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Cœur de lion

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – S’il y a un joueur qui a tout donné à chaque présence sur la glace en 2014-2015, c’est bien Brendan Gallagher.

La force de caractère, l’effort et le cœur d’un joueur n’ont peut-être pas leur propre statistique ou unité de mesure, mais voici quelques chiffres qui représentent bien la saison de Gallagher.

Deux cent cinquante-quatre tirs au but en saison régulière, bon pour le 16e rang à travers la LNH. Six buts gagnants en saison régulière. Quatrième dans les buts à forces égales parmi les ailiers droits avec 21 filets, dépassé seulement par Corey Perry (29), Vladimir Tarasenko (29) et Nikita Kucherov (27). Troisième meilleur buteur du Tricolore en 2014-2015 avec 24 buts. Sixième meilleur pointeur de l’équipe avec 47 points. 116 points en 207 matchs dans la LNH après trois saisons seulement.

Et tout ça, du haut de ses 5-pieds-9, à 23 ans, alors qu’il a été repêché au cinquième tour (147e) en 2010.

Un autre chiffre? Six, soit le nombre d’années de la prolongation de contrat que lui a octroyée Marc Bergevin en novembre dernier, récompensant le guerrier alors que la saison n’était vieille que de 24 rencontres, évitant ainsi le contrat habituel de transition par lequel plusieurs jeunes hockeyeurs doivent passer.

« Beaucoup de facteurs entrent en ligne de compte quand on évalue un joueur. L’organisation et moi étions confortables à lui donner un terme de six ans en partant », avait laissé savoir le directeur général Marc Bergevin, quelques minutes après l’annonce de la prolongation de contrat il y a déjà quelques mois. « Nous avons fait beaucoup de comparaisons et avons regardé ses chiffres. Il y a toujours un risque lorsqu’on décide d’aller à long terme avec n’importe quel joueur. À ce moment, nous sentions que le risque en valait la chandelle. Brendan a démontré dès la première journée qu’il aimait Montréal, qu’il voulait être un Canadien, qu’il était fier, qu’il aimait la ville et les partisans. Ça a facilité la tâche. »

Les partisans montréalais auront la chance de voir Brendan Gallagher pour les six prochaines saisons, mais pour l’instant, tout ce qui importe pour le jeune attaquant, c’est sa préparation pour la prochaine saison.

Son but? Aider ses coéquipiers du mieux qu’il peut. Celui qui s’est fait principal complice de Max Pacioretty, Tomas Plekanec, Alex Galchenyuk et David Desharnais, entre autres, compte poursuivre sur cette voie en 2015-2016, alors qu’il amorcera la première année de sa nouvelle entente dans l’uniforme bleu, blanc et rouge.

« Nous devons maintenant nous préparer pour l’année prochaine et nous concentrer à être de meilleurs joueurs pour nos coéquipiers. On prend quelques semaines pour se remettre et puis recommencer à travailler, » a expliqué le natif d’Edmonton lors de son bilan de la saison 2014-2015. « Nous pouvons faire des choses sur la glace pour venir en aide à Carey [Price]. Faire partie d’une équipe et être un bon coéquipier, c’est faire des petites choses. C’est faire des choses qui passent parfois inaperçues pour l’aider à faire son travail. Si nous voulons gagner, nous allons apprendre ces leçons au fur et à mesure. Notre groupe continue à grandir et à apprendre. »

Les efforts de Gally ne sont pas passés inaperçus auprès des partisans ni de son directeur général, qui semblent tous apprécier l’énergie déployée par Gallagher lors de chacune de ses présences, principalement lorsqu’il se rend dans la peinture bleue et tente de déranger les gardiens adverses, même s’il en paie parfois le prix.

« On adore la façon dont il performe sur la patinoire », a laissé savoir Bergevin. « Que tu sois 6-pieds-8, ou 6-pieds-1, il voit de la même façon tout le temps. Il y va toujours la pédale au fond, comme on dit en bon québécois. On sait quel genre de joueur il est. Il ne prend jamais une présence de congé. Il ne l’a jamais fait. Certaines soirées sont plus difficiles pour lui, mais en général, l’effort est toujours là et sa force de caractère est sans limites. Il travaille fort, il obtient des rondelles libres, il n’a peur de rien. Il se bat à tous les soirs. »

Alors qu’aucun joueur de la mouture 2014-2015 des Canadiens ne portait un « C » sur son chandail, Brendan a démontré son leadership en continuant à faire ce qu’il fait de mieux : déranger les gardiens adverses, créer des chances de marquer et, ultimement, inscrire son nom à la feuille de pointage à 47 reprises en saison régulière et cinq fois durant la grande danse du printemps. Bien que Marc Bergevin n’ait pas dévoilé ses plans face à la nomination d’un capitaine pour la saison prochaine, il n’a pas écarté la possibilité qu’une lettre soit éventuellement ajoutée au chandail de Gallagher.

« Un joueur comme Brendan Gallagher a beaucoup de potentiel », a-t-il commenté lors de son bilan de fin de saison. « Peut-être un jour, si on décide d’aller de ce côté. C’est un joueur qui a une éthique de travail formidable. Il ne prend pas de congé lors d’un match, lors de chacune de ses présences. C’est un joueur qui pourrait éventuellement porter une lettre sur son chandail. Il a beaucoup de qualités de leader. »

Quoiqu’il en soit, le principal intéressé est bien clair : il continuera de démontrer son leadership de son bureau habituel, c’est-à-dire dans le demi-cercle des gardiens.

« J’essaie de ne pas changer qui je suis. Pour moi, le leadership, c’est de mener par l’exemple, de le prouver sur la glace. Si je sens que quelque chose doit être dit, je vais le dire. Si quelqu’un a quelque chose à dire, peu importe qu’il porte ou non une lettre sur son chandail, il va se lever. »

Aux six prochaines années, Brendan.

Élise Robillard écrit pour canadiens.com

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