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Carnet de bord : Pierre-Édouard Bellemare, match no 1

« Parfois tu travailles, tu travailles, et la récompense arrive »

par Pierre-Édouard Bellemare @bellsy78 / Collaboration spéciale LNH.com

Parfois tu travailles, tu travailles, et la récompense arrive. Tu ne sais pas pourquoi ça arrive dans un match précisément, c'est comme ça. Lundi, ç'a été un de ces matchs pour notre trio. Nous n'avons rien fait de particulier. Nous avons uniquement tenté de travailler plus fort que les trios contre lesquels nous étions opposés, et ç'a fonctionné. 

Évidemment, nous ne nous attendons pas à marquer des buts à tous les matchs, surtout pas trois comme dans la première rencontre de la Finale de la Coupe Stanley, mais c'est agréable de contribuer offensivement.

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Je joue avec deux ailiers vaillants qui aiment amener le palet jusqu'à la cage. Ryan (Reaves) a un grand impact sur l'équipe depuis qu'on a fait son acquisition en février et Tomas (Nosek) vaque à ses affaires sans faire de bruit.

Je sais que Tomas a connu des séries du tonnerre dans la Ligue américaine de hockey (LAH), l'an dernier. Il a été un grand artisan de la conquête de la Coupe Calder des Griffins de Grand Rapids. Avec nous, il possède plus de qualités qu'il peut en démontrer en fait, dans le rôle qu'on lui confie. C'est génial de voir que ça paie pour lui. Si jeune, il a déjà une bonne routine et il est très mature. Il ne modifie jamais sa façon d'être, peu importe.

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Pour moi du coup, quand tu sais comment tes coéquipiers jouent, c'est beaucoup plus simple. Pour quelque raison que ce soit, depuis quelques matchs, nous avons davantage confiance en nos moyens. Nous jouons mieux dans notre zone, ça procure des raisons à notre "coach" de nous utiliser davantage. Avant le premier but de Tomas, les Capitals ont envoyé leur quatrième ligne sur la glace. L'entraîneur aurait pu nous changer et faire appel au premier trio. À la place, il nous a laissés sur le jeu et ç'a fonctionné. Il ne faut pas chercher de midi à 14 heures. Ça s'est bien passé pour nous, et voilà, on passe au prochain match mercredi.

Pour ce qui est de la performance de l'équipe, j'ai trouvé que nous n'avons pas spécialement été nerveux. Nous avons connu un bon début de partie, avant de nous tirer une balle dans le pied en essayant des jeux qui ne fonctionnaient pas aux lignes bleues. Forcément, ç'a donné de la vie aux Capitals. C'est une bonne équipe.Ils vont te faire payer chèrement tes erreurs.

Les Capitals préconisent un style de jeu différent des équipes que nous avons affrontées jusqu'à maintenant. Comme nous, ils possèdent un bon jeu de transition. À certains moments, nous avions de l'espace pour manœuvrer et à d'autres nous n'en avions pas. Les erreurs commises ont fait en sorte de rétrécir notre espace, mais c'est la Finale de la Coupe Stanley. Nous ne pensions pas l'emporter 6-0. Ç'a été un match serré. Les Capitals ne lâchent jamais prise. Ils sont venus de l'arrière deux fois et ils ont pris les devants deux autres fois, mais nous avons trouvé une façon de gagner.

*** 

Après le match, j'ai accordé des entrevues en anglais et en français, évidemment, et même en suédois. J'ai appris la langue quand j'ai évolué là-bas pendant huit saisons. La Finale est très suivie et je sais que c'est un peu la folie en France. Il y a des journalistes français qui se sont déplacés à Las Vegas.

On m'a dit que je suis réellement le premier Français qui voit de l'action en Finale de la Coupe de la LNH. « Cristo » (l'ancien gardien, Cristobal Huet) a pris part à la Finale avec les Blackhawks de Chicago en 2010, mais il n'avait pas joué.

Je ne m'étais pas arrêté à penser à ça. J'étais simplement content d'être sur une si courte liste avec « Cristo ». C'est un immense plaisir avec tout le respect que j'ai pour lui.

On m'a posé la question : non, nous n'avons pas discuté ensemble avant la Finale. Je pense que tout le monde essaie de me laisser dans ma bulle. Je reçois des messages d'encouragement et de félicitations, mais les gens sont respectueux de mon intimité.

Je ne suis pas du type nerveux. Ma journée de lundi n'a pas été différente des autres journées de match. J'ai fait une bonne sieste de 30 minutes. Puis après, je suis arrivé à la patinoire et je me suis dit : « bon ça y est, c'est parti ». J'ai essayé d'amener de l'énergie dans le vestiaire. 

J'ai trouvé la cérémonie d'avant-match, avec la présentation des formations partantes par le célèbre présentateur de boxe américain Michael Buffer, un peu longue. Je n'aime pas trop ça. Tu es tellement prêt, réveillé et vif, et là ça prend cinq minutes avant que le palet soit lâché sur la glace. Mais c'est la Finale de la Coupe Stanley, il faut qu'il y ait un peu de « show ».

Quand ç'a finalement été à notre tour d'embarquer sur la glace, j'ai simplement dit à mes compagnons de trio que nous allions tenter de jouer notre meilleur match. Dès notre première présence, nous avons obtenu une chance de marquer. Ça nous a insufflé de la confiance. Nous avons par la suite bien communiqué ensemble, ce qui n'a fait qu'augmenter notre niveau de confiance.

*Propos recueillis par Robert Laflamme, journaliste principal LNH.com

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