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Carbo a trouvé difficile de gérer la situation des joueurs autonomes

LNH.com @NHL

MONTREAL - Une des recommandations que Guy Carbonneau va sûrement faire à Bob Gainey, quand les deux amis vont se reparler, c'est de ne plus amorcer une saison avec la moitié de l'équipe qui peut potentiellement se prévaloir du statut de joueur autonome sans compensation, à la fin de la saison.

Carbonneau a reconnu que la possibilité que plus d'une dizaine de joueurs du Canadien deviennent libres comme l'air, à la fin de cette saison, a été difficile à gérer pour lui.

"Je ne peux pas nier que ç'a été une situation extrêmement difficile, a-t-il dit. On accorde de gros montants d'argent aux athlètes. Tout le monde veut tirer la couverte de son bord. C'est une réalité. A chacune des saisons, des équipes vont être affectées plus que d'autres, en raison du plafond salarial. On va voir ça plus fréquemment à l'avenir. Les équipes vont devoir apprendre à se prémunir face à des situations semblables, à s'adapter un peu mieux.

"La situation a été exceptionnelle à Montréal cette saison. Elle ne s'était jamais produite. C'est sûr que le prochain entraîneur et l'organisation vont retenir la leçon de ce qui s'est passé."

Carbonneau était par ailleurs confiant d'avoir les outils en main afin de redresser la barque, même si le directeur général Bob Gainey n'a pas trouvé de renfort à la date limite des transactions.

"C'est sûr que comme entraîneur, on souhaite toujours avoir du renfort. Mais l'organisation a fait ce qu'elle devait. On est allé chercher Mathieu Schneider et Glen Metropolit peu de temps avant la date limite. Ce n'est pas comme si on n'avait pas bougé.

"Moi, je fondais mes espoirs sur les retours au jeu d'Alex Tanguay et de Guillaume Latendresse."

Il a dû répondre à plusieurs questions quant à la langue parlée de son successeur. Il a fait dérider l'auditoire en lançant que ce serait plus facile pour lui s'il maîtrisait uniquement le "chinois".

Plus sérieusement, il a indiqué que ce serait préférable que le prochain entraîneur s'exprime en français. Mais que la compétence devrait être le facteur le plus important.

"On doit choisir le meilleur candidat, peu importe la langue qu'il parle. Il pourrait parler le chinois en autant que l'équipe a du succès", a-t-il affirmé.

Des précisions

Carbonneau a profité de la tribune afin de remettre les pendules à l'heure quant à quelques-unes des dernières décisions qu'il a prises. Comme celles de miser sur Carey Price à Atlanta et à Dallas, au retour de Jaroslak Halak dans l'équipe, et de ne pas quitter Dallas après le match du 8 mars, la veille de son congédiement.

"J'ai personnellement discuté avec 'Jaro' à son retour. Ce n'est pas Kirk Muller qui l'a fait. Je lui ai demandé s'il était prêt à jouer. Il m'a répondu: 'Non'. Avant le match suivant, j'ai été lui demander de nouveau. Il a été hésitant dans sa réponse. Quand c'est le cas, on fait appel au joueur qui est en forme. C'est ce que j'ai fait."

Quant aux reproches qu'on lui adresse d'avoir gardé l'équipe à Dallas, afin qu'il puisse passer du temps avec sa famille, il les a qualifiés "d'enfantillage".

"Nous sommes restés à Dallas afin de permettre aux joueurs d'avoir leur souper des recrues", a-t-il tranché, en s'impatientant quelque peu pour la première fois de la conférence de presse.

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