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Les Predators auront la chance de se reprendre

Une fois la déception de son élimination passée, Nashville pourra envisager l'avenir avec optimisme

par Marc Tougas / Collaborateur LNH.com

Ah, ce satané trophée des Présidents.

Les Predators de Nashville ayant été éliminés aux mains des Jets de Winnipeg, jeudi soir, ça fait donc cinq années de suite que le club qui a terminé au premier rang du classement général de la LNH en saison régulière n'atteint même pas la Finale de la Coupe Stanley.

Une seule équipe au cours des 10 dernières années a décroché à la fois le trophée des Présidents et la Coupe Stanley, soit les Blackhawks de Chicago en 2013.

On peut comprendre les partisans de certaines équipes - comme les Capitals de Washington, qui ont terminé au premier rang dans la Ligue trois fois depuis 2009 - de parler de malédiction quand il s'agit du trophée des Présidents.

Mais dans le cas des Predators de Nashville, il faudrait plutôt parler de bénédiction.

Car cette conquête du trophée des Présidents en vertu d'une récolte de 117 points (53-18-11), jumelée à la présence des Predators en Finale de la Coupe Stanley au printemps 2017, c'est la confirmation que Nashville n'est pas un feu de paille. C'est le signal que les hommes de l'entraîneur Peter Laviolette devraient être des aspirants légitimes à la Coupe Stanley pendant plusieurs années encore.

« L'aspect positif, c'est que cette équipe est jeune et restera ensemble pendant encore un bon moment, a souligné le joueur de centre Ryan Johansen après le match de jeudi. Il s'agit maintenant d'apprendre et de se servir de cette nouvelle expérience pour trouver une manière d'atteindre notre objectif. »

La fenêtre d'opportunité du club ne s'est pas refermée avec cette défaite en sept matchs contre Winnipeg. Loin de là.

Les seuls joueurs des Predators qui pourraient se prévaloir du statut de joueur autonome sans compensation le 1er juillet prochain sont les vétérans attaquants Mike Fisher et Scott Hartnell ainsi que le défenseur Alexei Emelin. Quand on regarde la liste de leurs sept meilleurs pointeurs chez les attaquants en 2017-2018, on constate que cinq d'entre eux sont sous contrat au moins jusqu'en 2021-22, et qu'un seul des cinq a plus de 26 ans. On parle ici de Filip Forsberg (23 ans), Ryan Johansen (25), Viktor Arvidsson (25), Calle Jarnkrok (26) et Kyle Turris (28).

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Quant aux deux autres, Craig Smith, 28 ans, est sous contrat jusqu'à l'issue de la saison 2019-20, tandis que Kevin Fiala, 21 ans, sera joueur autonome avec compensation après la saison 2018-19, ce qui signifie qu'il restera avec l'équipe si le directeur général est prêt à lui consentir une augmentation de salaire.

À la ligne bleue, les quatre membres du formidable quatuor de défenseurs de l'équipe sont tous dans la force de l'âge et trois d'entre eux sont sous contrat au moins jusqu'en 2019-20, soit Roman Josi (27 ans), P.K. Subban (28) et Mattias Ekholm (27). L'entente de Ryan Ellis, 27 ans, sera échue dans un an.

Video: WPG@NSH, #7: Subban décoche un boulet en A.N.

« J'adore ce groupe de joueurs, a affirmé Josi. Même si je suis déçu de notre élimination, nous avons eu tellement de plaisir cette saison, je suis vraiment fier de la façon dont nous avons joué. C'est un groupe tissé serré, une grande famille. Pour l'instant, c'est dur d'envisager l'avenir, mais une chose est sûre, nous avons les joueurs qu'il faut pour avoir du succès. »

« Ce n'est pas un hasard si nous avons eu la meilleure fiche. Nous n'avons jamais pris de journée de congé, tout le monde venait à l'aréna chaque jour dans le but de travailler les uns pour les autres, a ajouté Johansen. Il s'agit maintenant de revenir la saison prochaine avec les idées claires. »

La situation devant le filet représente peut-être le dossier le plus délicat que Poile aura à régler à court et moyen terme. On fera vite abstraction des deux buts sur angles restreints que Pekka Rinne a accordés en début de match, jeudi, mais reste que le vétéran gardien a 35 ans et son contrat sera échu à l'été 2019. Son substitut, Juuse Saros, sera quant à lui joueur autonome avec compensation cet été. Le gardien de 23 ans a bien fait avec une fiche de 11-5-0 en 23 départs, tandis qu'il a présenté une moyenne de 2,44 et un taux d'arrêts de ,925 en 2017-18, ce qui se compare favorablement aux statistiques de Rinne (moyenne de 2,31, taux d'efficacité de ,927).

On peut présumer que Saros aura droit à un nouveau contrat, ce qui donnera à Poile une autre année pour voir venir les choses à cet égard.

« Juuse (Saros) a fait du bon travail tout au long de la saison, mais (Rinne) a été la colonne vertébrale de cette équipe, la raison pour laquelle nous avons obtenu l'avantage de la glace en séries, a souligné Laviolette. C'est juste que ça n'a pas fonctionné (jeudi). Ni pour lui, ni pour toute l'équipe. Nous nous sommes butés à une bonne équipe. »

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