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Domi prêt à affronter les Coyotes pour la première fois

L'attaquant est à l'aise avec la pression et comprend la tradition de hockey à Montréal après avoir grandi dans l'entourage des Maple Leafs

par Mike Zeisberger @Zeisberger / Journaliste NHL.com

MONTRÉAL - Max Domi a l'impression qu'il est surveillé.

Chaque fois que l'attaquant des Canadiens de Montréal s'assoit dans son casier au Centre Bell, il peut sentir la présence des légendes du passé des Canadiens autour de lui. Des photos des grands joueurs de l'équipe, de Maurice Richard à Patrick Roy, sont affichées aux murs au-dessus des casiers du vestiaire de Montréal et servent à rappeler la riche histoire de l'équipe, qui compte 24 Coupes Stanley.

Domi n'a qu'à regarder au-dessus de son épaule gauche en enfilant son équipement pour voir l'image de Jean Béliveau, membre du Temple de la renommée du hockey, plonger son regard dans le sien.

« C'est surréel, a-t-il dit récemment. Je ne le réalise pas encore vraiment. Je ne sais pas si je le réaliserai un jour. Mais de porter le même chandail et le même logo que tous ces joueurs-là, que ce soit Guy Lafleur, Jean Béliveau, Patrick Roy ou tous les autres… Si tu parviens à imiter une petite fraction de ce qu'ils ont accompli, tu auras une belle carrière.

« C'est un honneur de porter ce chandail, et c'est un privilège. Tu en tires le maximum, tu travailles fort chaque jour et tu dois être respectueux. Tu dois être respectueux des joueurs qui l'ont porté avant toi. »

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Domi, âgé de 23 ans, a accueilli à bras ouverts la tradition et l'attention de Montréal à partir du moment où il a été échangé aux Canadiens par les Coyotes de l'Arizona en retour de l'attaquant Alex Galchenyuk le 15 juin. Six mois plus tard, il affrontera son ancienne équipe pour la première fois quand les Canadiens rendront visite aux Coyotes jeudi au Gila River Arena (21 h HE, FS-A, TSN2, RDS, NHL.TV).

« Ce sera étrange, c'est certain, a dit Domi. Je n'ai jamais été échangé de ma vie, donc ce sera différent. Mais ce sera génial de revoir les thérapeutes, les entraîneurs et, évidemment, mes anciens coéquipiers. Je suis très fébrile. »

Domi, qui a été sélectionné avec le 12e choix au total par les Coyotes au repêchage 2013 de la LNH, a cumulé 135 points (36 buts, 99 passes) en 222 matchs en trois saisons avec l'Arizona.

« Tu ne te faisais pas reconnaître très souvent là-bas », a-t-il mentionné.

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On ne peut pas dire la même chose de la vie à Montréal, là où le hockey est imprégné dans le tissu social de la communauté. Domi est à l'aise sous les feux de la rampe, ayant grandi dans un marché similaire alors que son père, Tie, évoluait pour les Maple Leafs de Toronto entre 1995 et 2006.

Entouré par les Mats Sundin et Curtis Joseph, Max a grandi dans un environnement qui l'a préparé à l'attention constante qui vient avec le fait de jouer à Montréal. Il a également appris que les meilleurs joueurs de hockey ne comptent plus les heures de dur labeur pour être les meilleurs de la Ligue.

« Sur la glace, c'est une chose, mais hors de la glace, de voir comment ces joueurs-là travaillaient fort, ça s'est transposé dans ma façon d'atteindre la LNH, a expliqué Domi. J'ai tenté de prendre les mêmes habitudes et de les intégrer dans ma routine quotidienne. Quand tu as 5 ou 6 ans et que tu vois des joueurs comme Mats Sundin suer sur un vélo stationnaire après une victoire en prolongation, ça reste avec toi toute ta vie et tu en tires des leçons. »

Ça l'a également aidé à composer avec les projecteurs.

« Le hockey est une tradition tellement ancrée dans la vie des Montréalais, et Max l'a compris dès le jour 1 », a déclaré Tie Domi, âgé de 49 ans. « Il savait ce qui l'attendait. Il sait ce qu'est la vie dans la LNH. C'est un peu comme ce qu'il a vécu en grandissant à Toronto. Et maintenant, il vit son rêve. Je n'enlève rien à l'Arizona. Il a joué trois ans là-bas et il a eu du plaisir, mais il a ensuite été échangé à Montréal. Maintenant, on dirait qu'il a réellement accepté la pression.

« Je pense qu'il s'est adapté rapidement, car il est entouré de modèles depuis qu'il est un enfant. Mats, Mario [Lemieux], Teemu [Selanne], ces gars-là sont des amis proches. Ils sont un peu comme ses oncles. Il les a côtoyés toute sa vie. Il a vu à quel point ils étaient humbles, peu importe les succès qu'ils connaissaient. Mats et Mario l'ont particulièrement préparé pour la prochaine étape. Il prend à cœur ce qu'ils lui disent, beaucoup plus que moi, surtout lorsqu'il est question de marquer des buts. Il a grandement gagné en maturité. Il fait des blagues maintenant et dit qu'il aurait dû m'écouter plus tôt. »

Joseph, le gardien partant des Maple Leafs de 1998 à 2002, a dit que ce n'est pas parce que Tie n'essayait pas.

« Quand Max était un jeune garçon et qu'il jouait sur la patinoire, tout ce qu'on entendait était Tie qui le rappelait à l'ordre », a raconté Joseph en riant.

Lors des matchs des Maple Leafs à Toronto, le jeune Max passait des heures à jouer au mini-hockey avec deux des fils de Joseph, Taylor et Tristan, dans la salle réservée aux familles des joueurs. Taylor était un an plus vieux que Max, Tristan était un an plus jeune.

« Ils se mettaient à deux pour essayer d'intimider Max, a relaté Joseph. Mais c'est difficile d'intimider un Domi.

« L'homme que Max est devenu est exceptionnel et inspirant. En arrivant à Montréal, il aurait pu composer avec la situation de deux façons. Il aurait pu débarquer avec le sentiment que tout lui était dû parce qu'il est le fils d'un ancien joueur de la LNH bien connu. Mais ça en dit long sur lui, qu'il soit débarqué ici avec humilité et respect. »

On l'a vu quand est venu le temps de choisir son numéro avec les Canadiens : le no 13 en l'honneur de Sundin, l'attaquant membre du Temple de la renommée et capitaine des Maple Leafs de 1997 à 2008.

« Il m'a appelé et m'a demandé s'il pouvait le porter, a dit Sundin. Il ne joue même pas pour les Maple Leafs et il me demande la permission. J'ai été flatté et honoré par ça. »

Sundin, qui habite désormais dans sa Suède natale, s'est rendu à Toronto pour le gala des anciens de la LNH, le 22 octobre, puis à Montréal, le jour suivant, pour voir Max et les Canadiens accueillir les Flames de Calgary. Max n'a pas déçu, amassant deux passes dans le gain de 3-2 de Montréal.

« Je n'allais pas retourner en Suède sans le voir jouer, a dit Sundin. Je suis tellement fier de lui. Il n'a certainement pas appris à marquer ainsi de son père. »

Tie Domi a récolté 245 points (104 buts, 141 passes) en 1020 matchs en carrière dans la LNH avec les Maple Leafs, les Jets de Winnipeg et les Rangers de New York. Max totalise 168 points (50 filets, 118 aides) en 256 parties en carrière, incluant 33 points (14 buts, 19 mentions d'aide) en 35 matchs, un sommet chez les Canadiens. Il évolue principalement avec Jonathan Drouin (29 points; 11 buts, 18 passes en 35 matchs).

« On est proches à l'extérieur de la glace », a affirmé Domi au sujet de Drouin. « Quand tu as une bonne relation hors de la patinoire, ça se transpose sur la glace. Nous voyons le jeu de la même façon et nous avons de bonnes habiletés. Il peut faire des jeux et décocher de bons tirs. C'est assez facile de jouer avec lui. »

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Tout ça a aidé à faire du mariage Domi-Canadiens un succès jusqu'à maintenant.

« Il aime être un joueur de la LNH », a déclaré le capitaine de Montréal Shea Weber. « Et être un joueur qui évolue à Montréal. Ça se voit dans sa manière de jouer. Il joue avec énergie et passion.

« Je pense qu'il est notre meilleur joueur depuis le début de l'année. »

* La journaliste NHL.com Tracey Myers a contribué à cet article

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