Skip to main content

La visite de la Grande Muraille inoubliable pour les Kings et les Canucks

Les équipes l'ont visitée pendant leur journée de congé à l'occasion des Matchs en Chine de la LNH

par Nicholas J. Cotsonika @cotsonika / Chroniqueur NHL.com

PÉKIN - Luc Robitaille détient le record de la LNH pour le plus grand nombre de buts par un ailier gauche, il est un membre du Temple de la renommée du hockey et il a été nommé parmi les 100 plus grands joueurs dans l'histoire de la LNH. Il occupe le poste de président chez les Kings de Los Angeles.

Mais il était un touriste parmi d'autres, vendredi, alors qu'il se tenait debout sur la Grande Muraille de Chine, qui s'étend sur des milliers de kilomètres et existe depuis des centaines d'années.

« Ça nous rappelle à quel point nous petits », a-t-il fait remarquer.

On ne pouvait faire autrement que de regarder les choses dans leur sens large au moment de se retrouver là-dessus avec les Kings et les Canucks de Vancouver, à contempler le panorama et la Grande Muraille qui se faufilait au loin au travers les montagnes. En tenant pour acquis, évidemment, que vous n'utilisiez pas uniquement la caméra de votre téléphone pour le faire.

« Quand tu prends des photos et regardes constamment à travers ton téléphone, tu ne le vois pas vraiment », a souligné l'attaquant des Kings Dustin Brown.

Les Kings et les Canucks ont disputé un match préparatoire au Mercedes-Benz Arena à Shanghai, jeudi, dans le cadre du premier match jamais disputé en Chine, qui s'est soldé par une victoire de Los Angeles 5-2. Les deux équipes s'affronteront de nouveau au Wukesong Arena, ici à Pékin, samedi (3 h 30 (HE); TVA Sports, SN, NHLN, NHL.TV) à l'occasion du deuxième et dernier affrontement des Matchs en Chine 2017 de la LNH présentés par O.R.G. Packaging.

Entre les deux, ils sont montés à bord au même avion et se sont assis dans des compartiments séparés lors d'un vol d'une heure et demie entre Shanghai et Pékin. À l'atterrissage, ils ont traversé l'aéroport à pied, un groupe après l'autre.

Ils sont montés à bord de deux autobus différents pour un autre trajet d'une heure et demie jusqu'à la Grande Muraille, mais ils sont arrivés en même temps dans le même stationnement. Ils ont gravi une colline, un groupe après l'autre, avant de se diriger dans des directions différentes sur la Grande Muraille - les Canucks vers la gauche, les Kings vers la droite.

« C'est quelque chose que tu ne veux pas manquer, a noté l'entraîneur des Canucks Travis Green. C'est une expérience qu'il vaut la peine de vivre même si ça veut dire qu'il faut rater une séance d'entraînement. »

Les joueurs ont quand même eu l'occasion de se délier les jambes, alors qu'ils ont utilisé l'ancêtre de l'escalier d'entraînement.

« Tu en entends parler et tu vois les photos, mais ce n'est rien comparé à ce que tu ressens quand tu le vois en personne, a noté l'attaquant des Canucks Sam Gagner. Nous sommes tous enchantés d'être ici. C'est vraiment remarquable. »

Par la suite, les joueurs sont allés à la même réception. Ils sont restés chacun de leur côté la plupart du temps, mais il y en a qui se sont mêlés à des joueurs de l'autre équipe - par exprès ou par hasard. Brown a qualifié « d'un petit peu bizarre » le fait de s'être côtoyé ainsi toute la journée, parce que « nous n'en avons pas l'habitude ».

« Hier soir, c'était la bataille entre nous, et encore demain soir, mais aujourd'hui tout le monde est pas mal ensemble, a déclaré Gagner. J'ai eu la chance de discuter un peu avec quelques-uns d'entre eux. Nous savourons tous cette expérience. Ç'a été très plaisant. »

Ç'a aussi été une expérience utile pour chaque équipe de son côté.

Chacune d'entre elles a dû réduire sa formation en vue du voyage. Chaque équipe a pris son propre avion pour traverser l'océan Pacifique. Chaque organisation a visité le jardin Yuyuan, le Bund et la concession française à Shanghai, et organisé des soupers d'équipe.

Quand vous prenez des petits groupes, que vous les placez dans de petits espaces et que vous leur donnez la chance de vivre la même expérience dans un pays étranger, c'est une formidable occasion de tisser des liens.

« C'est bien de pouvoir partir pour une semaine et d'apprendre à mieux connaître les gars - dans mon cas surtout, puisque je me retrouve dans une nouvelle équipe », a indiqué l'attaquant des Canucks Thomas Vanek, qui a signé un contrat avec Vancouver en tant que joueur autonome, le 1er septembre.

Reste que les Canucks et les Kings ont vécu la même et unique aventure ces derniers jours.

Ils se sont rendus dans un pays qui compte 1,3 milliard d'habitants, mais peu de joueurs de hockey. Alors qu'ils sont des vedettes à la maison, ils sont plutôt anonymes ici. On leur a confié la même mission, celle de promouvoir le hockey, et ils ont fait les mêmes sacrifices pour accomplir cette mission. Ils ont vécu les mêmes expériences en cours de route. Des liens uniques se sont formés entre eux, même si ça fait un petit peu bizarre.

Ils seront toujours les premiers joueurs de la LNH à avoir joué en Chine.

Vous souvenez-vous du moment où des joueurs des Canucks ont essayé de manger des insectes? Vous souvenez-vous quand le défenseur des Canucks Erik Gudbranson a profité d'une visite au marché pour s'acheter un veston rouge chinois après avoir habilement marchandé le prix, et l'a ensuite porté en route vers le match à Shanghai? Vous souvenez-vous quand les partisans ont crié leur étonnement chaque fois qu'il se passait la moindre chose sur la patinoire? Quand l'attaquant des Kings Adrian Kempe a marqué le premier but?

Vous souvenez-vous quand un groupe de joueurs des Canucks a gravi la section Mutianyu de la Grande Muraille, section qui a vu le jour en 1368, et posé pour une photo de groupe avec un drapeau chinois après en avoir atteint le sommet? Vous souvenez-vous quand les Kings se sont servis d'un toboggan pour descendre de la Grande Muraille? Quand Brown s'est retrouvé tout près de ses coéquipiers Trevor Lewis et Nick Shore, et a tenté d'avoir le dessus sur eux?

« Un petit peu de bousculade », a résumé Brown.

Ils s'en souviendront toujours.

« C'est quelque chose que nous n'oublierons jamais », a affirmé Vanek.

La journaliste de NHL.com Lisa Dillman a participé à ce reportage

En voir plus