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De l’autre côté du micro avec… Guillaume Latendresse

par Hugo Fontaine / canadiens.com

Lorsque les joueurs de hockey décident d'accrocher leurs patins, ils ont généralement le désir de rester connectés au sport qu'ils ont pratiqué et eu comme passion depuis un tout jeune âge. Certains s'impliquent directement au sein des équipes tandis que d'autres décident d'aller de l'autre côté du micro en devenant analystes à la télévision ou à la radio. Alors que plusieurs d'Anciens Canadiens s'ont afféré à la couverture du Tricolore, nous avons rencontré certains d'entre eux pour savoir comment s'est effectué leur transition vers le monde des médias. Cette semaine, Guillaume Latendresse qui est aujourd'hui analyste pour RDS.

Comment l'approche s'est-elle faite pour faire le saut dans le monde des médias?

GUILLAUME LATENDRESSE : J'ai toujours eu de l'intérêt à faire le saut dans les médias après ma carrière de joueur. Quand j'ai été jouer en Suisse à la toute fin, j'avais commencé à lancer quelques perches pour tâter l'intérêt. J'avais déjà été à quelques reprises à L'Antichambre et chaque fois on se disait qu'on devrait parler de plans d'avenir. Quand on a discuté sérieusement, ça n'a pas pris trop de temps avant d'en arriver à une entente.

Y a-t-il des choses qui t'ont surpris du monde des médias lorsque tu as commencé ta nouvelle carrière de l'autre côté du micro?

GL : Honnêtement, non. C'était pas mal ce que j'appréhendais. Les autres gars avec qui je travaille prennent ça à cœur, on dirait que c'est nous qui jouons encore! C'est ça qui fait que nous offrons un bon spectacle. Nous sommes tous des passionnés et nous travaillons fort. Un peu comme les entraîneurs-chef lorsqu'ils doivent trouver des idées ou des solutions. Pour un gars qui commence dans le milieu c'est le fun et tout le monde est hyper généreux avec moi. Quand j'ai été embauché à RDS, on m'a dit que c'était une famille, que ça faisait longtemps que tout le monde travaillait ensemble et qu'ils avaient travaillé longtemps pour bâtir la réputation qu'ils ont aujourd'hui.

Quelle était ta perception des journalistes alors que tu étais joueur?

GL : Mon problème quand je jouais c'est que j'avais un franc-parler. Je ne me suis jamais retenu pour dire ce que je pense. Ça m'a nui à quelques occasions parce que les journalistes prenaient tout ce que je disais au pied de la lettre. Chaque petit élément est analysé et parfois j'aurais dû mieux calculer mes paroles! Mais parfois je les trouvais agaçants parce qu'ils sont là à tous les jours et ils posent souvent les mêmes questions.

A-t-elle changé aujourd'hui?

GL : Je trouve que des fois on pense un peu trop aux différentes choses qui peuvent arriver. Mais en même temps, les gens aiment ça et ils aiment être informés. D'un côté, quand tu es joueur tu trouves les journalistes tannants. Mais quand tu es de l'autre côté, tu réalises que c'est ça que veulent les partisans payants. Je comprends les deux côtés de la médaille.

Le fait d'analyser les performances de ton ancienne équipe est-il bizarre?

GL : J'essaie de faire ce que j'aurais aimé voir lorsque je jouais. Dire qu'un gars a fait un mauvais jeu ou qu'il est pourri, c'est trop facile. Tout le monde peut le faire. Il faut dire pourquoi et il faut aussi parfois donner crédit à l'autre équipe. Il faut toujours regarder l'envers de la médaille et élaborer notre point de vue.

As-tu toujours le CH tatoué sur le cœur?

GL : Oui et c'est certain que je veux toujours les voir bien performer. Même si j'ai peut-être connu mes plus belles saisons côté statistiques avec le Wild du Minnesota, les Canadiens ont toujours été l'équipe avec qui je voulais jouer. Justement j'ai participé à quelques matchs avec les Anciens et de voir la manière que l'organisation nous traite encore de nos jours, c'est incroyable. Donc c'est sûr que ça a été difficile à quelques reprises lorsque j'ai regardé les matchs de l'équipe cette saison.

Y a-t-il eu un moment que tu as voulu oublier alors que tu étais devant les caméras?

GL : Pas vraiment. J'essaie de faire attention aux lignes qu'on peut traverser et celles qu'on ne peut pas. Je connais encore plusieurs gars qui sont dans l'équipe et je n'ai pas de problème à le dire lorsqu'ils connaissent un mauvais match. Ça fait partie de ma job et il y a toujours une manière de le dire et de l'aborder.

C'est quoi la question la plus embarrassante qu'on t'a posée quand tu étais joueur?

GL : Quand j'étais à Montréal, les gens voulaient que je laisse tomber les gants une vingtaine de fois par année. Ça n'avait jamais été mon style dans les rangs juniors, j'ai peut-être participé à une dizaine de combats dans ma vie. Moi je marquais des buts. On me demandait toujours pourquoi je ne marquais pas 30 buts et que je ne me battais 15 fois par saison. Des Eric Lindros il y en a un aux 300 ans!

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