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Acculés au pied du mur

par Staff Writer / Montréal Canadiens
MONTREAL (PC)- Les partisans du Tricolore doivent espérer que leurs favoris ont un autre retour improbable dans leur manche. Parce que les Canadiens se retrouvent de nouveau dans la position inconfortable du dos au mur en finale de l'Association Est après s'être incliné 3-0, samedi, contre les Flyers de Philadelphie.


Fâchés et à la limite de l'arrogance dans leurs propos vendredi, les Flyers se sont relevés avec panache du cuisant revers de 5-1 encaissé jeudi. Disciplinés et maîtrisant à merveille l'art du jeu hermétique en défense, ils ont patiemment attendu les erreurs de leurs rivaux qui, soudainement, n'étaient plus autant rapides et efficaces en échec-avant que deux jours plus tôt.

Auteur d'un troisième jeu blanc dans la série, le gardien Michael Leighton a connu un match facile de 17 arrêts.

Les Flyers, qui mènent la série 3-1, ont aussi profité des retours au jeu des attaquants Jeff Carter et Ian Laperrière, même s'ils n'ont pas contribué à l'attaque.

Claude Giroux, deux fois, et Ville Leino ont déjoué Jaroslav Halak, qui a stoppé 22 des 24 tirs auxquels il a été confronté.

Lundi, au Wachovia Center, le Tricolore tentera d'éviter l'élimination pour la sixième fois déjà depuis le début des séries.

Gill à la rescousse

Peter Laviolette devait être satisfait au terme de la première période. L'entraîneur des Flyers avaient dit souhaiter voir ses troupiers connaître un meilleur début de match que dans les rencontres numéro deux et trois. Les visiteurs ont eu les meilleures chances de marquer. Malheureusement pour eux, ils n'ont pu s'inscrire au score.

Halak peut remercier Hal Gill, qui est venu à sa rescousse en infériorité numérique. Le gardien a perdu la maîtrise de la rondelle à la suite d'un tir. Le géant Gill s'est étendu du long de ses six pieds sept pouces en parallèle avec la ligne rouge du but afin de contrer quelques tentatives d'adversaires.

Daniel Brière et Mike Richards ont fait valoir aux arbitres qu'on devait accorder un tir de pénalité parce que Gill avait immobilisé la rondelle dans l'espace réservé au gardien, comme on pourrait le croire en lisant le règlement 63.5 de la LNH. Mais Stephen Walkom et Kelly Sutherland en ont jugé autrement. L'explication que la LNH a fournie a été que Gill s'était allongé avant l'arrivée de la rondelle. Il y aurait eu tir de pénalité s'il s'était allongé sur la rondelle.

Peu de temps auparavant, au cours de la même pénalité à Marc-André Bergeron, Halak a frustré Carter qui s'est amené devant lui après avoir battu Travis Moen à la ligne bleue du Tricolore.

Le Tricolore avait connu un départ intéressant, en mettant à l'épreuve Leighton cinq fois rapidement. Tomas Plekanec a raté la meilleure occasion des siens, le disque glissant lentement près du poteau à la gauche du gardien.

Un tir!

Les Flyers ont poursuivi leur travail bien ordonné en deuxième. Et cette fois ils ont vu leurs efforts récompensés par deux buts.

Ils ont tellement été avaricieux en défense que le Tricolore n'a obtenu qu'un seul lancer afin d'égaler une marque de médiocrité d'équipe en séries. A deux reprises auparavant, n'avait-on dirigé qu'un tir au but dans une période: en 1983 dans une défaite de 3-0 contre les Sabres de Buffalo et en 1994 dans une victoire de 5-2 face aux Bruins de Boston.

Le lancer de Lapierre à 6:26 de la fin avait pourtant dégourdi la foule. Mais la fougue de P.K. Subban a coûté un deuxième but, celui de Leino à 14:53. Le jeu de Subban a avorté et le vétéran Chris Pronger a relancé Leino sur le flanc gauche. Le Finlandais a déjoué Halak d'une savante feinte.

Les Flyers avaient réussi le tant convoité premier but à 5:41 en profitant également d'un revirement, celui de Lapierre en zone neutre. Fraîchement débarqué dans l'action, Giroux a pris de court le défenseur Josh Gorges sur la gauche, avant de soulever le caoutchouc par-dessus l'épaule droite de Halak. Une superbe manoeuvre individuelle.

Les Canadiens avait beau n'avoir obtenu que huit tirs après deux périodes, il n'était qu'à un but en troisième période de revenir dans le coup. Animé d'un sentiment d'urgence, il a passé plus de temps en territoire offensif sans parvenir à trop s'approcher de Leighton, qui a été vigilant. Il a pu déployer deux attaques massives, en vain.

Giroux a annulé toute tentative de remontée en marquant dans un filet désert.

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