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Aperçu de la série Pittsburgh-New York

Les Penguins et les Rangers s'affrontent en séries pour une troisième année de suite

par Wes Crosby et Dan Rosen / Journalistes NHL.com

Le 7 mai 2014, les Penguins de Pittsburgh ont vaincu les Rangers de New York 4-2 au Madison Square dans le match no 4 de leur duel de deuxième ronde des séries éliminatoires de la Coupe Stanley, et ils semblaient sur le point d'éliminer leurs rivaux de section. 
Les Penguins, qui avaient échappé le premier match de cette série, ont remporté les trois parties suivantes, dominant New York par un pointage combiné de 9-2 au cours de ces trois rencontres, et ils semblaient en voie d'atteindre la finale de l'Association de l'Est.

Les Rangers ont toutefois renversé la situation en gagnant les trois matchs suivants, incluant un gain de 2-1 dans le match ultime à Pittsburgh. Les Penguins ont congédié l'entraîneur Dan Bylsma après la saison. Au cours des séries éliminatoires 2015, les Rangers ont éliminé les Penguins en cinq parties, ce qui leur donne un dossier de 7-1 contre Pittsburgh au cours du tournoi printanier depuis le quatrième match de 2014.
Les Penguins ont semblé sentir les contrecoups de cette autre élimination hâtive au début de la présente saison, affichant une fiche de 15-10-3, ce qui a mené au congédiement de l'entraîneur Mike Johnston. Le nouvel entraîneur Mike Sullivan, un ancien entraîneur adjoint des Rangers, a cependant redressé la barre, et les Penguins amorcent les séries à titre de l'une des équipes de l'heure dans la ligue.
Les Penguins peuvent compter sur la grande vedette Sidney Crosby, qui a récolté 36 buts et 85 points après un départ difficile. Ils misent également sur le fantastique défenseur Kris Letang et le rapide attaquant Carl Hagelin, qui, en tant que membre des Rangers la saison dernière, a éliminé Pittsburgh grâce à son but en prolongation dans le match no 5.
Les Rangers peuvent toutefois répliquer avec Henrik Lundqvist, qui a connu une autre campagne phénoménale, t qui a remporté un total de 24 matchs de séries éliminatoires au cours des deux dernières saisons. Les Rangers sont amochés, alors que le capitaine Ryan McDonagh sera possiblement à l'écart pour au moins le début du tournoi printanier en raison d'une blessure à la main. Un autre défenseur, Dan Girardi, représente également un cas douteux, tout comme le centre Eric Staal, qui a été acquis des Hurricanes de la Caroline dans une transaction le 28 février.
Les intrigues ne manqueront pas alors que les deux équipes vont croiser le fer pour une troisième année de suite en séries.


ATTAQUANTS

Penguins : Les Penguins ont repris leurs airs des beaux jours après avoir semblé perdre leur identité pendant plus d'une saison. Après avoir connu des ennuis offensivement pendant la totalité du passage de l'ancien entraîneur Mike Johnston derrière le banc, l'attaque autrefois explosive de Pittsburgh a repris vie, menée par un Sidney Crosby revigoré.

Après avoir connu le pire début de saison de sa carrière de 11 ans dans la LNH (neuf points et deux buts à ses 18 premiers matchs), Crosby a rebondi, et plus encore, au point de se faire une place bien méritée dans les conversations entourant le trophée Hart. L'excellent rendement de Crosby est devenu nécessaire quand le centre Evgeni Malkin, qui a été la seule menace offensive constante de Pittsburgh jusqu'au mois de décembre, est tombé au combat en raison d'une blessure au haut du corps qui pourrait le tenir à l'écart pour toute la première ronde de l'Association de l'Est. 

L'attaquant Nick Bonino a remplacé Malkin entre Carl Hagelin et Phil Kessel. La dynamique de cette unité s'est même améliorée en l'absence de Malkin, alors que Bonino s'est ajusté à la vitesse de ses compagnons de trio en adoptant un style davantage nord-sud, plutôt que le style est-ouest auquel Malkin est habitué.

Les Penguins ne sont généralement pas épargnés par les blessures, et l'histoire n'a pas été différente cette saison. En plus de Malkin, leur profondeur en attaque semble avoir été décimée par les blessures, notamment avec les attaquants des deux derniers trios Kevin Porter, Scott Wilson et Bryan Rust. Pittsburgh a toutefois l'habitude de boucher les trous sur ces deux unités avec des attaquants de Wilkes-Barre/Scranton, qui ont apporté une surprenante production au sein des trios de soutien.

Les attaquants recrue Conor Sheary et Tom Kuhnhackl ont été en mesure d'inscrire un but de temps à autre, et si le centre recrue Oskar Sundqvist n'a pas encore trouvé ses repères offensivement, il pivote un quatrième trio aux côtés de Beau Bennett qui peut inscrire un but opportun lorsque nécessaire.

« Ils effectuent plusieurs de ces tâches ingrates qui n'apparaissent pas sur la feuille de pointage, a noté l'entraîneur Mike Sullivan. Cependant, ils nous aident assurément à remporter des matchs. »

Le véritable pilier du groupe d'attaquants qui forment les troisième et quatrième trios a été le vétéran attaquant Matt Cullen, qui a surpris bien des gens avec une pointe de production en fin de saison à l'âge de 39 ans alors qu'il pivotait le troisième trio.


Rangers : La profondeur de l'équipe à la position de centre, en commençant par Derick Brassard et Derek Stepan, est cruciale. Brassard a connu la meilleure saison offensive de sa carrière (27 buts et 31 mentions d'aide), tandis que Stepan a établi un sommet en carrière en marquant 22 buts tout en décochant davantage de tirs par rencontre qu'à ses cinq saisons précédentes. 
 
À son premier match de séries, New York pourrait aligner deux joueurs de centre sur sa troisième ligne. Kevin Hayes est officiellement un joueur de centre, rôle où il se sent le plus à l'aise, mais Eric Staal a évolué à la même position pour la majeure partie de sa carrière et obtient plus de succès aux cercles des mises en jeu que Hayes. Samedi, Staal a quitté l'ultime rencontre de la saison régulière des Rangers après avoir été frappé à la tête par son coéquipier Jesper Fast.  
 
Dominic Moore incarne l'archétype idéal du centre de quatrième ligne pour les Rangers, efficace en échec avant, agressif et responsable défensivement. 
 
Les Rangers relancent leur attaque en profitant de la vitesse, du gabarit et du talent de leurs ailiers. Rick Nash, Chris Kreider, J.T. Miller et Staal combinent ces trois éléments. Nash, Kreider et Miller sont particulièrement difficiles à stopper lorsqu'ils prennent d'assaut le filet adverse. Seul petit hic, ils ne le font pas toujours. 
 
Mats Zuccarello, meilleur pointeur de New York cette saison (61 points), est l'exception qui confirme la règle chez les Rangers parce qu'il ne mesure que 5 pieds 7 pouces, mais son talent et son ardeur au travail compensent largement sa taille. 
 
Jesper Fast ne se démarque pas par son talent, mais il est sans doute l'attaquant le plus important des Rangers. Il peut s'aligner sur n'importe quel trio et la qualité du jeu de la ligne qu'il complète semble toujours s'améliorer, peu importe les responsabilités que lui confie l'entraîneur Alain Vigneault. Dernièrement, Hayes et Staal sont ses compagnons de trio habituels. 
 
Viktor Stalberg et Tanner Glass entourent Moore sur la quatrième ligne, qui, à certains moments, a offert le jeu le plus agressif et le plus soutenu pour les Rangers. Au besoin, Oscar Lindberg, qui peut occuper le poste de centre ou d'ailier, offre une flexibilité supplémentaire à Vigneault. 

DÉFENSEURS
Penguins : Kris Letang a été aussi impressionnant, sinon plus impressionnant, que Crosby au cours des derniers mois. Letang a été un véritable bourreau de travail à la ligne bleue des Penguins dans tous les sens du terme, passant en moyenne près de 27 minutes par match sur la glace, surpassant à quelques reprises le plateau des 30 minutes.

Ce qui a rendu les efforts de Letang encore plus impressionnants, c'est qu'il a continué à offrir un excellent rendement en l'absence d'Olli Maatta, qui est réévalué sur une base hebdomadaire en raison d'une blessure au bas du corps. Trevor Daley a été appelé à évoluer aux côtés de Letang, et il a très bien fait, tandis que les deux autres paires de défenseurs ont été solides défensivement tout en offrant une production offensive minimale.

Après avoir été rayé de l'alignement pendant un mois entre le 21 janvier et le 21 février, Ian Cole a réintégré l'alignement aux côtés de Justin Schultz sur le troisième duo de défenseurs de Pittsburgh. Cole a répondu en disputant probablement son meilleur hockey depuis qu'il a été acquis des Blues de St. Louis la saison dernière.

L'absence de Maatta pourrait faire mal si elle devait se prolonger tard en séries éliminatoires. Maatta et Letang apportent une combinaison dévastatrice d'efficacité offensive et de fiabilité défensive qui est presque impossible à reproduire pour les Penguins.


Rangers : Ryan McDonagh, capitaine des Rangers et le meilleur défenseur de l'équipe, a raté les trois dernières rencontres de la saison régulière en raison d'une blessure à la main et, pour le moment, est à l'écart indéfiniment. Dan Girardi a quant à lui raté les deux derniers matchs de la saison régulière de l'équipe, blessé au haut du corps. 
 
La blessure de Girardi semble moins grave que celle de McDonagh, mais l'absence de McDonagh pour une période indéterminée en séries porte un coup bien plus dur aux chances de succès des Rangers que la perte des services de Girardi. McDonagh a mené les Rangers au chapitre du temps de glace (22:21) et a régulièrement affronté les meilleures lignes adverses. 
 
Mais l'unité défensive des Rangers, complétée par Kevin Klein, Marc Staal, Keith Yandle et Dan Boyle, possède suffisamment de profondeur, de talent réparti et d'expérience pour compenser l'absence de McDonagh et Girardi. 
 
Klein fait office de canif suisse vivant de Vigneault, pouvant compléter n'importe quel duo défensif, jouant aussi bien en supériorité numérique qu'en infériorité numérique, que son temps de glace soit limité ou allongé. 
 
La lecture du jeu de Staal avec ou sans la rondelle s'est améliorée dans la dernière étape de la saison régulière. Yandle est le joueur le plus électrisant des Rangers, s'illustrant par sa vision du jeu, son maniement de la rondelle et son jeu de passes. Il agit comme quart-arrière de la première unité en avantage numérique de l'équipe. 
 
Les Rangers ont tendance à maîtriser la rondelle lorsque Boyle est sur la glace, ce dernier n'étant habituellement pas jumelé aux adversaires les plus dangereux. Il demeure menaçant en supériorité numérique. 
 
Les recrues Dylan McIlrath et Brady Skjei pourraient se trouver dans le feu de l'action en raison de l'absence de McDonagh et Girardi. Skjei est le plus agile des deux recrues. McIlrath est combatif, mais doit parfaire son positionnement. 

GARDIENS
Penguins : Il s'agit du principal point d'interrogation pour Pittsburgh. Est-ce que Marc-Andre Fleury sera prêt à temps? Est-ce que les Penguins devront se tourner vers le gardien recrue Matthew Murray pendant une partie de leur parcours en séries? Murray lui-même sera-t-il en mesure de jouer, compte tenu du fait qu'il n'a pas terminé le dernier match de Pittsburgh?
Fleury, la principale raison qui explique pourquoi les Penguins ont survécu à deux horribles mois en début de saison, a subi une deuxième commotion cérébrale cette saison après avoir aidé Pittsburgh à vaincre les Predators de Nashville 5-2 le 31 mars.
Murray a amorcé le match suivant contre les Islanders de New York, et il en a profité pour signer son premier jeu blanc en carrière. Il a obtenu un autre départ dès le lendemain et a réalisé 28 arrêts dans un gain de 6-2 contre les Flyers de Philadelphie.
Après avoir été nommé gardien de l'année et recrue de l'année dans la LAH la saison dernière, Murray a impressionné à son premier séjour dans la LNH, mais il n'a pas encore vécu la pression liée aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley.
Si Murray n'est pas en mesure de jouer, les Penguins devront se tourner vers un duo de gardiens composé de Tristan Jarry et Jeff Zatkoff.  


Rangers : Depuis qu'Henrik Lundqvist est leur gardien de but partant, les Rangers ont amorcé chacune de leurs séries convaincus de compter sur les services du meilleur gardien de but et rien ne change cette saison. Lundqvist est toujours aussi dominant, pouvant à lui seul voler un match ou même une série. 
 
Lundqvist, comme toujours le joueur le plus utile aux Rangers, a été dominant en séries, remportant 54 victoires grâce à un pourcentage d'arrêts de ,923 et une moyenne de buts alloués de 2,22 buts en 111 départs. En deux présences en séries sous les ordres de Vigneault, Lundqvist a signé 24 victoires, conservant un pourcentage d'arrêts de ,927 et une moyenne de buts alloués de 2,12 buts. 
 
Lundqvist pourrait également être le gardien de but le plus dominant de l'histoire de la LNH en situation de septième match d'une série. 
 
Il a remporté six septièmes matchs de série consécutifs, un record de la LNH, avant de capituler 2-0 devant le Lightning de Tampa Bay au septième match de la finale de l'Association de l'Est de la saison dernière. Il a accordé neuf buts sur 333 tirs et affiche un pourcentage d'arrêts de ,961 en huit septièmes matchs de série. 
 
Antti Raanta a connu une bonne saison à titre de gardien de but auxiliaire, mais les Rangers Rangers ne peuvent s'imaginer à quoi ressembleraient leurs chances en séries sans Lundqvist puisqu'ils comptent sur les prouesses de ce dernier depuis son arrivée en 2005. La destinée des Rangers en séries est étroitement liée à celle de Lundqvist.


ENTRAÎNEURS
Penguins : Sullivan a redressé de main de maître la situation des Penguins depuis qu'il a remplacé Johnston le 12 décembre. À ce moment, Pittsburgh montrait une fiche de 15-10-3 et éprouvait de la difficulté à inscrire plus de deux buts.

Ce revirement ne s'est pas produit du jour au lendemain. Sous les ordres de Sullivan, le jeu des Penguins ressemblait beaucoup à celui qu'ils avaient offert sous la férule de Johnston au cours d'une séquence de quatre revers au début du règne du nouvel entraîneur. L'offensive s'est toutefois réveillée à un certain moment.

Crosby a commencé à trouver son rythme. Malkin n'a pas ralenti. Letang a rebondi. Kessel a éventuellement commencé à jouer comme l'attaquant que Pittsburgh s'attendait à obtenir lorsqu'ils ont fait son acquisition des Maple Leafs de Toronto en juillet.

Les Penguins ont souvent été confrontés à des déficits de plus d'un but récemment pour finalement se sauver avec la victoire, notamment avec un gain de 5-3 contre les Sénateurs d'Ottawa le 5 avril après avoir tiré de l'arrière 3-0 tôt en deuxième période. Pittsburgh semble avoir retrouvé la confiance qui leur manquait vers la fin de la dernière campagne, et la majeure partie du crédit revient à Sullivan.

« Je pense que chaque année, vous voulez atteindre votre sommet au bon moment. Vous voulez jouer votre meilleur hockey au début du printemps, a souligné le défenseur Ben Lovejoy. Je crois que c'était très difficile pour nous l'an dernier à pareille date. Cette année, c'est complètement différent. Nous avons le sentiment que nous jouons notre meilleur hockey, nous pouvons battre n'importe qui, n'importe quand. »


Rangers : Les Rangers ont connu plus de succès lors de chacune des deux saisons sous la barre de Vigneault qu'à leurs dix présences en séries précédentes. Ils ont atteint le cinquième match de la Finale de la Coupe Stanley en 2014 et le septième match de Finale de l'Association de l'Est la saison dernière, présentant une fiche de 24-20. 
La fiche en carrière de Vigneault en séries est de 61-61, plaçant celui-ci au cinquième rang parmi les entraîneurs à l'emploi de la Ligue pour le nombre de victoires en séries, à égalité avec Claude Julien des Bruins de Boston. Dans l'histoire de la LNH, les deux entraîneurs partagent le 14e rang avec Jacques Lemaire à ce chapitre. Vigneault a dirigé 122 matchs de séries, se classant au 12e rang à ce chapitre dans l'histoire de la Ligue. 
 
Toutefois, contrairement aux autres entraîneurs à l'emploi dans la Ligue ayant connu autant de succès que lui, Vigneault n'a jamais remporté la Coupe Stanley. Il a atteint la Finale de la Coupe Stanley à deux reprises, la série finale opposant les Canucks de Vancouver et les Bruins de Boston en 2011 nécessitant une septième rencontre. 
 
Pat Quinn est l'unique entraîneur de l'histoire de la LNH à avoir remporté plus de rencontres et dirigé plus de matchs en séries que Vigneault sans remporter la Coupe Stanley. 

UNITÉS SPÉCIALES
Penguins
: Si les Penguins sont explosifs à 5-contre-5, ils peuvent manquer d'éclat à 5-contre-4.

Le jeu de puissance des Penguins a retrouvé son aplomb récemment, produisant notamment trois buts en deux rencontres face aux Islanders et aux Flyers les 2 et 3 avril, mais il s'agit néanmoins de la facette du jeu la moins efficace de Pittsburgh au cours du dernier mois. En l'absence de Malkin, les Penguins semblent parfois perdus avec l'avantage d'un homme, se contentant de faire circuler la rondelle, égrenant une bonne partie de leur jeu de puissance avant même de décocher un tir qui allait être bloqué et de voir la rondelle sortir du territoire ennemi.

Même lorsque Malkin est dans l'alignement, les Penguins sont occasionnellement aux prises avec ce problème d'effectuer trop de passes, mais le jeu semble se clamer et la première vague semble plus organisée. Lorsqu'il est absent, Pittsburgh a modifié ses deux vagues avant presque chaque rencontre afin de trouver des combinaisons potables.

L'unité d'infériorité numérique fonctionne toutefois très bien. Elle se classe parmi les 10 premières de la ligue en adoptant un style agressif qui a mené à plusieurs buts en désavantage numérique au cours des dernières semaines.
Rangers : L'avantage numérique des Rangers a connu une saison en dents de scie, mais, dans l'ensemble, a été supérieur à la moyenne et profitable, particulièrement à domicile. 
 
Au cours de leurs 19 premiers matchs, les Rangers ont converti 8 de leurs 45 occasions en avantage numérique (17,8 pour cent). Ils ont ensuite connu une séquence heureuse de 17 parties au cours desquelles ils ont marqué 14 buts en 57 supériorités numériques (24,5 pour cent) du 21 novembre au 22 décembre, avant de sombrer dans une léthargie de 18 rencontres, ne convertissant que deux de leurs 50 avantages numériques jusqu'au 10 février. 
 
Depuis, les Rangers ont profité d'un rendement stable en avantage numérique, convertissant près de 25 pour cent de leurs supériorités numériques au cours des deux derniers mois de la saison régulière, un signe particulièrement encourageant en vue des séries éliminatoires. 
 
Le jeu en infériorité numérique de l'équipe est également un signe de bon augure pour les Rangers, celui-ci ayant profité de l'arrivée d'Eric Staal, acquis des Hurricanes de la Caroline dans un échange le 28 février, au cours du dernier quart de la saison. Dans l'ensemble, le désavantage numérique de New York a été l'un des pires de la Ligue, mais, ce qui importe, c'est qu'il s'est amélioré en fin de saison. 

JOUEUR D'IMPACT
Penguins
Carl Hagelin
- Vitesse. C'est le mot qui vient à l'esprit lorsque vient le temps d'analyser le style de Hagelin.

Il possède cette vitesse dont les Penguins avaient désespérément besoin lorsqu'il a été acquis des Ducks d'Anaheim le 16 janvier. Cette transaction a rapporté gros, alors qu'elle a stabilisé les deux premiers trios de Pittsburgh, ce qui a été encore plus évident lorsqu'il a amassé au moins un point dans six matchs sur sept entre le 26 mars et le 5 avril, pour un total de huit points et cinq buts.

Avec son arrivée sur le deuxième trio aux côtés de Bonino et Kessel, si Malkin n'est pas en mesure d'effectuer un retour, les Penguins possèdent au moins deux trios qui peuvent produire. Ce n'était pas le cas la saison dernière, alors que Crosby et Patric Hornqvist semblaient être les deux seuls joueurs des Penguins capables de marquer, et Pittsburgh a baissé pavillon en cinq matchs en première ronde dans l'Association de l'Est devant les Rangers de New York.

Si Pittsburgh éprouve autant de difficultés à l'attaque, il s'agirait d'une surprise, en partie parce que Hagelin semble destiné à poursuivre sur sa lancée au cours de la première ronde.


Rangers
Chris Kreider
-- Les chances des Rangers d'atteindre la deuxième ronde des séries reposent en partie sur le jeu engagé de Chris Kreider. Il peut prendre les choses en main et dicter l'allure d'une rencontre, et par le fait même d'une série, grâce à sa vitesse et sa capacité à créer des ravages devant le filet adverse. 
 
Les Rangers seront dans le pétrin si Kreider joue comme il a joué en première moitié de saison, période au cours de laquelle il semblait peiner à suivre le rythme, se trouver hors position et être par le fait même fréquemment muselé. Il ne fonçait pas au filet et semblait incapable de soutenir un échec avant robuste et efficace. 
 
Les Rangers auront de meilleures chances d'atteindre la deuxième ronde des séries si le jeu de Kreider demeure le même que depuis la pause du Match des étoiles. Kreider a fait ce qu'il sait faire de mieux : forcer l'allure du jeu, foncer au filet, prendre des risques et réaliser des jeux spontanément. 
 
Kreider a fait des flammèches en fin de saison, raison pour laquelle il a atteint le plateau des 20 buts à sa 76e partie de la saison. Il aurait pu atteindre la marque des 30 buts, mais il peut poursuivre sur sa lancée en séries éliminatoires. 

Pittsburgh l'emportera si… Les Penguins enlèvent de la pression à leur gardien, peu importe qui se trouve devant le filet. 
Pittsburgh doit continuer à marquer. C'est ainsi que les Penguins sont bâtis et c'est ainsi qu'ils sont à leur mieux. Ils ne peuvent tomber dans le même piège qu'au cours des récentes séries éliminatoires, alors qu'ils ont tenté d'adopter un style en séries qui n'était pas le leur.
Pour que les Penguins connaissent du succès, ils vont devoir dicter le rythme de la série et forcer leur adversaire à adopter un style au rythme élevé qui convient parfaitement à Pittsburgh. Ils doivent faire le ménage devant Murray, et la recrue va probablement connaître une bonne série. La même chose s'applique si Fleury est rétabli de sa commotion cérébrale.
Ils doivent rendre la tâche facile à leur gardien. Pittsburgh doit permettre à Murray de trouver ses repères plutôt que de se fier à lui à outrance. Et si Fleury est devant le filet, il faut lui permettre de reprendre son rythme sans lui demander de voler un match ou deux à son retour d'une blessure.
New York l'emportera si… Les Rangers génèrent rapidement des occasions de marquer et réussissent à s'imposer physiquement devant le but adverse. 
 
Les chances de Rangers reposent également sur les épaules de Nash, qui doit se servir de sa force pour se démarquer et déborder ses couvreurs. Staal, Miller, Hayes et Kreider doivent suivre l'exemple de Nash. Brassard, Stepan, Zuccarello et Fast ont offert le rendement prévu cette saison, mais ces quatre attaquants de premier plan doivent être plus constants et s'imposer tôt dans la série. 
 
New York devra également miser sur Marc Staal, Klein, Yandle et Boyle pour prendre la relève en raison de l'absence probable de McDonagh et Girardi en début de séries ou de la santé précaire de ces derniers s'ils reviennent au jeu. 
 
Lundqvist devra comme d'habitude être le meilleur joueur de son équipe. En fin de compte, le destin des Rangers dépendra de la qualité de son jeu.

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