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À la recherche d’une étincelle

par Staff Writer / Montréal Canadiens

Dans l'espoir de créer des choses en attaque, Michel Therrien a décidé de chambouler ses trios au retour d’un périple dans l’Ouest américain passablement difficile pour l’équipe.

Ainsi, lundi à l’entraînement, Galchenyuk pilotait une unité complétée par Max Pacioretty et Brendan Gallagher, Sven Andrighetto, auteur de son premier but en carrière dans la LNH samedi soir à Dallas, s’alignait aux côtés de Tomas Plekanec et Jiri Sekac, les trois Québécois de l’équipe (Pierre-Alexandre Parenteau, Michaël Bournival et David Desharnais) étaient réunis et Brandon Prust, Manny Malhotra et Dale Weise formaient le quatrième trio.

« Nous voyons ça comme une opportunité. Nous voulons des résultats, mais pas seulement pour un soir, à chaque match et à chaque présence » a expliqué l’entraîneur-chef après l’entraînement de lundi midi. « À l’occasion, d’avoir des nouveaux partenaires, ça peut te sortir de ta zone de confort, et ça peut être excitant. »

Une excitation que ressent Max Pacioretty, qui se sentait un peu comme au mois de septembre à l’entraînement. « Ça nous donne un sentiment de nouveauté. Tu arrives à l’aréna et tu te sens comme au Jour 1 du camp. Je suis personnellement excité d’essayer quelque chose de nouveau. Je crois que tout le monde est un peu excité en ce moment par les changements, et on espère que ça se traduira dans notre jeu. »

Pour la première fois cette saison, l’Américain sera séparé de son compagnon de trio de longue date, David Desharnais. « Ce sont toujours les résultats qui comptent. On en veut plus, sur une base constante, c’est une des raisons pour laquelle on a pris la décision de séparer ce duo », a admis Therrien.

Le joueur de centre québécois, lui, voyait venir ce changement. « Personnellement, je savais que ça s’en venait », d’avouer Desharnais. « Il faut qu’on produise, il faut qu’on gagne et lorsque ce n’est pas le cas, il y a des changements qui s’effectuent. »

Et pour retrouver le chemin de la victoire, les joueurs devront s’inspirer des bons moments qu’ils ont connus la semaine dernière, selon Pacioretty. «La troisième période à Dallas, la troisième période au Minnesota et les deux premières périodes à Chicago. Je ne crois pas que c’est une question de X et de O. C’est une question de compétition et de jouer de la bonne façon. Lorsque nous jouons de la bonne façon, nous avons du succès. Nous n’avons pas à changer le système de jeu et les stratégies. Il faut trouver un moyen de se présenter pendant 60 minutes. C’est cliché, mais si tu ne joues pas pendant 60 minutes dans cette ligue, tu vas perdre des matchs », d’analyser le meilleur buteur de l’équipe, qui compte 12 filets à sa fiche jusqu’ici cette saison.

« Nous devons changer un peu les choses pour trouver une étincelle. Sven est arrivé et il a marqué un but. Ça allume notre équipe un peu. Il pourrait créer un impact. Nous espérons qu’avec les nouveaux trios, tout le monde va pouvoir contribuer. »

Aux côtés de Galchenyuk, Pacioretty pourrait vite trouver cette étincelle, et le pilote du Tricolore ne s’attend à rien de moins de son attaquant.

« Si tu veux avoir du succès, tes meilleurs joueurs se doivent d’être les meilleurs joueurs. Tes meilleurs se doivent d’être des bons leaders, donc je m’attends à ce que Pacioretty agisse en bon leader avec Galchenyuk et Gallagher, qu’il soit le leader de ce trio-là. »

Il s’attendra également à la même chose de la part de Tomas Plekanec, qui sera flanqué de Jiri Sekac et Sven Andrighetto, deux joueurs qui comptent à eux seulement 23 matchs d’expérience dans la LNH.

« Plekanec, on le place avec deux joueurs extrêmement rapides. Je n’ai pas haïs ce que j’ai vu de ce trio-là en troisième période à Dallas, donc on va continuer l’expérience », d’ajouter le pilote des Canadiens à propos du trio d’Européens.

Pour Andrighetto, compter sur Plekanec qui a connu un parcours similaire à ses débuts au niveau professionnel en Amérique du Nord ne peut qu’être une bonne chose. « Lorsque je suis arrivé, il m’a dit que son premier match était à Dallas aussi. Il a joué à Hamilton avant d’arriver à Montréal, il a fait son chemin jusqu’ici où il connait du succès. C’est assurément un modèle pour moi », d’expliquer le jeune attaquant suisse, qui avait amassé 18 points en 21 matchs à Hamilton avant son rappel.

Au final, peu importe les changements que l’entraîneur apportera, ce sera aux joueurs de répondre, avec de l’implication et un effort constant. « Nous sommes de retour à la maison, nous avons beaucoup de temps pour nous pratiquer et se reposer. Nous n’avons plus aucune excuse », de conclure Pacioretty.

Vincent Régis écrit pour canadiens.com.

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