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CH à cœur : Charles Lafortune

par Staff Writer / Montréal Canadiens

Lorsqu’il n’est pas en train d’animer une émission de télé ou de radio, Charles Lafortune suit d’un œil averti les activités des Canadiens. Nous avons rencontré celui qui fait découvrir les plus grandes voix du Québec pour en connaître un peu plus sur sa passion pour les Canadiens.

Depuis quand est-ce que tu es partisan des Canadiens?

CHARLES LAFORTUNE : Je suis partisan des Canadiens depuis que je suis au monde. Il n’y a jamais vraiment eu d’autre alternative. J’allais voir des matchs dans le temps avec mon père au vieux Forum. J’avais mon pyjama à pattes, mon fanion et je patinais sur le plancher de bois franc.

Charles Lafortune, au cocktail suivant le Tournoi de golf annuel des Canadiens.

Quel est ton souvenir des Canadiens le plus marquant?

CL : Je crois que c’est la coupe Stanley de 1986. J’étais au secondaire à l’époque. C’était vraiment une année Cendrillon, avec la performance de Patrick Roy et tout le reste. C’était tout simplement extraordinaire.

Pour toi le hockey, c’était plus une affaire de famille ou une affaire d’amis?

CL : C’était surtout avec des amis. La coupe Stanley de 1986 était au printemps de mon secondaire V. J’ai fini l’école avec une coupe Stanley. J’étais dans un sous-sol à Laval et on écoutait le match. Il me semble qu’on avait fait un pool et que je l’avais gagné.

Jouais-tu au hockey dans ta jeunesse?

CL : J’ai joué intercité. Puis après le niveau Bantam, j’ai joué au hockey et au basketball. Entre les deux, j’ai finalement opté pour le basketball. J’ai rejoué au hockey plus tard avec la gang du Journal de Montréal. Je suis défenseur.

Donc si on te met des patins dans les pieds, tu es capable de te débrouiller?

CL : Oui, pas de problème. J’étais allé faire le défi pendant la série Québec-Montréal et ce n’était pas honteux. J’avais essayé de faire la feinte de Peter Forsberg. J’avais malheureusement frappé le poteau.

Quel est l’endroit le plus inusité où tu as déjà suivi un match des Canadiens?

CL : C’était à Tracadie au Nouveau-Brunswick. On jouait au hockey pour des fondations avec le Journal de Montréal. On regardait le match des Canadiens dans une brasserie et il y avait tellement eu une grosse tempête de neige que la police était venue et nous avait dit qu’on ne devait pas bouger de là. Tout le monde devait rester là. Toutes les routes étaient fermées. Ils nous ont servi de la bière toute la nuit et on a dormi par terre sur le plancher.

Vous avez donc un peu été forcés de regarder le match…

CL : Certainement. Pas juste le match. Les nouvelles ensuite puis la reprise du match… il était tombé 68 centimètres de neige en cinq heures. C’était complètement fou.

Est-ce que ça t’es déjà arrivé d’enregistrer un match et de le regarder en différé?

CL : Ça m’est déjà arrivé. Mais généralement tu finis toujours par connaître le pointage avant de le regarder. Tu embarques dans l’auto, la radio est ouverte. «C’est 3-2 Canadiens… Non! »

On t’a vu avec ton fils Mathis lors d’un match des Canadiens l'an dernier. Qui est le plus grand fan? Lui ou toi?

CL : C’est certain que c’est moi. Mon fils est autiste alors il ne comprend rien au hockey. Quand je vais au hockey avec lui, je l’avoue, c’est égoïstement pour que je puisse aller à un match de hockey père-fils. Je le nourris à la crème glacée pendant trois périodes.

Selon toi, quel joueur des Canadiens serait le meilleur participant dans une émission comme La Voix?

CL : Excellente question… je ne sais pas qui joue de la musique chez les Canadiens.

Besoin de jouer de la musique pour chanter?

CL : Ça aide des fois. Ça aide d’avoir les notes. Je pense que P.K. ça serait drôle. Je suis certain qu’il aurait des mouvements de chanteur.

Charles Lafortune et son fils, Mathis.

Qui ferait le meilleur juge parmi les joueurs des Canadiens?

CL : Je dirais Carey Price. C’est un homme de glace, il s’assoirait là, ne s’énerverait pas trop. «Ça va bien, oui ça va bien. T’en fais un peu trop, mais on va régler ça, mon P.K. »

Tu es très actif sur Twitter, notamment pendant les matchs. À quel point est-ce que ça te permet de ventiler de commenter le match en direct?

CL : Pendant les séries, ça me permet vraiment de ventiler. C’est ça ou je mange un coussin. J’adore faire des #nostradacharles pendant les matchs. Je fais des prédictions sur les prochains buts, les gens embarquent, ça rend le tout intéressant.

Est-ce que tu gardes les statistiques des prédictions de #nostradacharles?

CL : Non pas vraiment. C’est un peu comme une légende. Tant que je ne garde pas les statistiques, j’ai toujours raison. Il faudrait que je commence à les prendre en note. Je vais essayer ça cette saison, de garder des statistiques.

Crois-tu que tu pourrais faire le travail d’analyste?

CL : C’est vraiment un fantasme.

Serais-tu meilleur descripteur ou analyste?

CL : Je suis déjà allé sur la passerelle avec Martin McGuire et Pierre Houde. C’est vraiment un travail d’encanteur. C’est hallucinant la vitesse à laquelle ça se passe. Ils font ça avec une telle aisance. En même temps les deux m’expliquaient qu’ils finissaient par avoir des trucs. Mais de retenir tous les noms, de faire ça du haut de la passerelle, sans en manquer une, c’est impressionnant. Et il y a la différence entre la télé et la radio. McGuire, à chaque fois que les Canadiens envoient un tir au filet, c’est presque un but. Ça, c’est cool. Avec l’image tu dois en mettre, mais pas trop. La description, je crois que j’aimerais ça essayer juste pour le plaisir.

- Propos recueillis par Vincent Cauchy.

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