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Poolers : Prédictions audacieuses pour 2016-17

Notre chroniqueur y va de prédictions téméraires en vue de la prochaine saison

par Sébastien Deschambault @sebasdLNH / Chroniqueur LNH.com

La saison 2016-17 est à nos portes, et les poolers apportent les derniers ajustements à leur alignement. En vue de les aider, je vais y aller de quelques prédictions que vous n'aurez probablement pas vues ailleurs. Nous nous reparlerons en avril pour voir quel a été mon taux de succès.

1. Les Canadiens de Montréal vont terminer parmi les trois premières équipes de la LNH au chapitre des buts marqués.

Malgré la perte de son meilleur défenseur à caractère offensif au cours de la saison morte, les Canadiens vont connaître une saison fructueuse à l'attaque. Pour la première fois depuis 1995-96, l'équipe va miser sur six marqueurs de 20 buts, et peut-être même qu'elle va compter dans ses rangs trois joueurs qui vont atteindre le plateau des 30 buts pour la première fois depuis sa dernière conquête de la Coupe Stanley. Max Pacioretty, Alex Galchenyuk et Brendan Gallagher sont tous de sérieux candidats pour faire vibrer les cordages à 30 reprises ou plus s'ils demeurent en santé, et le nouveau venu Alexander Radulov pourrait les imiter. La recrue Artturi Lehkonen montre un flair offensif certain, et il ne faudrait pas se surprendre de le voir atteindre le plateau des 20 buts, tout comme son joueur de centre Tomas Plekanec, qui va finalement avoir des ailiers stables et capables de trouver le fond du filet avec régularité. Si Shea Weber n'a pas la mobilité de P.K. Subban, il y a un élément de l'attaque où il fait mieux que le populaire numéro 76 : toucher la cible en avantage numérique. C'est ce qui lui a permis d'inscrire 21 buts la saison dernière, et les passes d'Andrei Markov en supériorité numérique pourraient lui permettre de récidiver en 2016-17. Le jeu de puissance, qui a terminé au 25e rang de la ligue la saison dernière avec un rendement de 16,2 pour cent, connaîtra une nouvelle impulsion sous la gouverne de l'entraîneur associé Kirk Muller, ce qui contribuera à la hausse des buts marqués par le Tricolore.

2. Auston Matthews et Patrik Laine ne remporteront pas le trophée Calder

Malgré tout le battage médiatique qui entoure les deux premiers joueurs réclamés au dernier repêchage de la LNH, ce n'est pas un joueur issu de la cuvée 2016 qui va remporter le trophée remis à la meilleure recrue de la LNH cette saison. Cet honneur reviendra à Oliver Bjorkstrand des Blue Jackets de Columbus. Après avoir terminé au premier rang des pointeurs de la Ligue de hockey de l'Ouest (WHL) en 2014-15 avec une récolte d'exactement deux points par match (118 points en 59 parties). Il a fait ses débuts dans les rangs professionnels la saison dernière, et après des débuts modestes et une blessure au haut du corps qui l'a ralenti dans sa progression, il a finalement disputé ses premiers matchs dans la LNH, et a affiché une récolte fort respectable de huit points (quatre buts, quatre passes) en 12 rencontres. Il a ensuite aidé les Monsters de Lake Erie à remporter le championnat de la Coupe Calder dans la LAH, étant même nommé joueur par excellence des séries éliminatoires. Même si sa place dans l'alignement à Columbus n'a pas encore été confirmée, Bjorkstrand semble avoir gagné la confiance de son entraîneur John Tortorella, et il va rapidement faire sa place sur l'avantage numérique des Blue Jackets. Une récolte entre 50 et 60 points est à prévoir pour le Danois de 21 ans.

3. Marc-Andre Fleury effectuera un retour en force et remportera le trophée Vézina

Fleury a connu une saison en deux temps la saison dernière. Il a d'abord été le meilleur joueur des Penguins en début de campagne alors que tous les gros canons de l'équipe peinaient à trouver leur rythme, ce qui a permis à Pittsburgh de garder la tête hors de l'eau jusqu'à ce que la direction décide de remplacer l'entraîneur Mike Johnston par Mike Sullivan. Fleury, mieux appuyé par son attaque par la suite, a poursuivi sur sa lancée et a conclu la campagne au troisième rang de la LNH pour les victoires avec 35, et a terminé parmi les huit premiers gardiens pour la moyenne de buts alloués (2,29) et le pourcentage d'arrêts (,921). Il aurait pu améliorer ces statistiques, mais il a été ralenti par deux commotions cérébrales, dont une à la toute fin du calendrier régulier. Cela a permis à la recrue Matt Murray de s'amener et de ravir le poste de partant à Fleury avec du jeu inspiré, qui a permis aux Penguins de soulever la Coupe Stanley en juin dernier, alors que Fleury se contentait d'un rôle de spectateur. Après bien des rumeurs de transaction, en grande partie causées par l'imminence du repêchage d'expansion, les deux gardiens sont de retour à Pittsburgh. C'est toutefois au tour de Murray d'être sur la touche, lui qui s'est fracturé la main à la Coupe du monde de hockey 2016 alors qu'il représentait Équipe Amérique du Nord. C'est donc Fleury qui va entreprendre la saison devant le filet des Penguins, et il ne donnera aucune chance à Murray de lui ravir son poste à nouveau. Il aura toute la motivation au monde et connaîtra la meilleure saison de sa carrière avec 43 victoires. Cette prédiction ne sera pas modifiée s'il devait quand même changer d'adresse au cours de la saison, car souvenez-vous qu'il possède une clause de non-mouvement limitée, et qu'il a donc un certain contrôle sur sa prochaine destination. De toute manière, seule une équipe qui aspire aux grands honneurs songerait à faire l'acquisition d'un gardien dont le contrat est encore valide pour trois saisons à un salaire moyen de 5,75 millions $ par année.

4. Milan Lucic deviendra le premier joueur depuis 2007-08 avec 70 points, 100 minutes de punition et 250 mises en échec

Le dernier joueur à avoir montré affiché une telle production est Brenden Morrow avec les Stars de Dallas, alors qu'il a récolté 74 points, 105 minutes de punition et 260 mises en échec. Lucic n'a jamais récolté plus de 62 points dans une saison, mais le fait d'évoluer avec Connor McDavid va lui permettre d'éclipser cette marque cette saison. Déjà très généreux de ses coups d'épaules et adepte du jeu robuste, le fait d'évoluer avec le jeune prodige risque également de faire ressortir l'instinct protecteur de l'ancien attaquant des Bruins de Boston et des Kings de Los Angeles, et c'est pourquoi il va passer plus de 100 minutes au cachot pour la première fois en quatre saisons.

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