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Poolers : Les Oilers enfin arrivés à destination

Après des années de reconstruction, les Oilers misent finalement sur une équipe redoutable qui offre plusieurs options aux poolers

par Sébastien Deschambault @sebasdLNH / Chroniqueur LNH.com

LNH.com propose une analyse en profondeur de chacune des 31 équipes pendant tout le mois d'août. Aujourd'hui, les Oilers d'Edmonton :

Après une reconstruction qui s'est étalée sur 10 ans, les Oilers d'Edmonton forment finalement une équipe qui peut aspirer aux grands honneurs dans l'Association de l'Ouest. Tout cela a évidemment été rendu possible par l'arrivée du jeune prodige Connor McDavid, qui a remporté le trophée Art Ross et le trophée Hart la saison dernière à l'âge de 20 ans. Il représente de toute évidence l'un des meilleurs choix pour les poolers, et il le sera pour plusieurs années, mais plusieurs joueurs qui gravitent autour de lui deviennent par la force des choses plus attrayants pour les poolers.

Survol des Oilers pour les poolers :

Sous-évalué : Oscar Klefbom - Il est rare que le défenseur numéro un d'une équipe possédant une attaque et un jeu de puissance aussi dévastateurs que les Oilers ne fasse pas l'objet de davantage d'engouement que celui entourant Klefbom. Après avoir terminé la saison 2014-15 en force, il a été limité à 31 matchs en 2015-16 en raison de blessures. Il a montré la saison dernière qu'il était en mesure de mener la brigade défensive d'Edmonton avec 38 points (12 buts, 26 passes), dont 16 en avantage numérique, 201 tirs et 146 tirs bloqués. Défenseur le plus utilisé de l'équipe en avantage numérique, il représentera une option très alléchante tant et aussi longtemps il occupera ce rôle. Il vient d'avoir 24 ans et est sous contrat à un salaire raisonnable pour encore six saisons. Un choix avisé, autant dans les ligues d'un an que dans les pools à long terme (keepers).

Surévalué : Leon Draisaitl - Je vous ai fait cracher votre gorgée de café en insérant le nom de Draisaitl dans cette catégorie? Désolé. Mais n'allez pas croire que je ne considère pas Draisaitl comme un joueur de premier plan, loin de là. C'est simplement que je veux mettre les poolers en garde contre des attentes trop élevées à l'endroit du jeune Allemand. Draisaitl a connu une fin de saison incroyable avec 21 points (six buts, 15 passes), ce qui lui a permis de grimper jusqu'au septième rang des pointeurs de la ligue avec une récolte de 77 points, et il a ensuite enchaîné avec 16 points en 13 matchs en séries. Alors que plusieurs commencent déjà à comparer le duo McDavid-Draisaitl à celui formé par Sidney Crosby et Evgeni Malkin avec les Penguins de Pittsburgh, je veux simplement soulever quelques drapeaux rouges, sans pour autant vouloir diminuer le talent du jeune homme. Tout d'abord, il a passé la majeure partie de la dernière saison à l'aile de McDavid, alors qu'il est un centre naturel. Il pourrait très bien arriver dans un avenir rapproché que Draisaitl pivote son propre trio et qu'il soit privé de la présence de McDavid à forces égales. Ensuite, son pourcentage de tirs de 16,9 pour cent est un brin élevé. Une légère régression pourrait survenir, ce qui lui coûterait quelques buts. Draisaitl va tout de même récolter beaucoup de points, mais il ne faut pas que les poolers s'attendent au même genre d'augmentation que lors de la dernière campagne. En fait, il n'est pas totalement déraisonnable de voir Draisaitl récolter quelques points de moins que l'an dernier, soit entre 70 et 75.

31 en 31 Oilers: Aperçu de la saison | Meilleurs espoirs | Grands enjeux

Carte cachée : Patrick Maroon - Nous avons vu par le passé avec Crosby qu'un joueur à la carrière jusque-là marginale peut se transformer en solide contributeur en évoluant sur son trio. McDavid a la même influence, et c'est Maroon qui semble être le premier à vouloir en profiter, lui dont le partenaire de jeu le plus fréquent à 5-contre-5 a été le jeune prodige de 20 ans la saison dernière. En plus d'avoir marqué presque autant de buts la saison dernière (27) qu'au cours de ses six premières saisons dans la LNH (32), il a pu aider les poolers dans d'autres catégories comme les tirs (178), les mises en échec (189) et les minutes de punition (95). S'il conserve son billet de loterie gagnant, rien n'empêcherait Maroon de conclure la prochaine saison avec 25 buts et 50 points en plus de remplir les catégories liées à la robustesse.

Prêt à rebondir : Jussi Jokinen - Dans sa plus belle imitation de Vaclav Prospal, Jokinen a commencé à alterner d'excellentes saisons à des campagnes plus qu'ordinaires depuis quelques années. Après avoir récolté 60 points (18 buts, 42 passes) avec les Panthers de la Floride en 2015-16, il a connu des difficultés l'an dernier avec seulement 28 points (11 buts, 17 passes) en 69 rencontres. N'ayant jamais été reconnu pour son jeu défensif, Jokinen débarque à Edmonton avec une chance réaliste d'être utilisé sur l'une des deux vagues du jeu de puissance, en plus de courir la chance d'être associé à McDavid ou Draisaitl à forces égales. Si ce dernier scénario se réalise, Jokinen pourrait facilement surpasser le plateau des 50 points, et même flirter encore une fois avec celui des 60 points.

Espoir à surveiller : Jesse Puljujarvi - À 18 ans, le quatrième choix au repêchage 2016 de la LNH a obtenu une audition de 28 matchs avec les Oilers avant d'être cédé à la LAH. Patineur rapide au gabarit imposant (6 pieds 4 pouces, 203 livres), Puljujarvi a récolté 20 points à ses 22 premiers matchs dans la LAH avant de ralentir en fin de saison. Il aura de nouveau la chance de s'établir sur l'un des trois premiers trios des Oilers au camp d'entraînement. Edmonton mise toutefois sur passablement de profondeur en attaque, et il n'est pas exclu que Puljujarvi amorce la saison dans la LAH. Il serait toutefois le premier joueur à être rappelé, et lorsqu'il se sera parfaitement habitué aux rigueurs du hockey nord-américain, il sera un joueur dominant que les poolers vont s'arracher.

Situation des gardiens : Cam Talbot a été, et de loin, le gardien le plus occupé de la LNH l'an dernier avec 73 départs, sept de plus que tout autre gardien. Il en a profité pour terminer au premier rang de la ligue avec 42 victoires, un sommet pour lui en carrière, en plus d'afficher une moyenne de buts alloués de 2,39 et un pourcentage d'arrêts de ,919. Son entraîneur Todd MacLellan serait avisé de lui accorder un peu plus de repos, et Laurent Brossoit a démontré qu'il était en mesure d'assumer une plus grande charge de travail. Cependant, la bonne nouvelle pour les poolers, c'est que même s'il joue moins souvent, le nombre de victoires de Talbot ne devrait pas trop fluctuer. En effet, l'équipe devant lui s'améliore de saison en saison, et les Oilers devraient former l'une des aspirantes dans l'Association de l'Ouest. Talbot devrait donc apparaître parmi les cinq meilleures options devant le filet pour les poolers en 2017-18.

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