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À la conquête de la Chine

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Six mois après avoir effectué un passage en Suisse, l’École de hockey des Canadiens a effectué cette fois un arrêt en Chine, mettant pied en Extrême-Orient pour la toute première fois.

En compagnie des Anciens Canadiens Steve Shutt, Gaston Gingras, Patrice Brisebois et Mathieu Dandenault, les membres du personnel ont parcouru les 10 500 kilomètres séparant Montréal de Pékin au début janvier, pour un voyage de dix jours visant à partager l’amour de leur sport – et du Tricolore – aux jeunes de la capitale chinoise, qui se trouve à être la deuxième ville la plus peuplée sur la planète.

Environ 150 jeunes âgés de six à 12 ans ont pris part à trois camps différents de deux jours, organisés au Hokay Skating Center de Pékin ainsi qu’au centre commercial Joy City Chaoyang. Le projet a été initié en collaboration avec CTC Group Limited, un distributeur mondial d’installations de sports d’hiver, des patinoires aux parcs thématiques, qui offre également des services de gestion d’événement.

« Nous avons amené le style de hockey nord-américain et les méthodes d’enseignement de chez nous en Chine. C’était un véritable camp de hockey des Canadiens, comme ceux que nous organisons chaque année au Complexe sportif Bell de Brossard », mentionne Angelo Ruffolo, coordonnateur principal au développement des affaires et des événements des Canadiens. « Les enfants ont reçu plusieurs articles des Canadiens – un chandail, des bas et un t-shirt. Sur la glace, on y enseignait un mélange de patinage de puissance, des exercices par vagues, des techniques de tirs et de passes. Ils sont passés par l’évolution complète pour devenir joueurs de hockey, incluant les étapes à l’extérieur de la glace aussi. Ils ont effectué beaucoup d’exercices d’avant-match : étirements dynamiques, exercices d’habiletés individuelles et d’équipe avec un ballon de soccer. Notre but a toujours été de faire vivre aux jeunes ce que vit un joueur de la LNH et des Canadiens dans une journée. »

Les jeunes présents ne pouvaient espérer de meilleurs mentors. Non seulement Shutt, Gingras, Brisebois et Dandenault cumulent 3 282 matchs dans la LNH, mais ils ont également soulevé la coupe Stanley à dix reprises.

«En tant que groupe, nous voulions aller sur la glace et mettre l’accent sur l’importance d’avoir du plaisir sur la glace, surtout avec les parents. L’important est de comprendre que les jeunes vont acquérir des compétences de vie en jouant au hockey », mentionne Shutt qui a disputé plus de 12 saisons avec les Canadiens avant de terminer sa carrière avec les Kings de Los Angeles après la campagne 1984-1985. «Je crois qu’on a fait du bon boulot pour relayer ce message aux jeunes et à leurs parents. »

C’était évident pour Shutt que les jeunes Chinois apprécient le hockey. N’ayant jamais visité la Chine auparavant, le membre du Temple de la Renommée était bien heureux de voir ce que ces jeunes pouvaient faire avec une rondelle. Et il a été agréablement surpris.

«Nous ne savions pas vraiment à quoi nous attendre. On ne connaissait pas le calibre de hockey de ces jeunes. Nous avons été étonnés par leur enthousiasme et on pouvait voir qu’ils avaient vraiment cette étincelle dans les yeux, une réelle passion pour le sport. C’est vraiment encourageant. On pouvait voir qu’ils avaient vraiment le goût d’être là », a expliqué Shutt qui a été impressionné par les capacités des jeunes, dès le départ. «Leur talent était plus élevé que ce à quoi je m’attendais. On l’a vu très rapidement. Il faut donner du crédit à leurs entraîneurs – quelques Canadiens, Russes, Finlandais. Ce qu’ils savaient faire est le résultat de cet entraînement alors on peut voir qu’ils font bien les choses. »

Bien que la Chine ne soit pas encore une puissance dans le monde du hockey, le sport poursuit sa croissance. Considérant que Pékin recevra les Jeux d’hiver en 2022, les dirigeants mettent l’accent sur la promotion de ce sport chez les gens de tous âges, spécialement chez les jeunes qui pourraient être en mesure de représenter le pays dans six ans.

«On sait qu’il y a du potentiel en Chine. Il y a au moins 6 000 jeunes hockeyeurs là-bas. Avec les Jeux olympiques qui approchent, les télévisions plus nombreuses et du hockey diffusé à plus grande échelle, le potentiel est énorme. Si les jeunes sont exposés au sport, ils peuvent devenir partisans à vie », partage Stéphane Verret, chef de secteur, développement hockey mineur pour les Canadiens. «On voit qu’il y a un intérêt pour que les jeunes jouent au hockey en Chine. Quand les gens ont quelque chose en tête, ils y vont en grand. Ils attirent de bons entraîneurs et je crois que leur approche est bonne. »

Les joueurs et le personnel des Canadiens ont eu l’appui complet du gouvernement canadien dans leur voyage. M. Guy St-Jacques, l’ambassadeur du Canada en Chine – et partisan de première heure des Canadiens – a accueilli tout le monde à l’ambassade, à Pékin, pour une réception le 13 janvier et pour regarder un match des Canadiens. M. St-Jacques a également participé au tournoi 4-contre-4 qui mettait en vedette une vingtaine d’équipes devant le joyau architectural de Pékin, le Stade National, communément appelé le « Nid d’oiseau ».

«Cet appui représente beaucoup », confie Verret, qui en compagnie de Ruffolo, a mené à bien le voyage en Asie de l’Est. «Le fait que ces jeunes puissent s’associer à une équipe gagnante et à des joueurs qui ont connu du succès est un gros plus pour nous. Ça apportait de la crédibilité à l’aventure. Ils savaient qu’ils apprenaient des meilleurs à avoir joué ce sport. Ça a aidé tout le monde à rester concentré sur les éléments à apprendre. »

C’est avec cette idée en tête que Shutt croit que l’aventure en aura valu pleinement la peine.

«J’ai été joueur de hockey, commentateur, entraîneur et maintenant je suis ambassadeur de ce sport. Les Canadiens font rayonner le sport qu’est le hockey à travers le monde et la Chine est le prochain objectif. C’est une vision globale du sport et ils veulent en faire partie », de conclure Shutt. «C’est un nouveau défi pour nous d’être capable de faire ça. Et au passage, c’est amusant! »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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