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Mario Lemieux est la raison pour laquelle R. J. Umberger joue au hockey

LNH.com @NHL

MONTREAL - Mario Lemieux a grandement à voir dans le fait que le Canadien se retrouve dans le gros pétrin contre les Flyers de Philadelphie, voire peut-être même en vacances depuis samedi soir. Il a créé un "monstre" en R.J. Umberger.

"Mario Lemieux est la raison pour laquelle je joue au hockey, a affirmé l'attaquant des Flyers, samedi matin. C'est en le voyant à l'oeuvre, vers l'âge de sept ans, que j'ai voulu pratiquer le sport. Je jouais au baseball et au football depuis déjà quelques années. J'ai eu la piqûre pour le hockey la première fois que j'ai patiné."

Natif de Pittsburgh, Umberger a pu suivre de près les prouesses de son idole. Son père, qui n'a jamais joué au hockey, était un fervent des Penguins. Il amenait souvent fiston R.J. au Mellon Arena.

"On allait voir près d'une dizaine de matchs par saison, a-t-il évoqué. Mes premiers souvenirs sont ceux de la grosse saison de 85 buts que Mario a connue en 1988-89 (199 points).

"Je me rappelle aussi des deux conquêtes d'affilée de la coupe Stanley (1991-92)", a-t-il ajouté.

"L'arrivée de Mario à Pittsburgh et la relance des Penguins ont contribué à forger une génération de hockeyeurs à Pittsburgh."

Ryan Malone, qui fait partie des Penguins, en est un autre qui a atteint la LNH.

Au cours de son enfance, Umberger a pu rencontrer Lemieux à quelques reprises. Il a surtout apprécié la chance qu'il a eue de l'affronter une fois, peu de temps avant qu'il n'accroche ses patins au début de la saison 2005-06.

Héros obscur

Umberger, qui a fêté samedi son 26e anniversaire de naissance, fait flèche de tout bois depuis le début de la série. Il a obtenu six buts dans les quatre premiers duels, ouvrant le score à trois reprises. Avant samedi, il totalisait sept buts en séries, soit six de moins seulement qu'il en a marqué en saison régulière (13).

"Il est tout simplement 'hot'", a répondu l'entraîneur du Tricolore Guy Carbonneau, quand on l'a interrogé au sujet de Umberger.

"Je traverse une de mes bonnes séquences en carrière, a admis le principal intéressé. Je ne suis pas plus surpris qu'il le faut parce que j'ai toujours été un marqueur.

"A ma première saison dans la ligue, j'ai atteint le plateau des 20 buts. Cette saison, pour des raisons que j'ignore, j'ai eu moins de succès. Ce n'est pas parce que les occasions ont manqué, au contraire."

Sans abri

Umberger, qui mesure six pieds deux pouces et qui pèse 200 livres, a eu un parcours peu commode. Choix de premier tour des Canucks de Vancouver en 2001, il n'a jamais signé de contrat avec eux. Même qu'après trois saisons à l'université Ohio State, il s'est offert une année sabbatique.

Les Flyers l'ont engagé à titre de joueur autonome en 2004. Il a évolué sous les ordres de John Stevens dans la Ligue américaine, au cours de la saison du lock-out. Il a joué un rôle important dans la conquête de la coupe Calder des Phantoms de Philadelphie.

"La saison suivante, il a décroché un poste au centre chez les Flyers, à la suite de la perte de Keith Primeau", a souligné Stevens.

Attaquant de soutien polyvalent, que l'entraîneur qualifie de "sans domicile fixe" parce qu'il l'utilise avec tout le monde, Umberger peut être également utile dans toutes les situations.

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