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Nouvelles des Sénateurs

Anderson prévoit une fièvre « délirante » en séries

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Le gardien des Sénateurs Craig Anderson a vécu ses meilleurs moments en séries éliminatoires il y a deux ans au Colorado. Il aimerait voir ce moment mémorable se répéter avec Ottawa, au premier tour contre les Rangers de New York (Getty Images).
Quelque part dans sa tête, Craig Anderson peut encore entendre des applaudissements intempestifs.


Alors que la foule hurlait « An-dy, An-dy » dans Pepsi Center de Denver le 18 avril 2010, lorsque le gardien des Sénateurs d'Ottawa — qui évoluait avec l’Avalanche du Colorado à l’époque — a pratiquement vaincu à lui seul les puissants Sharks de San Jose avec un rendement ayant des proportions herculéennes devant le filet.

À ce jour, il s’agit d’une performance épique qui a mis Anderson sur la carte dans les éliminatoires de la Coupe Stanley. Les Sharks s’étaient rués sur lui ce soir-là, en ayant le meilleur 51-17 contre l'Avalanche au chapitre des tirs au but, incluant un écart incroyable de 42-7 après les deux dernières périodes. Mais il avait repoussé tous les tirs dirigés contre lui dans ce qui s'est avéré être un triomphe de 1-0 en prolongation contre San Jose (il a établi un record des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey avec ses 50 arrêts sans accorder de but en temps réglementaire).

Anderson secoue la tête en se souvenant de l'ovation monstre à laquelle il a eu droit après qu'il eut été choisi la première étoile du match (regardez la vidéo de ce moment ici).

« Je l’ai conservé sur une bande vidéo », a déclaré le cerbère de 30 ans de Park Ridge, en Illinois. « Je pense que c'est quelque chose que mon enfant (Jake) va regarder. Il s'agit d'un moment que peu de gens ont l’occasion de vivre. Je n'oublierai jamais ce moment. Avoir un tel appui de la part des partisans, c'est l'euphorie. Cela me donne la chair de poule. Il s’agit d’une situation que l’on souhaite se répéter.

« C'est une expérience que l’on souhaite revivre. »

Revenons à aujourd’hui, alors que le rendement d’Anderson pourrait être à l’avant-plan de tout espoir pour les Sénateurs de causer une surprise et éliminer les Rangers de New York — les détenteurs du premier rang de l’Association de l’Est —au premier tour des séries éliminatoires de la Coupe Stanley. La série quatre de sept s’amorcera jeudi au Madison Square Garden (19 h, RDS, CBC, CKOI 104,7 FM).

« Craig a excellé pour nous », a déclaré l’entraîneur-chef Paul MacLean après avoir soumis son équipe à une séance d’entraînement d’une heure, plus tôt aujourd’hui à la Place Banque Scotia. « Il a donné à notre équipe une chance de gagner pendant de nombreuses parties, donc nous entretenons une grande confiance en notre gardien. »

Alors que l’Avalanche fut éliminée en six parties par les Sharks lors de cette série d’il y a deux ans, Anderson sourit à l’idée de pouvoir revivre la frénésie des séries éliminatoires encore une fois.

« Chaque lancer compte, a-t-il dit. « On ne peut plus se satisfaire tout simplement en se rendant en prolongation et obtenir le point supplémentaire. Maintenant, le match se décide par une victoire ou une défaite. C'est un jeu d'équipe, il n'y a plus de concours d’habiletés à la fin du match pour déterminer qui obtient le point supplémentaire. Il faut maintenant effectuer les gros arrêts afin de donner à l'équipe une chance de gagner. »

Certains tenteront de peindre cette série comme étant un duel entre Anderson et son vis-à-vis des Rangers, Henrik Lundqvist, un aspirant pour le trophée Vézina comme meilleur gardien de la LNH. Mais le cerbère numéro un des Sénateurs sait qu'il ne représente qu’une seule pièce d’un casse-tête plus complexe.

« Tout se concentre sur l’équipe, a déclaré Anderson. Je suis qu’un seul joueur. Je suis un type qui doit faire un travail. Je ne peux pas lancer sur Henrik et il ne peut pas lancer sur moi. On ne pourra pas franchir le premier tour avec une marque de 0-0. Quelqu'un doit marquer. Il pourrait s’agir d’un mauvais rebond, d’un but sur le jeu de puissance. Qui sait ce qui fera la différence dans un match et la série? Il faut donc donner à l'équipe une chance de gagner. »

Il y a deux ans, son équipe, l’avalanche, était loin d’être la favorite pour l’emporter contre les Sharks, alors que ces derniers avaient atteint la finale de l’Association de l’Ouest. Il se retrouve dans une situation semblable, alors que peu de gens prédisent que les Sénateurs (huitième rang) élimineront les Blueshirts. Mais Anderson sait des choses cocasses peuvent survenir à cette période de l'année, et il ne donnerait pas sa place pour rien au monde.

« C’était une expérience inspirante », a-t-il raconté au sujet de son aventure en séries éliminatoires en 2010. « Nous savions que la ville était derrière nous et qu’il y aurait beaucoup d’émotion. Il s’agissait d’une situation où tout pouvait arriver. Nous avons âprement bataillé et c'était l’une de ces situations où nous aurions pu finir par gagner cette série, moyennant quelques rebonds à notre avantage. »

Anderson est impatient de voir l'accueil que les fidèles de l'Armée Sens réserveront à leur équipe les 16 et 18 avril, alors que les troisième et quatrième matchs seront disputés à la Place Banque Scotia.

« Délirante », a-t-il indiqué sur le genre de réaction qu’il s’attend de la part des partisans. « D’après les propos que j'ai entendus de la part de quelques coéquipiers qui ont déjà vécu cela lors de la finale de la Coupe Stanley (en 2007), cette ville devient simplement hors de contrôle. Ils sont fous de hockey et ils sont ici pour nous soutenir, comme ce fut le cas toute l'année. Je ne m'attends à rien de moins (pendant les séries éliminatoires). »


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