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Nouvelles des Sénateurs

La rencontre des dépisteurs permet d'obtenir un meilleur aperçu en vue du repêchage

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Le directeur du personnel des joueurs des Sénateurs, Pierre Dorion, dirige un groupe de dépisteurs qui effectuent des entrevues avec des espoirs en vue du Repêchage de 2012, cette semaine à Toronto (Photo par Bruce Bennett/Getty Images).

Vous n'aurez jamais une deuxième chance de faire une bonne première impression.

Aussi banal que cela puisse paraître, ce principe doit certainement s’appliquer aux entrevues qui font partie du processus pour les 105 espoirs présents à la réunion annuelle des dépisteurs de la LNH, qui a lieu cette semaine à Toronto. Il s’agit aussi d’une étape importante pour les 30 formations de la Ligue nationale de hockey en vue du Repêchage amateur 2012, qui aura lieu les 22 et 23 juin au Consol Energy Center de Pittsburgh.

Les représentants de l’équipe, incluant le directeur du personnel des joueurs des Sénateurs d'Ottawa Pierre Dorion, ont passé les premiers jours de la réunion à réaliser des entrevues individuelles avec des espoirs sélectionnés — Dorion s'attend à en rencontrer 55 —avant de procéder au test de conditionnement physique vendredi et samedi au Toronto International Centre.

Présentement, les Sénateurs détiennent le 15e choix au total au premier tour. Pour Ottawa, il s’agit d’un scénario assez différent de celui d’il y un an, alors que la formation disposait de deux choix en première ronde et trois en deuxième, mais elle s’est finalement retrouvée avec trois sélections pour le tour initial. Mais Dorion affirme que l’approche de l'organisation sur le plan du dépistage — et pendant la réunion en particulier — reste toujours le même.

« De notre côté, nous devons faire preuve de diligence dans la manière dont nous abordons cet exercice », a déclaré Dorion lors d’une entrevue accordée à la station radiophonique Team 1200. « Au 15e rang, nous allons choisir un joueur duquel nous pensons qu’il jouera un rôle important pour notre avenir. »

Alors que les éclaireurs ont passé d’interminables heures à observer les espoirs au cours de la saison (et Dorion croit que ce qu'ils voient sur la glace est ce qui importe le plus), les entrevues réalisées lors de la réunion offrent une chance unique pour sonder l’aspect psychologique d'un joueur et connaître ses impressions.

« Ces joueurs doivent garder à l'esprit qu’il s’agit de leur premier contact avec de nombreuses équipes de la LNH, donc une chance de faire cette première impression », a déclaré Dan Marr, directeur de la Centrale de recrutement de la LNH, à NHL.com. « Certains jeunes ne sont pas à l'aise quand ils sont en entrevue, donc il faut leur dire qu'ils ont besoin de se préparer à parler d'eux, quelque chose peut-être inhabituel pour eux.

« Mais les équipes ne testent pas votre personnalité. Elles essaient de vous connaître dans ce milieu, donc il s’agit simplement d’occasion de faire une bonne première impression. »

Alors que certains espoirs sont évidemment nerveux dans de telles situations, Dorion a déclaré que sans doute de jeunes joueurs aujourd'hui se présentent dans cette situation en étant bien préparés et bien encadrés par des gens, notamment leurs agents.

« Ils (les joueurs) arrivent ici en sachant à quoi s'attendre, a-t-il dit. Il y a toujours quelques jeunes qui démontrent de la nervosité. Nous en avons eu quelques-uns (hier) qui ont trébuché avec leurs réponses, leurs mains étaient moites. Certains jeunes deviennent nerveux, mais ils sont encore beaucoup plus éloquents qu’il y a à peine cinq ans. »

À bien des égards, c'est comme une entrevue d'embauche. Avouons que c'est précisément de cette façon dont un jeune joueur qui aspire à une carrière dans la LNH voit la situation. Dorion a admis que certains espoirs se montreront trop polis, mais c'est l'information qui est présentée qui compte le plus.

« C'est la cohérence de leurs réponses, a déclaré Dorion. La plupart du temps, nous savons à quel type de personne nous avons affaire. Nous avons fait des recherches de fond sur la plupart de ces joueurs, nous avons donc une bonne idée de leur approche envers le jeu. Tant et aussi longtemps qu’il y a une cohérence entre ce que nous avons entendu dans le passé et ce qu'ils nous disent, c'est cet aspect qui m'impressionne vraiment.

« Cela me dit qu'il est une personne honnête et il va faire ce qu'il faut pour devenir un joueur. Lorsqu’une personne vient nous raconter des choses que nous n'avons pas entendues dans le passé et que les propos ne correspondent pas à nos vérifications des antécédents, il s’agit d’un avertissement pour nous. »

Vendredi et samedi, les joueurs devront subir 13 tests individuels de conditionnement physique. C'est à ce moment que le directeur du développement des joueurs, Randy Lee, et l’entraîneur en conditionnement Chris Schwarz prendront le relais pour devenir les yeux et les oreilles des Sénateurs.

« Ils observeront certains jeunes joueurs afin de voir comment ils se débrouilleront et s’ils donnent le maximum, a déclaré Dorion. Il s’agit d’une mesure d’évaluation plus large. On peut voir de quelle façon ils réagissent dans des situations physiques et ensuite (dans les entrevues), comment ils réagissent avec un peu de pression quand on leur pose des questions. »

Alors que la réunion des dépisteurs constitue un outil important pour les équipes, Dorion doute que tout ce qui se passe cette semaine constitue un facteur qui pourrait provoquer une révision majeure de la liste que le personnel de dépisteurs des Sénateurs a élaborée lors de leurs réunions de groupe plus tôt ce mois-ci.

« Nous sommes assez confiants que, sur la liste des 14 joueurs que nous avons dressée, nous serons en mesure de sélectionner l’un d’eux (au 15e rang), a-t-il dit. Nous allons tout simplement aller de l'avant et de prendre le meilleur joueur disponible. En ce qui concerne les changements, il pourrait y avoir quelques modifications ici et là, mais, comme je dis toujours aux gens, c'est sur la glace que ça compte le plus. Je pense que nous apprendrons à les connaître et s'il ya des inquiétudes au sujet de l’un ou l’autre de ces 15 ou 25 candidats (que nous ciblons), il est possible que nous apportions quelques modifications. Mais je ne vois pas de grands changements à l’horizon de notre part. »

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