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La nouvelle boutique du Canadien était achalandée à l'approche de Noël

LNH.com @NHL

MONTREAL - La boutique du Canadien était pas mal plus achalandée que le vestiaire de l'équipe, mardi, à l'avant-veille de Noël. Pendant que les hommes de Guy Carbonneau profitaient de leur congé des Fêtes, il y avait beaucoup de va-et-vient, un peu avant l'heure du midi, à la "Zone Canadiens", où on vend différents articles à l'effigie du Tricolore à l'ombre du Centre Bell.

La nouvelle boutique, trois fois et demie plus spacieuse que l'ancienne, a été inaugurée le 4 décembre, en même temps que la Place du centenaire. Cette dernière sert d'ailleurs de corridor d'accès au magasin situé en face de la gare Lucien-L'Allier, ce qui fait que la séance de magasinage devient presque un pèlerinage.

Mardi, en se rendant vers la boutique, une mère expliquait d'ailleurs à sa fille que les petits monuments situés le long du mur du Centre Bell affichent les numéros qui ont été retirés par le CH. La fillette nommait les noms des joueurs dont elle reconnaissait le numéro. Plus loin, une dame prenait une amie en photo devant le bronze de Guy Lafleur.

Le nouvel emplacement rend l'expérience de magasinage beaucoup plus agréable, a souligné Ray Lalonde, le vice-président marketing et ventes du Canadien, lorsqu'on l'a rencontré à la boutique, mardi.

"Avant, l'espace était limité", a-t-il noté, en parlant de l'ancienne boutique, toujours ouverte, qui se trouve près de La Cage aux Sports du Centre Bell mais sera fermée en janvier. "On n'avait pu le faire ici avant parce que l'espace appartenait au Canadien Pacifique, dont l'AMT (l'Agence métropolitaine de transport, qui gère les trains de banlieue) est le principal locataire. Le projet de la Place du centenaire aidant, nous en sommes venus à une entente avec eux pour l'agrandissement de la boutique ici. En échange, nous leur avons donné accès à des espaces qui nous appartenaient, plus à l'arrière, dont ils se servent comme bureaux.

"Ce qui permet aux gens de vivre quelque chose de plus agréable, comme s'ils allaient chez Banana Republic, Gap ou Apple Store, a ajouté Lalonde. Ca se compare maintenant à ce qu'il y a de mieux dans les autres arénas de la Ligue nationale."

Lalonde souligne que le nouvel emplacement permet de mettre en étalage beaucoup plus de produits dérivés. Ceux du centenaire, mais aussi d'autres à la simple effigie du club.

"On compte maintenant de 40 à 50 pour cent d'articles différents de plus, a noté Lalonde. C'étaient toutes des choses qu'on ne pouvait disposer en étalage avant. Alors qu'on ne pouvait que mettre trois ou quatre T-shirts d'une même sorte en étalage dans l'ancienne boutique, maintenant on peut en mettre une quinzaine. Les gens ont tout sous leurs yeux.

"Et pour ce qui est des chandails faits sur mesure, on peut maintenant les faire toute de suite à l'arrière, alors qu'avant, il fallait parfois prendre la commande et dire aux gens de revenir."

Outre les chandails officiels des joueurs actuels du Canadien, il y a différentes versions des maillots anciens du CH qui sont disponibles, dont ceux avec le logo "CA", en laine qui plus est. Beaucoup d'articles traditionnels comme les casquettes et les tasses de café, ayant trait au club et au centenaire, mais aussi des vêtements pour les filles et les femmes, et aussi pour les bambins - sucettes, bavettes et biberons compris - ainsi que des objets insolites comme des boules de billard, des jetons de poker et un jeu de Monopoly "édition du centenaire". Sans oublier les objets du temps des Fêtes, comme des boules et des bas de Noël.

Lalonde a souligné que le Canadien a adopté, pour ses produits dérivés, la même politique que pour la vente de billets.

"De la même façon qu'on s'est dit qu'on ne pouvait pas qu'offrir des billets à 100$ et qu'on a décidé de vendre des billets 10$, on a des produits pour différents budgets", a expliqué Lalonde.

Le Canadien a également su se mettre au diapason des jeunes en ce qui concerne le design de ses produits dérivés. C'est ainsi qu'outre les casquettes aux couleurs traditionnelles, on offre des casquettes à l'allure usée ou au lettrage gothique, ou qui semblent trouées.

"On consulte beaucoup nos joueurs, qui ont pour la plupart de 20 à 25 ans, et qui représentent donc bien les goûts de cette jeune clientèle, a indiqué Lalonde. On leur demande ce qu'ils porteraient une fois sortis du Centre Bell. La mesure ultime, c'est quand on constate que les jeunes portent nos produits dans le métro, dans l'autobus. S'ils le font, c'est parce que c'est 'cool' de le faire."

Le plus gros vendeur demeure le maillot du Canadien, selon Lalonde.

"Il y a sept, huit ou neuf ans, on ne voyait pas 50 chandails du Canadien dans les gradins, a-t-il souligné. Maintenant, quand tu regardes les gens pendant l'hymne national - c'est à ce moment-là qu'on peut le constater le mieux - on voit des centaines de chandails dans chacune des sections.

"C'est là une façon très américaine d'encourager son équipe. Ce n'était pas comme ça avant."

Ceux qui comptent des amateurs du CH dans leur entourage ont jusqu'à 14h, mercredi, pour leurs achats de cadeaux de dernière minute.

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