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Le maître

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – La mise en jeu. Un véritable art dans le monde du hockey. Un art dans lequel Manny Malhotra est passé maître.

Véritable M. Miyagi de la mise en jeu, Manny Malhotra a remplacé le laver-frotter par de nombreuses séances en compagnie de Dan Lacroix et d’un autre joueur de centre. Et ce qui frappe à chaque fois, lors de ces petits exercices post-entraînement, c’est la facilité avec laquelle le vétéran de 16 saisons dans la LNH a le dessus sur ses adversaires. Mais personne ne peut blâmer ses jeunes adversaires, le sage joueur de centre menant la LNH au chapitre des meneurs pour les mises en jeu avec un pourcentage d’efficacité incroyable de 66,3% en ce début de saison.

«C’est une des raisons pour lesquelles on est allé le chercher au cours de l’été. On comprend l’importance de gagner des mises en jeu », a souligné l’entraîneur, Michel Therrien, qui n’hésite pas à faire appel à Malhotra lorsque la situation le commande, principalement en fin de rencontre, en zone défensive. «Il fait un excellent travail défensif et pas seulement sur les mises en jeu. Il écoule des pénalités. C’est toute une addition pour nous. Surtout qu’on peut l’utiliser aux bons moments dans les matchs. Il retire une grande fierté du fait qu’il remporte ses mises en jeu. »

Pour le principal intéressé, qui termine régulièrement dans le top 5 des meilleurs centres de la LNH au cercle des mises en jeu, il est important de souligner le fait qu’à chaque fois que la rondelle tombe sur la glace, il y a beaucoup plus que seulement deux acteurs en cause.

«Je dis ça tout le temps, mais il faut donner du crédit à mes ailiers. Il faut les respecter. C’est eux qui sautent sur les rondelles», avoue Malhotra, qui pilote depuis le début de la saison un trio en compagnie Brandon Prust et de Travis Moen ou Dale Weise. «C’est nos ailiers et nos défenseurs qui nous permettent de gagner lorsque c’est serré ou lorsque la rondelle se trouve prise entre les deux centres. Jusqu’ici nous faisons un bon travail pour avoir cette mentalité à cinq joueurs. Ça fonctionne pour nous. »

S’il peut se fier à ses coéquipiers pour sauter sur les rondelles libres, le vétéran de 34 ans avoue que de rester poli avec les hommes zébrés fait aussi partie de son secret le mieux gardé.

«Tôt dans ma carrière j’ai réalisé que si tu respectes les arbitres et les juges de ligne, ça aide beaucoup. Si tu veux crier après eux et sacrer après eux, ça devient plus difficile dans le cercle des mises en jeu. J’ai un bon rapport avec les juges de ligne. Je les respecte. Je dois travailler avec eux et non contre eux», a souligné celui qui pourrait atteindre le plateau des 1000 matchs dans la LNH en 2014-2015.

Malgré la relation positive qu’il entretient sur la glace avec celui qui laisse tomber la rondelle, Malhotra avoue aussi qu’il fait régulièrement ses devoirs au sujet de ses adversaires.

«Si je suis bon, c’est en raison de la technique, mais aussi la rapidité. Le plus tu fais de mises au jeu, le meilleur ton synchronisme sera. Aussi, je sais comment les autres joueurs prennent leurs mises au jeu. J’ai un petit livre avec une page pour chaque centre de la LNH. Ça vient avec l’expérience et la répétition», a conclu celui qui compte un incroyable total de 11 183 mises en jeu en carrière, incluant quatre saisons de plus 1100 mises en jeu.

Considérant le fait que pour chaque mise en jeu prise, Malhotra en probablement pratiqué une dizaine, disons que ça fait un paquet de mises en jeu. Si avec la pratique on tend vers la perfection, le numéro 20 des Canadiens doit s’en approcher rapidement, s’il n’y est pas déjà rendu.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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