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Nouvelles des Sénateurs

Une exclusivité Sens TV avec... Daniel Alfredsson

par Chris Lund / Ottawa Senators

Je vais vous raconter une anecdote aujourd'hui, question de bien présenter cette entrevue.

En sortant de chez moi le week-end dernier à Ottawa, je me suis retrouvé dans un restaurant pendant un très agréable après-midi. Assis à la table voisine, un père et sa fille. Ensemble, ils regardaient différents événements sportifs sur les téléviseurs dans l’établissement, et la jeune fille portait un chandail des Sénateurs pour enfant.

Après un moment, la jeune fille a commencé à poser des questions sur le hockey alors que défilaient des faits saillants sur les écrans. Évidemment, cette rencontre est survenue quelques jours après l’élimination de ses Sénateurs par les Penguins de Pittsburgh, une notion qui n’est pas nécessairement facile à comprendre pour une personne dont le chiffre de son âge et celui de sa pointure de chaussure sont semblables.

Par la suite, le hockey a fait place à Alfie dans cette conversation père-fille.

« Où est Alfie? Je veux le voir jouer. Quand va-t-il jouer de nouveau? »

Ça brise le cœur.

Le père lui a soigneusement livré l’explication suivante : « Alfie ne jouera pas pendant un petit moment. Tu devras attendre encore quelques mois avant qu'il ne soit de retour. » La réponse semblait lui satisfaire. J’ai décidé de réfléchir un peu plus à la signification parce que je jugeais qu’une conversation anodine entre un enfant et son père en valait la chandelle.

Je constate à quel point la relation qui existe entre Daniel Alfredsson, les Sénateurs et la ville d’Ottawa est unique. Les trois sont intimement liés depuis les 17 dernières saisons. Les Sénateurs sont l’équipe d’Ottawa et, de la même façon, Alfie est le capitaine d’Ottawa, son étoile. Pendant 17 saisons, vous êtes allé voir jouer Ottawa, les Sénateurs et Alfie. Ils sont indissociables.

Au cours de cette période, Daniel Alfredsson est passé d’un jeune prodige suédois de 23 ans venu de nulle part au statut de légende et, peut-être, plus simplement, « Le Capitaine. »

La triste réalité de tout cela est que cette situation pourrait connaître son dénouement, dépendamment de sa prochaine décision. Paul MacLean est peut-être celui qui résume le mieux la situation : « Je ne sais pas si une équipe est prête pour cette éventualité », lorsqu'on lui a demandé si les Sénateurs sont prêts à vivre sans Alfie.

Évidemment, il est difficile de concevoir les choses autrement pour les Sénateurs.

Les Sénateurs venaient tout juste d’avoir quatre ans lorsqu’Alfie est arrivé dans la formation depuis Frölunda. La saison suivante, ils effectuaient leur première de 11 participations consécutives en séries éliminatoires — 14 en 16 tentatives — et deux ans après être officiellement devenu le capitaine de l’équipe, un titre solidement ancré dans son héritage.

Si nous sommes honnêtes envers soi-même, la période d’avant Daniel Alfredsson des Sénateurs ne ressemble en rien à l’édition actuelle outre le nom et le nom de la ville, alors qu’ils avaient remporté 33 matchs au total. Au cours de la saison écourtée de 48 matchs en 2013, les Sénateurs en ont remporté 25.

Il est peut-être excessif d’attribuer une telle transformation à un seul individu dans des circonstances normales. Mais il ne s’agit pas des circonstances normales ici. Daniel Alfredsson a apporté aux Sénateurs une identité.

Gord Wilson s’est entretenu avec le numéro 11 pour Sens TV cette semaine.


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