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Nouvelles des Sénateurs

Pas facile de développer une chimie

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Un simple mot qui évoque surtout des images relatives à des essais en laboratoire. Dans bien des domaines, c’est effectivement une réalité.


Le mot chimie est revenu souvent cette saison dans le vestiaire des Sénateurs d’Ottawa, particulièrement lorsqu’il fut question de l’arrivée des nombreux nouveaux attaquants au sein de l’alignement 2009-2010. Deux d’entre eux – Milan Michalek et Jonathan Cheechoo, obtenus des Sharks San Jose dans la transaction impliquant Dany Heatley – sont même arrivés à Ottawa quelques jours après le début du camp d’entraînement.

Donc, pour l’entraîneur-chef Cory Clouston, il aura fallu essayer de nouvelles combinaisons de trios, question de trouver les bons jumelages. Ce n’est pas aussi évident ou facile que cela peut sembler être.

« Il ne faut pas toujours déduire que les meilleurs joueurs évoluent ensemble, a déclaré Clouston. Parfois, certains types de joueurs s’entendent mieux avec d’autres. »

Aucun autre joueur n’a eu à s’adapter autant que le centre Jason Spezza, qui fut le principal bras droit de Heatley au cours des quatre saisons précédentes. La plupart du temps, le capitaine Daniel Alfredsson se retrouvait à l’aile opposée.

« Idéalement, je préfère avoir un franc-tireur (comme coéquipier de trio) car je peux passer la rondelle, a dit Spezza. Heater et moi avions développé une bonne chimie assez rapidement. Parfois, il faut travailler un peu plus fort, ce qui n’est pas mauvais en soi. »

Cette saison, du moins, ce fut nécessaire. Mais Spezza semble avoir trouvé sa niche aux côtés de Michalek, tandis qu’Alfredsson s’est déniché une place avec le centre Mike Fisher et l’ailier Alex Kovalev, une autre nouvelle acquisition. Mais le capitaine fut muté à nouveau avec son centre de longue date, Spezza, au cours des derniers matchs.

Oui, le mot chimie a été évoqué au sujet de ces deux trios, quoique difficile à définir.

« La chimie est un terme quasi inexplicable, a affirmé Spezza. C’est quelque chose qui survient de façon spontanée. Parfois après un match, après deux matchs ou après 10 rencontres. Il s’agit d’un concept qui décrit la perception que l’on a de la façon de travailler d'autres joueurs. »

Fisher a ajouté : « Cela vient du fait de jouer ensemble et de connaître les tendances. Il faut surtout du temps. Plus nous jouons et conversons ensemble et que nous en apprenons sur chacun de nous, plus nous devenons meilleurs. »

Quelques aspects sont encore plus importants que la communication. Et cela va au-delà des mots.

« Il s’agit de savoir se comprendre et d’anticiper ce que l’autre va faire, a affirmé Alfredsson. Si vous regardez les jumeaux Sedin (des Canucks de Vancouver), parlant de chimie, ils savent déjà dès l’entraînement matinal ce qu’ils feront le soir même. Lorsque vous créez des habitudes et jouez souvent avec les mêmes coéquipiers, vous apprenez à connaître leurs manies et vous pouvez ainsi jouer de façon un peu plus instinctive.

« Tout cela dépend de la façon dont vous vous complétez et si le système de jeu auquel vous adhérez fonctionne en votre faveur. Vous devez parler et communiquer sur la patinoire. »

La chimie est un terme quasi inexplicable. C’est quelque chose qui survient de façon spontanée. Parfois après un match, après deux matchs ou après 10 rencontres. Il s’agit d’un concept qui décrit la perception que l’on a de la façon de travailler d'autres joueurs. - Jason Spezza
Cheechoo peut certainement témoigner en faveur de cette théorie surtout qu’en 2005-2006 avec les Sharks, alors qu’il s’entendait à merveille avec Joe Thornton, il a connu sa meilleure saison en carrière avec une récolte de 56 buts, ce qui lui a valu le trophée Maurice Richard, remis au meilleur buteur de la LNH.

« Il savait où je m’en allais et cela a très bien fonctionné cette année-là », a déclaré Cheechoo, qui croit en l’importance de la communication. « La plupart des joueurs ici (à Ottawa) ont un bon sens du hockey, donc chaque fois que l’on parle, on se dit ‘hé, c’est là que vous me trouverez’ ou ‘j’aime avoir la rondelle ici.’

« Avec un peu de communication, on peut aller très loin. »

Aussi, il y a l’élément de confiance qui vient avec cette quête de familiarité.

« Lorsqu’il y a plusieurs nouveaux visages, il faut développer un rythme avec les combinaisons de trios ainsi que les rôles, a déclaré Clouston. Le fait d’être à l’aise et d’avoir une confiance mutuelle permet aux joueurs de bien faire leur travail et d’occuper un poste approprié. »


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