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Un objectif clair

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Après avoir goûté à la LNH pour une première fois la saison dernière, Daniel Carr compte bien rester à Montréal de façon permanente cette année.

C’est avec cet objectif bien en tête que l’ailier gauche de 24 ans a travaillé cette été, se préparant pour ce qu’il espère être une saison d’éclosion pour lui dans les ligues majeures.

Carr, qui a paraphé un contrat de deux saisons le 1er juillet dernier, a récolté six buts et trois mentions d’aide en 23 matchs avec les Canadiens en 2015-2016, faisant ses débuts sur le circuit Bettman au début du mois de décembre. Il a toutefois subi une blessure majeure au genou droit vers la fin du mois de janvier, blessure qui l’a laissé sur les lignes de côté jusqu’aux quatre derniers matchs de la saison.

Lorsque son genou a été parfaitement rétabli, Carr a passé les premiers mois de l’été à s’entraîner en Colombie-Britannique avec un groupe de joueurs mené par le père de Brendan Gallagher, Ian, un préparateur physique reconnu dans la région de Vancouver. Il s’agit de la troisième saison où Carr retient les services d’Ian pour l’aider dans sa routine estivale, qui lui permet également de côtoyer des collègues comme le numéro 11 des Canadiens, Lance Bouma des Flames de Calgary, de même que les joueurs Ryan Olsen, Spencer Humphries et Josh Nicholls, tous originaires de cette province canadienne.

« Avec Ian, l’emphase a été mise sur la force. Nous avons fait des soulevés de terre (deadlifts), des squats et ce genre de choses, pour construire la base. Puis on a travaillé les muscles autour pour être aussi explosif que possible. Mes chiffres sont vraiment bons cette année, ce qui est une excellente chose », mentionne Carr, membre du groupe depuis qu’il s’est entendu avec les Canadiens en 2014 après un passage au Union College. « Ian fait tellement du bon travail. Sa planification est vraiment détaillée, ce que vous pouvez voir en analysant le genre de gars qu’est devenu Brendan. »

Carr ne tarit d’ailleurs pas d’éloges lorsqu’il est question du vétéran de quatre saisons dans la LNH et de son entraînement. Simplement dit, c’est inspirant de le voir aller.

« Gally est tellement compétitif. Il tente de faire mieux que toi et tu veux faire mieux que lui. Ça pousse le groupe au complet. À la fin de l’été, tu sautes sur des boîtes auxquelles ont ajoute cinq plaques olympiques en dessous, juste pour pouvoir sauter plus haut que le gars avant soi. Ce genre d’atmosphère te rend meilleur », explique Carr, de qui le style de jeu a souvent été comparé à celui de son compatriote albertain. « C’est le genre de chose qui fait qui il est aujourd’hui. Chaque jour au gymnase, il se pousse à fond pour que personne ne puisse le battre. Tu vois comment il s’est métamorphosé en joueur élite de la LNH et tu veux apprendre de ça. »

La portion présente du programme estival de Carr l’a amené dans le village de Falmouth, à Cape Cod au Massachusetts, où il a passé le dernier mois à travailler avec l’entraîneur Paul Vincent pour les habiletés sur glace, de même qu’avec le préparateur Michael Donoghue. L’objectif de Carr est de demeurer au Massachusetts le plus longtemps possible pour travailler avec ces deux hommes.

« J’ai travaillé avec beaucoup de gens sur mes habiletés au cours de ma vie, mais Paul est le genre de gars qui te donne un exercice pour apprendre quelque chose, que ce soit pour corriger des portions de ta foulée ou travailler sur les départs et les croisements. C’est de cette façon que j’aime apprendre. Je me sens plus léger sur mes patins, ce qui est important vu mon style de jeu », observe Carr, avant de parler de ses objectifs dans le gymnase. « Mike va me faire pousser un traineau très lourd avant de me faire faire un sprint, pour activer tous mes muscles en même temps. Je travaille sur la vitesse. »

C’était un des aspects clé dans le jeu de Carr lorsqu’il était de la formation, avant de rater deux mois de demi d’action après une blessure subie contre les Blue Jackets à Columbus. Il était clair que l’ancienne étoile de l’AJHL et de la BCHL avant tous les outils nécessaires pour connaître du succès au plus haut niveau. Après tout, Carr a obtenu son premier but sur son premier tir à son premier match dans la LNH, le 5 décembre, en Caroline.

« J’ai appris que si on me donne la chance, je suis capable de suivre. C’était important pour moi de savoir que je pouvais amorcer l’été avec dans la tête l’idée que je pouvais être de retour l’an prochain. Il n’y a rien comme patiner sur la glace du Centre Bell » mentionne Carr, qui sait très bien ce que ça prendra pour impressionner l’état-major des Canadiens en septembre.

« Je suis fort en protection de rondelle en zone adverse, pour battre des gars sur la bande et faire de petits jeux dans des espaces réduits pour marquer. Le meilleur tu es à ces éléments, le plus de chances tu auras », ajoute Carr qui a marqué 20 buts à trois reprises dans la NCAA. « L’an dernier, je me suis familiarisé avec ce que veut dire jouer dans la LNH et j’ai appris ce que je devais faire pour être efficace dans les deux sens de la patinoire. C’était bon d’amorcer l’été en sachant ce sur quoi je devais travailler. »

Voyant les progrès effectués sur et en dehors de la glace au cours des derniers mois, Carr a particulièrement hâte au camp d’entraînement et à la saison qui suivra.

« L’été est long et je suis certainement prêt à recommencer à jouer au hockey », de conclure Carr. « Tout repart à zéro et je dois me battre pour ma place. C’est mon but. Les choses vont dans le bon sens pour moi. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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