Skip to main content
Site officiel des Canadiens de Montréal

Des fleurs pour De La Rose

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – Si la plupart des fleurs éclosent au cours de la belle saison, c’est plutôt cet hiver que Jacob De La Rose a décidé de se pointer le bout du nez.

Six mois dans la vie d’un jeune joueur de hockey de 19 ans peut sembler une éternité. Débarqué en Amérique au cours de l’été 2014, De La Rose a ensuite fait un séjour dans la Ligue américaine, avec les Bulldogs, avant d’être promu avec la grande équipe et de faire très bonne impression, là où l’iris versicolore est maître.

Si De La Rose n’a pas le style le plus flamboyant qui soit, son efficacité dans les trois zones en font un atout de taille pour le Tricolore. Et c’est sans parler de son gabarit imposant de 6-pieds-2, faisant osciller la balance à 190 livres.

«Au cours des plus récentes saisons, j’ai joué avec et contre des gars qui étaient toujours plus vieux que moi. Une de mes forces est d’être capable de m’adapter à mes coéquipiers et à mes adversaires », explique De La Rose qui a notamment prouvé qu’il ne s’en laisserait pas imposer dès son premier match sur le circuit Bettman, décernant cinq mises en échec aux dépens des joueurs des Sabres de Buffalo. «Je sais que je suis assez bon pour jouer ici et j’essaie de le prouver. C’est tout ce que je peux faire.»

Si beaucoup ont vu l’adaptation à la Ligue américaine, puis à la LNH de l’attaquant suédois comme un potentiel obstacle, le principal intéressé, lui, n’y voyait pas une si grande différence.

«Avec une patinoire plus petite, les décisions se prennent plus rapidement. La rondelle voyage plus de façon nord-sud et ne va pas autant dans les coins. C’est également plus physique », lance celui qui a été capitaine de la formation suédoise au plus récent Championnat du monde junior. «Le premier match [avec les Canadiens] a été un peu plus difficile, mais je crois que je m’y suis habitué. On joue au hockey. Je sais comment jouer au hockey. Il n’y a pas une si grande différence. »

En le faisant évoluer au sein d’un quatrième trio en compagnie de Michaël Bournival et de Christian Thomas, Michel Therrien a démontré qu’il avait le pouce vert.

«Ils amènent de l’énergie. C’est ce qu’on recherche. Mardi était un parfait exemple de ça. Ils ont travaillé dur. Par leur intensité, ils ont donné du momentum à notre équipe. Ils étaient efficaces en échec-avant et c’est ce qu’on veut», explique Therrien, qui ne se fait pas prier pour lancer des fleurs en particulier au jeune attaquant originaire d’Arvika, en Suède.

«J’aime ce que je vois de De La Rose. C’est un gars qui pense la game, qui se trouve toujours en bonne position. Il a un excellent coup de patin et il est capable de sortir son gars du jeu pour récupérer la rondelle. Il fait beaucoup de bonnes choses sur la glace pour un jeune homme de son âge. Je l’apprécie beaucoup», explique l’entraîneur, soulignant du même souffle que De La Rose lui fait penser à un autre joueur qu’il a eu la chance d’avoir sous sa gouverne avec les Penguins de Pittsburgh à l’époque, Jordan Staal, qui n’avait que 18 ans lorsqu’il a fait son entrée dans la LNH.

S’il n’a pas encore vu De La Rose noircir la feuille de pointage, Michel Therrien assure que le choix de deuxième ronde des Canadiens en 2013 est là pour une raison bien particulière.

«De notre côté, on ne lui met aucune pression au niveau des points. On veut qu’il se développe, qu’il travaille sur certains aspects de son jeu », explique le pilote des Canadiens. «La confiance pour nous, à un jeune âge comme ça, c’est très important. Il fait de bonnes choses, même s’il n’a que 19 ans. »

Dans une équipe aussi jeune que les Canadiens, De La Rose a des exemples à profusion s’il est à la recherche d’un coup de main de quelqu’un qui est passé par là récemment. Michaël Bournival [22], Brendan Gallagher [22], Jiri Sekac [22], Christian Thomas [22], Nathan Beaulieu [22] et Alex Galchenyuk [20]. Autant d’exemples à suivre pour De La Rose.

«Il va très bien jusqu’ici », concède Alex Galchenyuk, qui n’est plus la plus jeune pousse dans le vestiaire du Tricolore avec la venue de De La Rose. «Pour moi personnellement, ça a été difficile. Tu dois jouer avec émotion. Tu dois avoir du plaisir en jouant. C’est ce qu’il fait. C,est vraiment bien de voir des gars plus jeunes arriver ici, jouer leurs rôles et connaître du succès.»

Maintenant que De La Rose a reçu autant de fleurs de la part de son entraîneur, de ses coéquipiers et des amateurs, il mettra tout en œuvre pour que la prochaine chose qu’il recevra ne soit pas le pot.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

VOIR AUSSI
Échos de vestiaire en vrac
En rafale
Quand tout va bien
Les Canadiens de Montréal réinvestissent 250 000 $ dans la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec
Un grand bâtsseur des Canadiens, Claude Ruel, s'éteint à l'âge de 76 ans
David Desharnais nommé troisième étoile de la semaine dans la LNH
La fondation des Canadiens pour l'enfance lance sa campagne «Attachez-vous à la cause»

En voir plus