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Marc-André Fleury a perdu ses illusions

Le gardien québécois s'est fait à l'idée qu'il quittera fort probablement les Penguins après la Finale

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

PITTSBURGH - Marc-André Fleury sait qu'il est fort probablement à son dernier tour de piste chez les Penguins de Pittsburgh, en Finale de la Coupe Stanley. Le vétéran gardien tente de faire abstraction de son statut dans l'équipe. C'est toutefois plus fort que lui, ça lui effleure l'esprit.

« J'essaie de ne pas y penser. J'aborde les journées une à la fois. Mais ça me trotte dans la tête », a admis Fleury, dimanche, à l'occasion de la journée des médias organisée dans le cadre de la Finale de la Coupe Stanley.

Fleury demeure prêt au cas où on requérait de nouveau ses services. Il sait qu'il devra sans doute se résoudre à suivre le déroulement de la série contre les Predators de Nashville assis sur le banc des siens.

Fleury est confiné au rôle de réserviste depuis le match no 4 de la finale de l'Association de l'Est contre les Sénateurs d'Ottawa.

Dans la rencontre précédente, il avait été remplacé par Matt Murray après avoir cédé quatre buts sur 14 lancers en première période. Les Penguins ont perdu le match 5-1.

L'entraîneur Mike Sullivan fait confiance à Murray depuis ce temps. Le jeune gardien n'avait pas pu amorcer les séries éliminatoires en raison d'une blessure et Fleury est venu à la rescousse de l'équipe. 

Le Sorelois âgé de 32 ans a joué un rôle important dans l'élimination des Blue Jackets de Columbus et des Capitals de Washington au cours des deux premiers tours, avant d'être tassé au moment où les Sénateurs menaient la finale de l'Est 2-1.

S'il entretenait encore le moindre espoir de faire partie des plans d'avenir des Penguins, Fleury a perdu ses illusions.

Il a très mal digéré la décision de l'entraîneur, surtout que Sullivan la lui a expliquée en l'appuyant sur le facteur fatigue.

Un journaliste lui a demandé s'il « achetait l'argument ». Il lui a retourné la question en disant : « Vous, l'achetez-vous? » 

« Une équipe a retiré son gardien deux fois au cours du même match et elle est revenue avec lui pour le match suivant », a-t-il relevé en parlant des Sénateurs et du vétéran gardien Craig Anderson.

Sullivan a tenu à clarifier qu'il n'avait jamais évoqué la fatigue dans le cas de Fleury, du moins pas publiquement.

« Ce que j'ai dit, c'est que Matt était frais et dispos », a-t-il précisé.

Peu importe, Fleury s'est bien gardé de nourrir le feu de la controverse à quelques heures du début de la Finale, lundi.

« Je ne veux pas parler de mes états d'âme. C'est la décision de l'entraîneur et je la respecte, a-t-il tranché. J'essaie de rester de bonne humeur et de détendre l'atmosphère dans le groupe, même s'il y a des journées où c'est moins drôle que d'autres. L'important c'est que je fasse passer les intérêts de l'équipe en premier. 

« J'essaie de ne pas me poser de questions quant à mon avenir, a-t-il ajouté plus tard. Je veux savourer cette autre chance qui s'offre de jouer pour l'obtention de la Coupe avec la même bande de gars. »

Les deux Québécois des Penguins, le défenseur Kristopher Letang (blessé) et lui, vont encourager leurs coéquipiers de longue date -- les Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Chris Kunitz -- dans leur quête d'un troisième championnat de la Coupe Stanley en l'espace de 10 ans. 

S'il ne dispute plus une seule minute de jeu d'ici la fin, Fleury a mentionné qu'il pourra au moins dire qu'il a pu emmagasiner de beaux souvenirs au cours des deux premières rondes avant de faire ses adieux après 13 saisons de loyaux services.

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