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Nouvelles des Sénateurs

Le jeu de puissance des Sénateurs

par Chris Lund / Ottawa Senators



Une scène habituelle chez les adversaires cette saison. Après la dernière sirène, on accorde quelques commentaires aux journalistes avant d’analyser la feuille de statistiques et apercevoir le chiffre zéro dans la colonne des jeux de puissance.

Comme vous le savez peut-être, les Sénateurs affichent l’un de meilleurs dossiers en infériorité numérique dans le circuit. Avec un taux d’efficacité de 88,3 à court d’un homme, Ottawa devance les Bruins de Boston — une équipe largement réputée pour son jeu défensif — au chapitre des unités spéciales.

Chez les Bruins, on peut facilement identifier les principaux acteurs en ce sens avec des joueurs comme Zdeno Chara, Patrice Bergeron ou Tuukka Rask pour leurs succès. Du côté des Sénateurs, ce n’est pas aussi simple. Au cours de la saison 2013, ce fut une véritable valse au sein de l’alignement, dans toutes les positions sur la patinoire. Et cette valse est devenue la norme en désavantage numérique, peu importe qui est devant le filet, à la ligne bleue ou au cercle de mise en jeu.

À ce stade-ci, la question est toute simple : « Comment? »

De façon logique, il faut d’abord regarder le système utilisé par l’entraîneur Paul MacLean et son personnel. Il s’est avéré efficace pour freiner les meilleures attaques adverses en supériorité numérique. La preuve, quatre des cinq meilleurs jeux de puissance dans la LNH se trouvent dans l’Association de l’Est. Les Sénateurs ont trouvé le moyen de tous les freiner.

L’un des joueurs les plus utiles en infériorité numérique depuis le début de la présente saison est Erik Condra. Non seulement ce dernier passe près de deux minutes par match sur la glace dans cette situation pour les Sénateurs, soit plus que la plupart des autres joueurs de l’équipe, il termine ses présences en infériorité en zone adverse à 45,7 pour cent, plus que tout autre de ses coéquipiers.

Selon Condra, le fait que les Sénateurs aient été en mesure de mettre de la pression sur l’adversaire et imposer leur tempo a eu pour effet d’accorder moins de buts.

« Premièrement, nous devons gagner les mises en jeu. Ensuite, notre but principal est d’empêcher l’adversaire de s’installer dans notre zone, a déclaré Condra. Nous aimons mettre de la pression. Nous ne voulons pas laisser l’adversaire faire ce qu’il veut. Nous voulons le forcer à faire ce que nous voulons. »

Lorsqu’on jette un coup d’œil à la façon dont les Sénateurs font les choses, on peut valider cette approche.

Lors du match de lundi soir contre Pittsburgh, où les Sénateurs n’ont pas accordé de but en cinq situations en infériorité numérique, nous pouvons constater à quel point ils adaptent dynamiquement leur système pour entraîner l’attaque adverse vers des situations inconfortables.

Dans l’extrait suivant lors d’un jeu de puissance, tous les joueurs des Sénateurs sont positionnés en fonction de s’accaparer de l’enclave alors que la rondelle se dirige vers eux. Alors que la rondelle est dirigée vers l’adversaire posté près du point de mise en jeu, ce dernier est contraint à franchir trois joueurs adverses, ce qui facilite la tâche pour Craig Anderson d’effectuer l’arrêt.

Immédiatement après, les Sénateurs accentuent la pression.

L’arrêt provoque un dégagement vers la ligne bleue et la rondelle est récupérée par les Penguins et le joueur à la pointe ressent la pression et lance la rondelle vers la rampe. Alors que le joueur près de la rampe doit aussi faire un jeu précipité, il est obligé de renvoyer rapidement la rondelle au premier défenseur à la pointe. Lorsqu’il aura finalement terminé la passe, les Penguins obtiendront un autre tir au but quelques secondes plus tard, mais les Sénateurs leur auront quand même forcé la main.



Tous les cinq joueurs des Penguins sont en retrait des points de mise au jeu et en forçant les passes précipitées, les Sénateurs s’assurent de la possibilité de revirements et, par conséquent, éloignent la circulation de leur gardien de but. En jouant de façon très serrée sur les attaquants adverses, les Sénateurs rendent ainsi la vie difficile à l’adversaire lorsque vient le temps de s’installer et créent des revirements en forçant des situations inconfortables pour les attaquants.

La capacité collective à détourner et récupérer la rondelle est un aspect qui est souligné par le personnel d'entraîneurs, en particulier de la part de Mark Reeds, selon Condra.

« Nous réalisons beaucoup de choses lorsque nous essayons de descendre et de bloquer les rondelles avec nos bâtons. Mark Reeds excelle dans cet aspect. Il nous aide beaucoup. »

Il n'y a certainement aucun doute que le travail des gardiens de but a été un facteur très important dans la capacité des Sénateurs à empêcher l’adversaire de marquer des buts en avantage numérique, mais les joueurs ont fait de l’excellent lorsque venait le temps d’empêcher l’adversaire de s’installer pour exécuter le jeu de puissance. L’excellent rendement des Sénateurs en désavantage numérique a aussi eu pour effet de nuire le travail de l’adversaire lors des premières occasions de marquer et de procurer au gardien une belle option pour faire l’arrêt et empêcher une deuxième ou une troisième chance.

Prenez la séquence affichée ci-dessus, par exemple. Jarome Iginla obtiendra ultimement une chance de lacer, mais il n’a nulle part où tirer, sauf directement sur Anderson et il ne pourra obtenir une seconde chance avant que les Sénateurs ne dégagent la zone. Les Penguins ne veulent pas donner le temps à Anderson de voir correctement la rondelle, et encore moins lui permettre de se positionner pour effectuer un arrêt.

Alors que les Sénateurs tentent de se qualifier pour une participation en séries avec seulement trois matchs à disputer cette saison, les partisans peuvent s’encourager dans le fait qu'ils sont la seule formation à présenter un pourcentage supérieur à 0,900 en désavantage numérique.

De bons systèmes défensifs peuvent être des aspects très importants lors de matchs difficiles.


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