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La profondeur, la différence entre les bonnes équipes et les aspirants

Les joueurs vedettes ne peuvent pas tout faire, ils ont besoin d'aide lorsqu'ils sont en panne

par Siniša Šindik / Collaborateur LNH.com

La différence entre une bonne équipe et une équipe qui aspire aux grands honneurs ne se situe pas toujours au niveau des vedettes, mais la plupart du temps au niveau de la profondeur. La théorie n'est pas parfaite, mais les exemples sont nombreux. 
 

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Mercredi soir, l'Avalanche s'est inclinée 1-0 contre le Lightning. Pour une rare fois, le Colorado n'a pu compter sur l'apport offensif du trio composé de Mikko Rantanen, Nathan MacKinnon et Gabriel Landeskog - ce dernier avait pourtant ouvert le score en première période sur une descente à deux contre un avec MacKinnon, mais le but a été refusé après contestation de Jon Cooper (pour hors-jeu). 

D'ailleurs, la séquence de matchs consécutifs avec au moins un point de Rantanen et MacKinnon a pris fin à neuf rencontres, égalant du même coup la marque établie par John-Michael Liles en 2010-11.

Video: COL@CAR: Landeskog surprend McElhinney

Il reste que les membres de ce trio ont inscrit 12 des 14 buts de l'équipe au cours des cinq derniers matchs. Ensemble, ils ont cumulé 43 points, dont 23 buts depuis le début de la saison. Le trio infernal - qui rivalise avec celui des Bruins pour le titre de meilleur trio de la LNH - est en grande partie responsable des succès de l'Avalanche jusqu'ici.  

La formation de Jared Bednar occupe le deuxième rang de la section Centrale avec une fiche de 6-2-2 en dix rencontres. Le problème pour l'Avalanche, c'est que derrière Rantanen, MacKinnon et Landeskog, aucun autre joueur n'a récolté plus de six points en dix matchs. 

Tôt ou tard, le premier trio risque de tomber en panne ou de connaître un passage à vide et si personne n'est en mesure de prendre la relève pendant ce temps, ça risque de tourner au vinaigre rapidement au Colorado.

Pas de problème de profondeur à Tampa Bay

Du côté du Lightning, le début de saison va bon train (6-1-1, deuxième rang section Atlantique), et ce, même si Steven Stamkos, le capitaine et l'un des meilleurs joueurs de son équipe, a amassé seulement un quatrième point en huit parties dans la victoire de 1-0 des siens face au Colorado. 

Le centre de 28 ans a amorcé la saison avec un seul point à ces quatre premiers matchs, mais il commence tranquillement à se réveiller, ayant récolté trois points à ses quatre derniers duels. Ce n'est donc qu'une question de temps avant que Stamkos ne se mette en marche. 

Le capitaine du Lightning peut cependant se rassurer, car la profondeur au sein de la formation a permis à Tampa Bay de se maintenir parmi l'élite durant son passage à vide. Brayden Point, Nikita Kucherov, Yanni Gourde et J.T. Miller ont tous amassé huit points, alors que Tyler Johnson et Ondrej Palat sont à cinq.

Video: TBL@CHI: Gourde complète un superbe jeu de passes

L'offensive est bien répartie et devant le filet Andrei Vasilevskiy fait de l'excellent boulot (4-1-1 ; moyenne de 1,80 et pourcentage d'arrêts de ,941). Donc, lorsque Stamkos commencera à produire, ça risque de faire mal.

Les Oilers et les Penguins, pas le même combat

Plus tôt cette semaine, nous avons eu droit à un duel intéressant entre les Oilers d'Edmonton de Connor McDavid et les Penguins de Pittsburgh de Sidney Crosby. À l'occasion d'un festival offensif, les Penguins ont eu le dessus avec une victoire de 6-5 en prolongation, grâce à Crosby.

Le capitaine des Penguins a inscrit deux buts dans ce match, dont le but de la victoire, mais il s'agissait de ses premiers filets de la saison. Crosby a donc dû attendre le septième match des siens pour trouver le fond du filet, ce qui équivaut à la plus longue disette de sa carrière en début de saison.

La bonne nouvelle pour lui, c'est que ses Penguins n'ont toujours subi qu'une seule défaite en temps réglementaire. Ils occupent le deuxième rang de la section Métropolitaine (4-1-2 ; 10 points), un point derrière les Hurricanes de la Caroline.

Video: PIT@EDM: Crosby tranche de façon spectaculaire

Evgeni Malkin (13 points) et Phil Kessel (10 points) ont été en mesure de prendre les choses en charge jusqu'ici, avec l'aide de Kris Letang (neuf points). Puis, certains joueurs qui pourraient en donner plus ont tout de même trouvé le moyen de s'illustrer le temps d'un match, alors que Jake Guentzel, Jamie Oleksiak et Patric Hornqvist ont tous eu un match de deux buts.

Si les Penguins profitent d'une belle profondeur, ce n'est pas tout à fait le cas des Oilers. McDavid a participé à 13 des 18 buts des siens. Or, derrière lui, seulement deux autres joueurs (Ryan Nugent-Hopkins et Leon Draisaitl) ont récolté plus de trois points. 

Résultat des courses, les Oilers peinent à jouer pour ,500. Ils ont une fiche de 3-3-1 depuis le début de la campagne et occupent le sixième rang de la section Pacifique. McDavid aura certainement besoin d'aide si les Oilers veulent participer aux séries pour la deuxième fois seulement en 13 ans. On se rappelle qu'ils ont été écartés de la danse printanière l'an dernier, après avoir effectué un retour en séries en 2016-17.

On dit souvent qu'une saison de hockey est un long marathon de 82 matchs et qu'il est difficile de maintenir la cadence. Des passages à vide sont inévitables et les équipes qui s'en tirent le mieux sont celles qui pourront compter sur l'appui de plusieurs soldats et non seulement d'un général. 
 

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