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Séance de Questions-Réponses exclusif de la Première Ligne avec Marc Bergevin

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL -- Lorsqu’il est question de poser les questions difficiles, les partisans des Canadiens n’ont rien à envier aux médias montréalais.

Après avoir observé l’entraînement matinal du Tricolore et des Penguins de Pittsburgh samedi au Centre Bell, les membres de la Première Ligne – le Fan Club pour adultes officiel des Canadiens – ont eu la chance de mettre le directeur général Marc Bergevin sur la sellette. Avant de cuisiner le DG des Canadiens à propos de la transition de la glace au deuxième étage en passant par sa tenue vestimentaire et sa journée la plus stressante au travail jusqu’à ses plans en vue de la date limite des transactions, les membres de la Première Ligne ont pu échanger avec le légendaire dur à cuire des Canadiens, Chris Nilan.

Tandis que le contenu complet de la séance de questions et réponses est exclusif au membre du Fan Club pour adultes, voici un aperçu du touchant et honnête témoignage de Nilan.

Que penses-tu du rôle des durs à cuire de nos jours?

CHRIS NILAN : Je crois que ce rôle a toujours sa place. Je ne sais pas si c’est utilisé de nos jours de la même façon qu’il y a quelques années. Dans les années 1970 et 1980, les bagarres étaient une tactique utilisée par certaines équipes : les Bruins de Boston et les Flyers de Philadelphie étaient reconnus pour aligner trois ou quatre joueurs qui savaient se battre. Ils ont utilisé cette tactique pour tenter d’effrayer l’adversaire. Je ne crois pas que les équipes utilisent cette tactique de nos jours, ce qui est une bonne chose. Ce n’est pas la façon dont le sport devrait être joué. Se battre devrait être quelque chose de spontané; ça devrait être une action où tu cherches à défendre un coéquipier ou tu essaies de changer le momemtum du match.

Après avoir régalé la foule de plus de 150 membres de la Première Ligne avec des anecdotes sur la Bataille du Vendredi saint, sa campagne contre l’intimidation, sa visite émotive d’un ancien Canadien à l’hôpital et ce qu’il faut pour remporter la coupe Stanley, Nilan a trouvé la façon parfaite de passer le micro à Bergevin.

Tu as joué contre Marc Bergevin. Que pensais-tu de lui comme adversaire et que penses-tu de lui en tant que nouveau directeur général des Canadiens?

CN: Est-ce qu’il écoute? Est-ce qu’il est là? (rires) Marc Bergevin était un défenseur fiable qui pouvait transporter la rondelle. Il était un joueur d’équipe incroyable. Je n’ai jamais été son coéquipier, mais chaque personne que je connais qui a joué avec lui n’a de bonnes choses à dire sur lui. Il était un joueur efficace; il ne se faisait pas piler sur les pieds. Je me souviens d’une mise en échec qu’il avait donnée à la recrue Tony Granato alors que je jouais avec les Rangers. Je suis allé à la rencontre de Marc et il a laissé tomber les gants avec moi. Je ne vais pas dire qu’il était le gars le plus dur de la Ligue, mais je me suis battu avec des gars qui étaient réputés pour se battre et beaucoup de gars qui n’étaient pas des bagarreurs ne voulaient pas se battre avec moi. Marc n’était pas reconnu comme un bagarreur, mais il n’a pas eu de problème à jeter les gants. J’étais impressionné. En tant que directeur général, il est exactement ce que le docteur a recommandé pour Montréal. Cette organisation, avec son leadership et celui de Monsieur Molson, va de nouveau dans la bonne direction qui a fait de cette organisation LA meilleure de l’histoire, pas seulement du hockey, mais du sport.

Lorsque Bergevin a finalement pris place sur la scène, prenant la relève de Nilan, il s’est assuré de mettre les pendules à l’heure concernant ses exploits face à l’ancien dur à cuire.

« Premièrement, je voudrais indiquer que je n’ai pas laissé tomber mes gants, ils sont tombés par accident », a-t-il lancé à la blague. « J’ai toujours dit qu’il n’y avait que deux personnes qui se battaient et j’ai quand même terminé quatrième. »

Avec la foule bien réchauffée, le charismatique DG des Canadiens a répondu aux questions des partisans, sans filtre, pendant une quarantaine de minutes,

Félicitations pour le début de saison! Une partie de ton travail est de continuellement évaluer les performances de chacun des membres de ton organisation. Quelle note, de 1 à 10, te donnerais-tu jusqu’à maintenant et pourquoi?

MARC BERGEVIN : De 1 à 10? Deux. Tu peux toujours être meilleur. Le jour où tu penses avoir tout fait, c’est le jour où tu cesses d’apprendre. Lorsque tu cesses d’apprendre, tu es dans le trouble. Je suis un meilleur directeur gérant aujourd’hui qu’il y a six mois, et je serai meilleur dans six mois que je le suis aujourd’hui.

Dans un marché aussi demandant que celui-ci où tout est analysé à la loupe, quel aspect de ton travail, crois-tu, est le plus difficile?

MB : Tu as raison que tout est analysé ici. Ils analysent même le choix de mes bas! Ça vient avec le travail, surtout dans un marché comme Montréal. Si tu crois dans les décisions que tu prends et que tu crois en les personnes qui t’entourent, tu peux vivre avec les conséquences de tes décisions. Tu dois avoir confiance et travailler fort; si tu te soucies de plaire à tout le monde, tu n’es pas la bonne personne pour ce travail.

Je n’aime pas tes bas. Je suis curieux de savoir quelle équipe tu aimais le plus : les Nordiques ou les Expos?

MB : Je suis plus un gars de baseball. (rires) J’avais l’habitude de prendre le métro à la station Charlevoix jusqu’à Pie IX pour aller voir les Expos quand j’étais jeune.

Ça doit être plus difficile d’être DG dans la Ligue maintenant qu’il y a 20 ans avec le cap salarial?

MB : La plus grande différence aujourd’hui est que lorsque tu cherches à obtenir un joueur qui pourrait aider ton équipe, la première chose que tu regardes est son salaire. Tu n’as pas le choix; nous travaillons tous avec les mêmes règles et le même plafond. Ce qui arrive souvent est que tu aimes un joueur, mais tu n’aimes pas son contrat, parce qu’il n’entre pas sous le plafond. Le contraire est aussi vrai : tu aimes le salaire, mais tu n’aimes pas le joueur. Dans un monde idéal, tu aimes les deux, dans le pire des cas, tu détestes les deux.

En ce qui a trait à la date limite des échanges, quel genre de préparations dois-tu faire? Que fais-tu ce matin-là?

MB : Ça ne commence pas ce jour-là, mais je vais te dire ce qui arrive cette journée-là. Nous travaillons déjà en vue de cette date, mais avec trois jours à faire, nous allons réunir tous les recruteurs à Montréal dans un « war room ». D’ici ce temps-là, nous saurons exactement ce dont nous avons besoin et ce que nous recherchons et nous parlons de joueurs toute la journée.

Premièrement, j’aime tes souliers et tes bas. C’est ce qu’on appelle de la classe. Aussi, pour ta note de 2 sur 10, ton équipe est en première place dans l’Est présentement… Pour ma question, il s’agit de transactions. Utilisant Erik Cole comme exemple, est-ce que tu as appelé Joe Nieuwendyk et dit « Joe, je veux t’échanger Cole pour Ryder » ou tu as appelé cinq ou six directeurs généraux pour savoir ce que tu pourrais avoir.

MB: En général, de mon expérience avec Chicago, il est toujours bon de savoir ce que tu pourrais avoir ailleurs. Ça rend la prise de décision plus facile. Tu sais quoi? Tu mentionnes les souliers, c’est un peu comme magasiner des souliers; tu veux en obtenir pour un bon prix et tu regardes un peu partout pour voir ce que tu peux avoir. Tu sais ce qui est disponible et puis tu prends ta décision. Lorsque tu effectues une transaction, ça bouge vite. La transaction se conclut en moins d’une heure.

Les membres de la Première Ligne seront conviés une seconde fois au Centre Bell, soit le 23 mars alors que le président Geoff Molson sera à son tour sur la sellette.

Pour s’inscrire, visitez premirereligne.canadiens.com

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