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CMJ: Le Canada prendra la route de terre

La troupe de Tim Hunter croisera le fer contre la Finlande en quarts de finale

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

VANCOUVER - Le Canada n'avait besoin que d'une victoire contre la Russie pour s'assurer d'un début de ronde éliminatoire plus aisé, qui lui aurait assurément permis de se mettre lentement dans le bain, contre la Slovaquie.

Jusque-là invaincue, la troupe de Tim Hunter s'est inclinée 2-1 et a du même coup reçu son billet pour la voie la plus ardue jusqu'à la finale du Championnat mondial junior. Les Canadiens devront se mettre en marche dès les quarts de finale puisque la Finlande (2-0-2-0) l'attendra de pied ferme.

« Je n'ai pas trop porté attention, est-ce que la Slovaquie est bien pire que la Finlande? », a demandé l'entraîneur-chef Tim Hunter lorsqu'on l'a questionné au sujet des quarts de finale.

« J'étais trop occupé à regarder notre équipe. Peu importe qui sera notre adversaire, nous jouerons notre meilleur match et ça ne m'inquiète pas. Tu ne peux pas commencer à te préoccuper de ça dans ce tournoi, surtout quand tu perds un match dans ton groupe. »

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Si Hunter veut une réponse honnête à la question qu'il a renvoyée aux journalistes : oui, la Finlande est plus menaçante que la Slovaquie. Avant leur défaite de 4-1 contre les États-Unis lors du dernier match de la ronde préliminaire, lundi, les Finlandais n'avaient accordé que trois buts à leurs adversaires.

Ils comptent sur des joueurs ayant l'expérience de la Ligue nationale - Eeli Tolvanen (NSH), Henri Jokiharju (CHI) et Urho Vaakanainen (BOS) - sur un espoir de haut calibre en Kaapo Kakko et sur un gardien solide en Ukko Pekka-Luukkonen.

La menace est bien là. Aucun doute.

Mais le Canada demeure l'une des équipes les plus talentueuses du tournoi. Et ce n'est pas parce qu'elle s'est inclinée par un but qu'elle aura perdu tous ses moyens.

« Nous devons croire en nous, ce n'est qu'une défaite, a relativisé le capitaine Maxime Comtois. Ce n'est qu'une défaite. Nous ne sommes pas éliminés, nous aurons une chance de jouer les quarts dans deux jours et de batailler pour une médaille.

« Ce match est bon pour notre équipe. Nous allons encore avoir à faire face à de l'adversité dans les prochains matchs et il faut en sortir grandis. Il faut apprendre de nos erreurs et ne pas les répéter contre la Finlande. »

Contre les Russes, les Canadiens n'ont pas été en mesure de générer autant de chances de marquer que lors des autres rencontres de la ronde préliminaire. La formation russe représentait sans aucun doute le plus gros défi du Canada et l'équipe n'a pas su le relever.

Elle n'a toutefois pas montré son vrai visage, selon les principaux intéressés.

« Il y a eu des moments dans le match où nous n'avons pas joué rapidement, a analysé Hunter. Nous n'avons pas levé le pied, c'est seulement une question de jouer avec la pédale au fond. C'est un peu différent. Quand nous commençons le match, nous devons appuyer sur le champignon regarder vers l'avant et être l'agresseur.

« Nous n'avons pas joué de cette manière et c'est comme ça que les équipes gagnantes jouent. »

Une leçon

Pendant leur parcours jusqu'à la médaille d'or l'an dernier, il ne faut pas oublier que les Canadiens ont trébuché en tirs de barrage contre les États-Unis en ronde préliminaire et qu'ils n'ont jamais perdu par la suite.

« Après le match, j'ai dit au joueur que c'était une leçon, a élaboré Hunter, qui était adjoint à Dominique Ducharrme en 2018. C'est une leçon gratuite, nous ne sommes pas éliminés. Nous sommes passés par là l'an dernier. Nous aurions dû gagner ce match contre les Américains, mais nous avons appris de ça.

« C'est ce que nous ferons aujourd'hui et demain. Nous passerons à autre chose, nous bâtirons quelque chose. Ils savent ce que nous devons mieux faire et ce que nous avons fait de bien. Nous sommes tous dans le même bateau. »

Comtois est le seul joueur de l'édition actuelle qui est passé par là et c'est l'expérience qu'il tentera de transmettre dans le vestiaire de l'équipe dans les prochains jours.

« L'an dernier, ç'a aidé notre équipe et c'est la même chose qui va se produire cette année, a-t-il lancé. Nous allons prendre un pas de recul, faire nos devoirs et être prêts pour le prochain match. »

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