Skip to main content

Même éliminés, les Bruins demeurent une menace pour le Canadien

LNH.com @NHL

MONTREAL (PC) - Guy Carbonneau dit craindre les Bruins de Boston. Pour les mêmes raisons que les Flyers de Philadelphie, les Capitals de Washington ou les Panthers de la Floride ont fait peur à bien des clubs ces dernières semaines. C'est le message que l'entraîneur du Canadien va transmettre à ses joueurs avant l'affrontement de mardi soir, au Centre Bell.

"Il y a eu assez d'exemples récemment, a rappelé Carbo. Les Flyers, les Capitals et les Panthers sont parvenus à battre de grosses équipes."

Carbonneau va faire en sorte que son équipe ne soit victime d'une autre "surprise" dans la Ligue nationale.

"Les joueurs sont tous au courant de la situation, a-t-il dit. On veut qu'ils se concentrent sur les bonnes choses."

La situation du Canadien est très claire. L'équipe occupe le huitième rang, à trois points des Rangers de New York et à deux points du Lightning de Tampa Bay. Le septième rang est toujours accessible, de même que le sixième. Mais il y a plus important encore. Le Tricolore détient une mince avance d'un point sur les Maple Leafs de Toronto, locataires du neuvième échelon. Pour participer aux séries, le Canadien n'a qu'à remporter ses trois derniers matchs contre Boston, New York et Toronto. En cas de défaite face aux Bruins ou aux Rangers, le match de samedi à Toronto pourrait décider du sort de l'équipe. La saison du Canadien pourrait même se jouer aux tirs de barrage. Autant dire sur un coup de dés.

"Nous allons utiliser la même approche, fait valoir Carbo. Notre objectif est de remporter tous nos matchs, du premier au dernier. Mais j'avoue qu'il est plus facile d'avoir l'attention des joueurs à ce stade-ci de la saison. On gagne nos derniers matchs et on accède aux séries."

Le capitaine

Tous les joueurs seront mis à contribution contre les Bruins. Cela inclut Saku Koivu, limité à 11:06 de jeu face aux Sabres de Buffalo. C'était la première fois qu'il jouait moins de 13 minutes cette saison. Le capitaine n'a pas apprécié.

"C'était la décision de l'entraîneur, a-t-il commenté. C'est certain que je veux jouer. Mais on menait par un but et on a fini par gagner."

Carbonneau avait ses raisons de garder Koivu au banc. La veille à Ottawa, le Finlandais avait affiché un différentiel de moins-4. Et contre Buffalo, il avait perdu 10 de ses 12 mises en jeu. Dans les circonstances, l'entraîneur a préféré y aller en troisième avec ses spécialistes du jeu défensif, les Maxim Lapierre, Steve Bégin, Radek Bonk, Mike Johnson, Christopher Higgins et autres Tomas Plekanec.

"Il y a des joueurs qui jouent davantage quand on a besoin d'un but mais qui jouent moins lorsqu'on doit protéger une avance, a expliqué Carbonneau.

"Pour être efficace, Koivu doit jouer entre 17 et 18 minutes par rencontre même s'il lui arrive de jouer plus de 20 minutes selon les circonstances.

Et Carbo d'ajouter: "Mon travail consiste à gagner des matchs", a-t-il rappelé en guise de conclusion.

En voir plus