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Poolers: La dynastie semble loin à Detroit

Les Red Wings ne ressemblent plus à l'équipe qui a trôné au sommet de la ligue et qui regorgeait d'options pour les poolers

par Sébastien Deschambault @SebasdLNH / Chroniqueur LNH.com

Dans un passé pas si lointain, les poolers s'arrachaient les joueurs des Red Wings de Detroit, alors que les Henrik Zetterberg, Pavel Datsyuk, Nicklas Lidstrom et autres Johan Franzen étaient réclamés dans les premières rondes de tous les repêchages. Le seul joueur toujours en activité dans ce groupe est Zetterberg, et il a considérablement ralenti, en plus d'avoir vu la qualité des joueurs qui l'entourent diminuer. La relève, menée par le rapide Dylan Larkin, commence à se montrer le bout du nez, et il faudra que ces jeunes joueurs progressent rapidement si l'équipe souhaite effectuer une transition en douceur dans leur nouvel amphithéâtre, car les embauches de Frans Nielsen et Thomas Vanek sur le marché des joueurs autonomes ne permettront pas à elles seules à faire des Red Wings des aspirants dans l'Association de l'Est.

Sous-évalué : Justin Abdelkader - Ce choix de deuxième ronde des Red Wings en 2005 a discrètement connu une très bonne saison dans les pools multicatégories l'an dernier : 19 buts, 42 points, 13 points en avantage numérique, 120 minutes de punition et 207 mises en échec. Il a d'ailleurs été le seul attaquant de la ligue avec plus de 200 mises en échec, 100 minutes de punition et 40 points. Avec le départ de Datsyuk, son trio complété par Zetterberg et Larkin aura de grandes responsabilités, autant offensivement que défensivement, ce qui devrait lui permettre de reproduire ses statistiques de la dernière campagne.

Surévalué : Niklas Kronwall - Kronwall a déjà représenté une très solide option pour les poolers, surtout lorsqu'il était jumelé au légendaire Lidstrom à la ligne bleue. Il est aujourd'hui associé au moins légendaire Mike Green, et doit passer une bonne partie de son temps à couvrir ses gaffes en défensives, ce qui n'aide ni ses statistiques offensives, ni son différentiel. Comme l'attaque de Detroit n'est plus ce qu'elle a été, il n'amasse plus autant de mentions d'aide secondaires qu'avant. Contrairement à ce que peuvent laisser croire les faits saillants où on le montre en train de démolir ses adversaires à la ligne bleue adverse, Kronwall n'applique que très peu de mises en échec, et décoche tout juste plus d'un tir par match. À 35 ans, il lui sera difficile de porter cette étiquette de défenseur numéro un.

Carte cachée : Teemu Pulkkinen - À la dernière saison de l'entraîneur Jeff Blashill à la barre de Grand Rapids, le club-école des Red Wings dans la Ligue américaine de hockey, Pulkkinen a connu une saison exceptionnelle avec une récolte de 34 buts et 61 points en 46 matchs de saison régulière, avant d'ajouter 14 buts et 18 points en 16 rencontres des séries éliminatoires. Pulkkinen est l'un des rares droitiers de l'organisation, ce qui joue en sa faveur. Il devra cependant prouver sa valeur sans pouvoir prendre part au camp d'entraînement, lui qui est ennuyé par une blessure à l'épaule qui va le tenir à l'écart au début de la campagne. Les poolers doivent garder sa situation à l'œil, et Pulkkinen doit saisir sa chance lorsqu'il l'obtiendra, car il pourrait être contraint de s'exiler dans la KHL s'il ne le fait pas.

Prêt à rebondir : Gustav Nyquist - Après une éclosion spectaculaire en 2013-14, alors qu'il avait récolté 28 buts et 48 points en 47 matchs, Nyquist a ralenti au cours des deux dernières saisons, terminant la dernière campagne avec 17 buts et 43 points en 82 rencontres. Il risque toutefois de se voir confier plus de responsabilités en attaque avec le départ de Datsyuk. D'ailleurs, il a souvent bien fait au cours des trois dernières saisons lorsque ses entraîneurs se sont tournés vers lui afin de pallier l'absence de Datsyuk alors qu'il a récolté 58 points en 64 parties lorsque le Russe n'était pas de la formation. Alors qu'il a habituellement le compas dans l'œil avec un pourcentage de tirs de 13,2 pour cent depuis le début de sa carrière, Nyquist n'a fait mouche que sur 10,6 pour cent de ses lancers l'an dernier. L'attaquant suédois n'a récolté que 12 points en avantage numérique en 2015-16 malgré une utilisation régulière sur le jeu de puissance, alors une amélioration de ce côté pourrait également gonfler son total et lui permettre de franchir le plateau des 60 points.

Espoir à surveiller : Andreas Athanasiou - En deuxième moitié de saison et au cours des séries éliminatoires, l'électrisant choix de quatrième ronde de Detroit en 2012 a prouvé qu'il pouvait évoluer dans la LNH. Reste maintenant à voir comment Blashill va le déployer. Placé sur un trio à vocation offensive, il pourrait être très menaçant avec sa vitesse et ses capacités de manieur de rondelle. S'il se retrouve aux côtés de Steve Ott et Luke Glendening avec comme rôle premier d'appliquer de l'échec-avant, sa production ne sera pas aussi spectaculaire. Il possède une longueur d'avance sur certains autres espoirs de l'organisation comme Anthony Mantha en raison de son expérience en séries l'an dernier, et s'il parvient à tomber dans les bonnes grâces de son entraîneur, il pourrait devenir une des belles surprises de l'année à Detroit.

Situation des gardiens : La saison dernière, sa première derrière le banc des Red Wings, Blashill a fait de Petr Mrazek son gardien numéro un, une sage décision. Mrazek a dominé Jimmy Howard dans toutes les catégories, que ce soit les victoires (27 comparativement à 14), la moyenne de buts alloués (2,33 versus 2,80), le pourcentage d'arrêts (0,921 par rapport à 0,906) et les blanchissages (4-2). Mrazek sera de retour dans son rôle de partant, et Howard touchera plus de 5 millions $ pour servir d'auxiliaire et de police d'assurance. Mrazek pourrait toutefois avoir de la difficulté à maintenir ses statistiques, car les Red Wings sont désormais loin de former une puissance. Leur séquence de 25 participations consécutives aux séries éliminatoires sera gravement en péril cette saison.

 

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