Skip to main content

Les Penguins se disent qu'il ne s'agit que d'une deuxième erreur de parcours

LNH.com @NHL

PITTSBURGH - Les Penguins se convainquent que le match qu'ils ont échappé à Philadelphie, jeudi, n'est qu'une simple erreur de parcours. Une deuxième seulement pour eux en 13 matchs depuis le début des séries éliminatoires.

"On doit garder la tête froide et analyser la situation avec une vue d'ensemble", a martelé l'entraîneur Michel Therrien, vendredi, au cours d'un appel-conférence.

Le "portrait global", comme l'a souvent souligné Therrien, c'est que les Penguins mènent la finale de l'Est les opposant aux Flyers de Philadelphie 3-1 et qu'ils tenteront, dimanche, de clôturer la série dans leur amphithéâtre, où ils ont remporté leurs 15 derniers matchs.

"On se retrouve dans une position semblable à celle qu'on était avant la présentation du cinquième match de la série précédente, contre les Rangers de New York", a-t-il rappelé.

"Il y a tout lieu d'être très positif, la confiance est de mise. On va aborder le cinquième match avec énormément d'optimisme."

Les Flyers ont évité l'humiliation d'être balayés par leurs grands rivaux de l'Etat de la Pennsylvanie, jeudi, en l'emportant 4-2 au Wachovia Center.

"C'est très exigeant de remporter des matchs à l'étranger, a relevé Therrien. Et ça l'est davantage en séries. On est heureux d'avoir divisé les honneurs des deux matchs à Philadelphie, où il n'est pas facile de jouer. C'est un bel accomplissement pour la jeune équipe que nous sommes."

Therrien a préféré mettre l'accent sur l'excellente troisième période que les Penguins ont connue, parvenant presque à surmonter un retard de trois buts.

"On a poussé fort afin de réaliser une remontée et on a quasiment réussi, a-t-il dit. On a démontré une grande force de caractère."

L'entraîneur a eu la main heureuse en jumelant Maxime Talbot à Jordan Staal et à Tyler Kennedy. Le trio a fourni les deux filets des Penguins, Staal en étant l'auteur. Therrien n'envisage pas de réunir de nouveau les trois joueurs, dimanche.

"Personnellement, je préfère utiliser Max (Talbot) à la position de centre et faire appel à quatre trios, a-t-il répondu à la question. Jeudi, en retard de trois buts, j'ai dû passer au plan B et c'est la raison pour laquelle j'ai modifié des trios."

Comme il l'a fait à la suite de la première défaite des Pens, à leur huitième match des séries, Therrien a accordé une journée de congé à ses troupiers afin qu'ils refassent le plein d'énergie. Ils seront de retour à l'entraînement, samedi, en vue du match de dimanche après-midi (15h).

"On a fait exactement la même chose avant le cinquième match contre les Rangers. On était revenu au travail dans un bon état d'esprit et avec une attitude positive."

Les Penguins vont se présenter devant leurs partisans animés d'une confiance quasi inébranlable. Ils n'ont pas subi la défaite au Mellon Arena depuis le 24 février. Les Sharks de San Jose les avaient vaincus 2-1, à l'issue de la séance de tirs de barrage.

"On aurait souhaité en finir en quatre (matchs), a souligné le joueur de centre vedette Sidney Crosby. Mais on est de retour à la maison. C'est l'occasion rêvée pour nous d'achever la tâche."

Therrien a dit que l'équipe se sent à l'aise à domicile, où elle se nourrit des vibrations positives de la foule.

"Les partisans insufflent beaucoup d'émotivité à notre groupe de jeunes joueurs. On peut identifier une foule de facteurs qui expliquent les succès qu'on connaît à Pittsburgh. La confiance vient en tête de liste."

...

Evgeni Malkin n'est pas l'ombre de lui-même depuis l'éclatante performance de deux buts et une passe qu'il a offerte, en lever de rideau de la série. Dans les trois dernières rencontres, le jeune Russe n'a amassé qu'une passe, en plus de montrer un différentiel de moins-2 en défense. Pire, il a commis huit revirements. Il en a arraché au rayon des mises en jeu (35,1 pour cent d'efficacité), mais ce n'est rien de nouveau son cas. Il s'agit de sa plus grande lacune. Malkin dit, à ce sujet, qu'il doit travailler à renforcer ses bras.

"Evgeni doit retrouver la façon d'être productif, comme il l'a été cette saison, a commenté Therrien, en réfutant que la fatigue puisse être un facteur dans son cas. On doit donner le mérite aux Flyers qui font de l'excellent travail à ses dépens. C'est à lui de faire fi de ça (surveillance étroite) et de conserver toute sa concentration."

Le trio que Malkin pivote, en compagnie de Petr Sykora et de Ryan Malone, est fort discret.

...

Michel Therrien y aurait pensé par deux fois avant d'envoyer Sidney Crosby sur la glace à 23 secondes de la fin, n'eût été, selon lui, d'un manque de communication entre les arbitres Brad Watson et Marc Joannette.

"On est venu me dire au banc qu'on aurait un avantage numérique de deux joueurs, après la première échauffourée, a relaté Therrien. Je me suis dit qu'en ayant la chance de retirer le gardien, on pourrait jouer à six contre trois. Tous les espoirs étaient permis, j'ai donc envoyé mes meilleurs éléments sur la glace. Juste avant de remettre la rondelle en jeu, on m'a dit que ce n'était plus le cas, que les Flyers n'avaient qu'une pénalité de plus. On s'est excusé, je n'étais pas content. Mais que vouliez-vous que je fasse? Les joueurs étaient déjà sur la glace."

Quelques secondes plus tard, Crosby et Mike Richards se sont crêpé le chignon.

...

Michel Therrien trouve curieux que les Flyers écopent moins de pénalités depuis que son homologue des Flyers, John Stevens, a écorché l'arbitrage, au terme du deuxième match de la série.

"Depuis qu'ils se sont plaints, ils sont réellement disciplinés. Nous n'avons plus que deux jeux de puissance par match. Pourtant, on possède suffisamment de vitesse pour provoquer des pénalités.

"On ne changera rien, on va continuer d'utiliser notre vitesse. C'est un de nos principaux atouts. En souhaitant provoquer des pénalités, à un moment donné."

...

Mark Recchi n'entretient pas trop de rancoeur à l'endroit des Penguins parce qu'ils se sont départis de ses services, en soumettant son nom au ballottage au début de la saison. Recchi s'est retrouvé chez les Thrashers d'Atlanta. Toujours est-il que le vétéran attaquant a mis son jet privé à la disposition du jeune Jordan Staal afin qu'il puisse assister aux obsèques de son grand-père en Ontario, mercredi. Recchi héberge Staal, âgé de 19 ans seulement, dans sa résidence de Pittsburgh depuis ses débuts dans la LNH.

En voir plus