire de 6-3 face aux Ducks d'Anaheim pour propulser les Predators de Nashville vers leur première participation à la Finale de la Coupe Stanley, qui s'amorce lundi contre les Penguins de Pittsburgh au PPG Paints Arena (20h HE; NBC, SN, CBC, TVA Sports).

« Ce sont de nouveaux sentiments et de nouvelles émotions, a dit Sissons vendredi. Nous avons gagné lundi et nous y sommes maintenant, à nous préparer pour les Penguins, les champions en titre de la Coupe Stanley. C'est un peu irréel. »

 

Ce serait difficile d'imaginer autre chose dans le cas de Sissons, qui est passé de l'anonymat à la célébrité après que les deux meilleurs joueurs de centre des Predators eurent subi des blessures lors du match no 4 face aux Ducks.

Johansen a subi une blessure à la cuisse qui a mis fin à sa saison et Fisher souffre d'une blessure dont la nature n'a pas été révélée, mais il s'est entraîné lors des deux derniers jours. Son statut pour le match de lundi demeure indéterminé.

Peu importe le statut de Fisher, Sisson, âgé de 23 ans, jouera un rôle important en Finale où on lui demandera de livrer la marchandise malgré son inexpérience.

Il tente encore de comprendre l'étendue de ses nouvelles responsabilités.

Il a passé la journée de mardi à répondre aux messages et aux courriels qu'il a reçus des quatre coins du monde du hockey. Il a passé ses temps libres à organiser l'arrivée de sa famille à Nashville lorsque la série s'y transportera pour le match no 3, samedi.

« Ç'a été plus occupé qu'à l'habitude, c'est certain, a dit Sissons en riant. Mais j'apprécie que les gens prennent le temps de me féliciter. »

Lundi, il a eu des nouvelles de sa famille, de ses amis et des joueurs avec lesquels il s'entraîne durant la saison estivale. Il a aussi reçu des félicitations de ses pairs à travers la ligue, qui tenaient à partager ce moment avec lui. 

Chaucun de ces hommes a grandi avec le rêve d'obtenir la confiance de l'entraîneur sur une scène importante et de dominer. Sissons l'a fait et il méritait des félicitations pour avoir saisi sa chance.

Dans le sport, c'est aussi simple que ça.

Vous ne savez jamais quand une telle occasion va se présenter. Quand elle vient, vous devez sauter dessus pour en mériter d'autres.

Sissons a bien compris cela.

L'entraîneur des Predators Peter Laviolette affirme qu'il ne voit pas un joueur différent quand il regarde Sissons, qui, en 16 matchs de séries, a égalé son total de points (10) amassé en 58 matchs de saison régulière. Sissons a totalisé huit buts et deux aides au cours de la saison et a récolté cinq buts et cinq aides en séries, à égalité au quatrième rang des pointeurs de l'équipe avec trois autres joueurs.

« Il a une chance », a dit Laviolette, qui sait très bien qu'il a placé Sissons dans une position difficile quand il l'a promu au centre du premier trio, provoquant une confrontation contre Ryan Getzlaf ou Ryan Kesler, les vétérans des Ducks. Sissons a répondu avec quatre points et un différentiel de plus-7 au cours de ces deux matchs. « On se fie sur lui dans plusieurs situations et il est devenu un joueur sur lequel nous pouvons compter. 

« C'est un joueur très intelligent. Maintenant, avec l'occasion qu'il a, son rôle a pris de l'ampleur et il a excellé. »

C'est facile d'oublier que tout cela est relativement nouveau pour Sissons, qui a été repêché au deuxième tour du repêchage de 2012 par les Predators.

Il s'est révélé au cours de la saison 2016-17, la première qu'il a entièrement passée dans la LNH.

Il a été retenu dans l'équipe lors de la saison 2013-14 et a disputé 17 matchs avant d'être renvoyé à Milwaukee, le club-école de l'équipe dans la Ligue américaine.

Sissons croyait qu'un rappel était imminent puisqu'il avait obtenu un but et trois aides au cours de son séjour de 17 matchs. Au lieu de ça, il a dû patienter 18 longs mois avant de recevoir l'appel tant attendu.

Les Predators font confiance au développement et Sisson n'y ferait pas exception. Il a passé toute la saison 2014-15 dans la Ligue américaine. 

Au cours de la saison 2015-16, il a pris part à 34 matchs de saison régulière. Il a aussi joué 10 matchs éliminatoires sur 14, faisant écarquiller les yeux par son jeu défensif.

Les voyages entre Milwaukee et Nashville ont seulement alimenté le désir de Sissons de devenir un joueur d'impact avec les Predators.

« Ma motivation était de devenir un joueur de la LNH à temps plein, ce que je vise depuis que j'ai été repêché par Nashville, a-t-il dit. Évidemment, vous voulez gagner la Coupe Stanley, mais ç'a vraiment commencé par mon désir d'être un joueur de la LNH et c'est parti de là. Ça s'est passé assez rapidement. »

Tellement rapidement que Sissons, après un total de 109 matchs de saison régulière répartis sur trois saisons, est déjà considéré comme un élément important de la formation par les vétérans de l'équipe. 

« Colton est un joueur très constant, a dit le défenseur Ryan Ellis, qui a suivi le même parcours que Sissons entre la LNH et la Ligue américaine. Il a un instinct offensif. Il n'a peut-être pas la chance de le démontrer aussi souvent que les autre gars.

« On lui fait beaucoup confiance dans cette équipe. Nous nous fions sur lui défensivement et sur le désavantage numérique et son rôle est maintenant plus important. Vous avez vu de quoi il est capable. »

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