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Le CH à cœur – Adonis Stevenson

par Staff Writer / Montréal Canadiens

Depuis qu’il est devenu champion du monde en juin 2011, personne n’a été en mesure de ralentir Adonis Stevenson, bien qu’ils aient été plusieurs à tenter leur chance. Habitué d’être la vedette de soirées organisées au Centre Bell depuis quelques années, le boxeur de 36 ans se sent choyé de faire bondir les spectateurs de leurs sièges au même endroit que l’équipe de hockey qui lui a fait vivre plusieurs émotions depuis son enfance. L’équipe de canadiens.com a rencontré le champion du monde des poids lourds-légers du WBC, histoire de savoir d’où venait son amour pour le Tricolore.

Depuis quand es-tu un partisan des Canadiens?

ADONIS STEVENSON : Depuis longtemps. Je me souviens de la coupe Stanley de 1986 et celle de 1993. C’était dans le bon vieux temps avec Patrick Roy et Guy Carbonneau. Mais moi je suis un vieux de le vieille, je me souviens d’avoir vu jouer Chris Nilan et Bob Gainey. Des fois, ma mère me disait d’aller me coucher parce qu’il était tard, mais je continuais d’écouter les matchs à la radio en cachette. Je ne voulais pas rien rater.

Y a-t-il un moment particulier qui t’as marqué?

AS : Quand les Canadiens ont remporté leurs dernières coupes Stanley. Je me souviens de les avoir vues recevoir la coupe et parader avec au centre-ville de Montréal à la télévision. C’était de vraiment beaux moments à voir.

Combien de fois par année viens-tu faire un tour au Centre Bell pour assister à un match?

AS : C’est difficile parce que je fais souvent mes camps d’entraînements à l’extérieur du pays. J’étais venu l’an passé au match d’ouverture contre les Maple Leafs avec ma petite fille. Nous ne sommes pas restés jusqu’à la fin parce que ça commençait à être tard pour elle!

On entend souvent parler de l’énergie que la foule du Centre Bell a pour les joueurs des Canadiens. À quel point es-tu gonflé à bloc lorsqu’un de tes combats est présenté ici?

AS : C’est vrai que la foule du Centre Bell me motive beaucoup à chaque fois que je me bats là, devant mes partisans. L’amphithéâtre a vraiment été bien pensé pour que l’ambiance soit à son meilleur. Beaucoup de mes adversaires qui sont venus à Montréal ont dit avant le combat qu’ils viendraient me prendre ma ceinture. Ça n’est jamais arrivé. (rires) Je vais tout faire pour que ça continue encore longtemps.

En tant que boxeur, les combats ont-ils encore leur place au hockey selon toi?

AS : Quand je suis dans mon autre maison, à Los Angeles, et que je parle de hockey avec les gens là-bas, les batailles sont toujours dans les conversations. Ça fait partie du hockey depuis toujours. Les combats mettent de l’action et ils permettent de protéger les meilleurs joueurs qui se font attaquer. Ils ont un aspect stratégique, je ne vois pas pourquoi on les enlèverait. Elles permettent de changer le momentum dans le match. La ligue devrait plutôt bannir les coups salauds avec les bâtons.

À quel point c’est important pour toi de réécrire l’histoire de la boxe et de faire ta marque parmi les plus grands champions de l’histoire?

AS : C’est vraiment important pour moi de laisser ma marque dans l’histoire de la boxe. En le faisant, ça va faire que le Québec et Haïti auront leur place dans l’histoire. Aussi, ça me permet de donner un bon exemple à tous les jeunes qui viennent de milieux comme celui d’où je viens que si tu travailles avec acharnement tout le temps, peu importe ta situation, ça rapporte.

Tous les adversaires des Canadien font beaucoup de trash-talk avant de les affronter parce qu’ils veulent les intimider. Sachant que c’est la même chose dans le monde de la boxe, est-ce que c’est facile pour toi de garder la tête froide avant chaque combat?

AS : Plus il y a de trash-talk, plus je suis à mon meilleur! (rires) Plus que mes adversaires me provoquent, plus ils me réveillent, plus je serai motivé et plus rapidement le combat va se terminer. Ces genres de choses-là sont loin de m’intimider.

On connait tous la puissance de tes coups de poing dans un ring. Mais si on te mettait une paire de patins aux pieds, est-ce qu’on aurait droit à la même puissance?

AS : (rires) Je sais patiner, mais c’est loin d’être ma force. Les noirs et le patinage, c’est loin de bien aller ensemble… sauf pour P.K. Subban! (rires)

Propos recueillis par Hugo Fontaine

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