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Crosby n'a qu'à être lui-même

Les Penguins ne s'attendent pas à ce que le capitaine porte l'équipe sur ses épaules

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

TAMPA - Sidney Crosby n'a pas besoin de jouer comme un extra-terrestre pour être utile aux Penguins de Pittsburgh. Il n'a juste qu'à être lui-même.

Plusieurs observateurs et amateurs de hockey souhaiteraient le voir produire davantage à l'attaque, selon les standards d'excellence qu'il a établis depuis ses débuts dans la LNH. Mine de rien, il a les trois buts gagnants des Penguins dans la finale de l'Association de l'Est. En 17 matchs cette année en séries, il montre un respectable total de 15 points (6-9).

« Quand Sidney est lui-même, il est un formidable joueur pour nous », a affirmé l'entraîneur Mike Sullivan, mercredi, avant le retour des Penguins à la maison. C'est ce que nous nous attendons de lui. Il nous aide à gagner dans ce temps-là.

« Notre philosophie d'équipe, c'est que nous ne nous attendons pas à ce qu'aucun joueur ne transporte l'équipe sur ses épaules. Nos succès sont intimement liés au fait que nous obtenons la contribution de tous et chacun. Le message que nous répétons inlassablement aux joueurs est : jouez de la bonne façon en étant vous-mêmes, en utilisant vos propres atouts. »

Les coéquipiers de Crosby savent tout ce qu'il peut apporter au groupe, même s'il ne noircit pas la feuille de score sur une base régulière.

« Tout le monde cherche tout le temps des bibittes », a réagi le défenseur Kristopher Letang dans son franc-parler quand on aborde le sujet. « Que Sidney produise ou non, ça n'a pas d'importance. Les adversaires lui accordent tellement d'attention. Parfois, ils se mettent à deux défenseurs pour le surveiller. Ça libère d'autres gars sur la glace et, surtout, ça fatigue les joueurs adverses. Nous on ne porte aucune attention à sa production. On regarde ce qu'il amène dans un match. Quand il déploie de la vitesse, il fait mal aux adversaires. »

On l'a vu mardi sur la séquence de son but vers la fin de la deuxième période. Le Lightning a été pris de court à sa ligne bleue, à la suite du revirement provoqué par Patric Hornqvist. Comme un fauve, Crosby a récupéré la rondelle et il a embrayé en cinquième vitesse pour se moquer de deux rivaux et de déjouer le gardien Andrei Vasilevskiy.

« Dès que j'ai fait demi-tour avec la rondelle, j'ai vu un peu d'espace devant et j'ai accéléré dans l'ouverture. Patric a fait un superbe jeu. S'il ne crée pas le revirement dans son repli, il ne se passe rien et le Lightning contre-attaque sans doute. »

Jeudi, à l'occasion du septième match contre le Lightning de Tampa Bay au Consol Energy Center (20h HE; TVA Sports, CBC, NBCSN), Crosby tentera de propulser les Penguins vers une participation à la finale de la Coupe Stanley. Ce serait sa troisième pour lui - sa première depuis que les Penguins ont gagné la coupe en 2009.

« Au fil des expériences que vous accumulez, vous réalisez combien c'est difficile de vivre des occasions semblables, a-t-il commenté. S'il y a quelque chose, vous appréciez davantage d'être rendu à ce stade des séries parce que vous devez le mériter. »

Tant Crosby que Sullivan ainsi que les joueurs du Lightning, on n'estime pas qu'aucune équipe ne va amorcer le match no 7 avec un avantage psychologique ou autre.

« Nous demeurons exactement dans la même position que mardi, a rappelé Crosby. Vous avez vu la façon que nous nous sommes comportés et que nous avons jouée. Je m'attends à ce que nous fassions la même chose jeudi. »

Les Penguins n'ont guère eu de succès à domicile dans les matchs ultimes en séries éliminatoires, avec un dossier de 2-7. Ils ont un dossier parfait de 5-0 à l'étranger.

En 2011, les deux équipes s'étaient retrouvées dans une septième rencontre à Pittsburgh. Le Lightning l'avait emporté 1-0 grâce au but de Sean Bergenheim et aux 36 arrêts de Dwayne Roloson. Comme quoi, il a coulé beaucoup d'eau sous les ponts en cinq ans…

Pour la petite histoire, Crosby tentera d'être le deuxième joueur de l'histoire de la LNH à obtenir les quatre buts gagnants de son équipe dans une même série. Le seul qui peut se targuer de cette distinction est Mike Bossy des Islanders de New York qui a signé l'exploit en finale d'association en 1983 contre les Bruins de Boston - que les Islanders ont gagnée 4-2.

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