Skip to main content
Site officiel des Canadiens de Montréal

La patience est une vertu

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – Si les premiers mois de la saison n’ont pas été de tout repos pour Lars Eller, sa patience commence à lui rapporter.

Au terme du camp d’entraînement, les changements de positions qu’ont subis Lars Eller et Alex Galchenyuk n’avaient pas semblé les affecter sur la glace. Ils avaient fait flèche de tout bois tout au long du mois de septembre et avec Alexander Semin à leur droite, tout semblait baigner dans l’huile pour eux.

Vint ensuite le calendrier régulier, et les succès qu’ils avaient connus plus tôt n’ont pas semblé les suivre. Alors que l’expérience avec Semin n’a pas duré très longtemps, Eller et Galchenyuk sont demeurés ensemble dans les moments plus difficiles. Tandis que leur entraîneur aurait pu décider de mettre un terme à l’expérience des changements de positons, Michel Therrien a décidé de persévérer et de leur laisser le temps nécessaire pour s’habituer et pour apprendre à trouver leurs repères.

Presque deux mois jour pour jour depuis le début de la saison, l’attaquant danois commence à sortir de sa coquille dernièrement en produisant avec un peu plus de régularité. Si son efficacité en défensive a toujours été au rendez-vous, le fait qu’il réussit en plus à faire sa marque offensivement vient du fait qu’à l’approche du 28e match des siens en 2015-2016, il est maintenant véritablement à l’aise à l’aile, ce qui n’était pas le cas au début de la campagne.

« Je me sens bien maintenant à l’aile. Je ne croyais pas que je deviendrais à l’aise comme ailier. Par le passé, je ne l’étais pas lorsqu’on m’employait là. Ce n’était pas un secret pour personne que je préférais jouer au centre, mais maintenant j’aime ma nouvelle position. Ce n’est que du positif », indique Eller, qui a récolté quatre points à ses cinq dernières sorties, inscrivant notamment le premier but du Tricolore jeudi soir face aux Capitals. « J’ai toujours cru que j’étais meilleur au centre, mais maintenant je peux jouer aux deux endroits. Ce n’est qu’un avantage pour moi d’être en mesure de le faire. »

En plus d’avoir à s’habituer à un nouveau rôle sur la glace, Eller a dû poursuivre son apprentissage en devant s’ajuster aux tendances d’un nouvel ailier droit sur une base presque quotidienne. Après Semin, Brian Flynn, Paul Byron, Devante Smith-Pelly et Torrey Mitchell, c’est maintenant Sven Andrighetto qui s’est greffé au duo Eller-Galchneyuk depuis presque deux semaines. L’arrivée du jeune attaquant suisse en provenance de St. John’s a coïncidé avec l’éclosion récente de cette unité offensive. Si Andrighetto est venu injecter un élément nouveau à ce trio, le fait qu’Eller est maintenant confiant en ses habiletés à l’aile est également un facteur non négligeable.

En vrac: Eller

« Au cours des trois dernières semaines, Lars a joué du hockey exceptionnel pour nous. Son éthique de travail est parfaite et il joue un rôle très important pour nous. Il tue des punitions et hier il a été employé sur l’avantage numérique et a même créé des chances de marquer pour Chucky. Il joue très bien. Il prend soin de lui et les succès de l’équipe lui tiennent à cœur. J’étais heureux de le voir récompenser hier. Il le mérite », admet Therrien au sujet de la transition d’Eller à l’aile gauche depuis le début de la saison. « Ces gars-là ont connu des périodes creuses durant un bout de temps. L’addition d’Andrighetto a amené un élément de fraîcheur. Je voulais m’assurer de garder de la stabilité, de un avec Alex comme joueur de centre et ça aurait été facile de le tasser et de tasser aussi Lars. Avec des décisions du genre, tu ne vois pas nécessairement tout de suite les résultats. Ça prend un certain temps. On est très heureux de voir les dividendes et de voir les résultats de ce trio. »

Ce qui aurait pu être également un peu plus frustrant pour lui est le fait que pendant que les choses ne tournaient pas rond dans son cas, les autres trios produisaient à un rythme régulier. Eller comprend que son entraîneur ne pouvait pas toucher aux autres combinaisons qui fonctionnaient. Retrouver sa touche ne dépendait que lui, ce qui était parfait pour l’attaquant de 26 ans puisqu’il voyait cette situation comme un défi personnel. Cette situation a également démontré que Michel Therrien avait toujours confiance en lui malgré les moments plus difficiles qu’il a connus, quelque chose qu’Eller a grandement apprécié.

« Puisque les autres trios fonctionnaient bien, il n’y avait aucune raison de les séparer. L’équipe gagnait sur une base régulière. J’ai aimé la confiance qu’il a eu de nous avoir gardés ensemble. Chaque fois que vous pouvez avoir de la constance au sein des trios au cours d’une longue période de temps ça aide », mentionne Eller, qui malgré le fait qu’il passe en moyenne un peu moins de 14 minutes sur la glace par match – bon pour le 15e rang chez le Tricolore – il partage le troisième rang des meilleurs buteurs de son équipe. « Il a toujours cru que nous pouvions être meilleurs et que nous recommencerions à produire. Nous avons toujours eu confiance en nous-mêmes. »

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com.

À VOIR AUSSI :
Échos de vestiaire
Une carte de moins en moins cachée
Le jeu des chiffres - 3 décembre 2015
Offre d'emploi: Préposé(e) - Visites Guidées  

En voir plus