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Les Sénateurs sont en meilleure posture sans Heatley, selon Leclaire

LNH.com @NHL

MONTREAL - Pascal Leclaire et Alexandre Picard sont d'avis que les joueurs des Sénateurs d'Ottawa auraient su composer avec la situation si Dany Heatley faisait encore partie de l'équipe aujourd'hui. Ils reconnaissent toutefois que c'est une bien bonne chose que son cas ait été réglé dès le début du camp d'entraînement.

"Si Dany était venu (au camp), il aurait sûrement été prêt à travailler et à nous aider, alors ça n'aurait pas été un problème. Ce n'est pas le premier joueur à demander un échange, c'est quand même une chose qui n'est pas rare dans la Ligue nationale", a fait remarquer Leclaire, vendredi, quelques minutes avant d'affronter le Canadien en soirée au Centre Bell.

"On aurait été capables de composer avec la situation, mais quand tu vois ton capitaine, Daniel Alfredsson, faire une sortie dans les médias et dire qu'il aimerait que ce soit réglé avant le camp, c'est sûr que ç'a changé les choses, a quant à lui commenté Picard. Alfredsson est notre leader et on est derrière lui, donc c'est sûr que ça fait du bien (que Heatley ne soit plus là), si ce n'est que parce qu'on n'a plus à répondre aux questions à ce sujet-là."

Les Sénateurs ont obtenu Jonathan Cheechoo et Milan Michalek dans la transaction avec les Sharks de San Jose. L'équipe va y gagner au change, a estimé Leclaire.

"J'ai joué souvent contre eux quand j'étais à Columbus. Je n'ai aucun doute qu'ils vont nous aider", a affirmé celui qui a été échangé par les Blue Jackets aux Sénateurs en retour d'Antoine Vermette, le 4 mars dernier.

"Ce sont deux joueurs qui sont très bons offensivement. Ils vont nous aider à mieux équilibrer nos trios. On n'aura pas à se fier à quelques joueurs seulement soir après soir. Cheechoo a déjà marqué 50 buts, c'est là quelque chose qui ne se perd pas. Et Michalek aussi est très bon."

Alex Kovalev

Même après avoir signé un contrat avec les Sénateurs, cet été, Alex Kovalev n'a pas caché que c'est à regret qu'il a quitté le Canadien. On avait presque l'impression que c'est à reculons qu'il avait accepté d'aller à Ottawa.

Selon Leclaire et Picard, si c'est le cas, il n'en paraît rien depuis le début du camp.

"Il n'a pas dit qu'il ne voulait pas jouer pour Ottawa, il a juste dit qu'il avait aimé jouer pour Montréal, a noté Picard. C'est sûr que des joueurs ont aimé des endroits plus que d'autres durant leur carrière."

"(Kovalev) a eu de belles années à Montréal, il a été aimé, alors il ne peut pas renier ça, a souligné Leclaire. Depuis qu'il est arrivé, il a l'air bien content d'être à Ottawa et nous, on est bien contents de l'avoir.

"Il arrive tôt à tous les matins et il travaille fort dans les pratiques depuis le début, a ajouté le gardien repentignois de 26 ans. Il s'est bien intégré à l'équipe jusqu'ici. Il y a encore beaucoup de joueurs au camp, mais il parle pas mal à tout le monde. C'est vraiment un super bon gars dans le vestiaire."

Le camp de Leclaire et Picard

Enfin remis de l'opération à la cheville qu'il a subie à la fin du mois de janvier, Leclaire tente du mieux qu'il peut de retrouver la forme durant le camp d'entraînement des Sénateurs.

"Chaque jour je me sens plus à l'aise. Ca faisait presque 10 mois que je n'avais pas joué de partie, alors plus je peux jouer des matchs hors-concours, mieux ce sera pour moi au moment d'amorcer la saison, a dit l'ancien des Jackets. Ma cheville ne me pose aucun problème, je n'y pense même plus.

"Comme tout le monde, je vais sans doute jouer du meilleur hockey en janvier qu'en octobre, mais d'ici la fin du camp, je devrais être correct."

Quant à Picard, on pourrait croire que ses prestations de l'an dernier lui auraient permis de stabiliser sa situation dans la LNH. S'il n'a joué que 47 matchs, c'est parce qu'une blessure au genou est venue mettre fin à sa saison. Mais cette blessure, justement, est survenue à un bien moment - quand Cory Clouston est arrivé à la barre de l'équipe. Si bien que Picard doit à nouveau faire ses preuves, aux yeux d'un entraîneur qui le connaît encore peu.

"On a beaucoup de défenseurs et il y a le jeune (Erik) Karlsson qui impressionne, a indiqué Picard. Je pensais avoir mis un pied dans la porte l'année passée, mais on dirait qu'il faut que je recommence."

Picard a toujours eu à lutter pour sa survie depuis ses débuts, mais cette année il se dit plus serein face à l'adversité.

"Je me concentre sur ma partie. Avant, j'avais tendance à regarder les autres joueurs et à m'en faire avec leurs performances, a-t-il reconnu. Je sais que je peux être un des six premiers défenseurs, et aider l'équipe dans ce rôle.

"Pour m'imposer, je dois supporter l'attaque et faire de bons jeux de transition. Sauf qu'on a beaucoup de défenseurs à caractère offensif, alors ce qui va nous permettre de nous démarquer l'un de l'autre, c'est notre jeu en défensive, notre façon de nous impliquer physiquement."

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